Le premier album de The Junipers, Cut your key, faisait partie des disques que j'écoutais le plus lors de la naissance de
Camille et Coralie. Certainement aidé par cet événement, il avait d'ailleurs fini en très bonne place de ma rétro 2008.
En cette riche semaine de mai (varicelle des mêmes demoiselles, les 39 ans de votre serviteur, ...), j'apprends que le
groupe anglais (ils sont de la région de Leicester) ont publié, fin février, un nouvel album en auto-production (et uniquement au format numérique pour l'instant, apparemment) intitulé
Paint the ground.
10 chansons pour 27 minutes, c'est ce qui s'appelle aller directement à l'essentiel !
Leur pop-folk est toujours aussi psychédélique, lumineuse et remarquable.
On pense bien entendu régulièrement aux Byrds, mais aussi occasionnellement à ... Neil
Young (il y a un peu de Harvest dans la batterie de They lived up in the valley).
Duncan Sumpner nous revient cette année avec Soft wounds, le troisième album de
Songs of Green Pheasant, groupe fantômatique qu'il anime à (presque) lui tout seul.
Auteur de deux albums en 2005 (Songs of Green Pheasant) et 2007 (Gyllyng Street), et d'un EP en 2006 (Aerial Days), le musicien de Brooklyn
nous revient cette année avec ses douces blessures et sa vénéneuse mélancolie, parfaites pour une journée pluvieuse, comme ça risque encore fort d'être le cas aujourd'hui.
Plombant et lumineux (superbe instrumental For people), Soft Wounds est en écoute
intégrale sur Grooveshark.
Comme je
l'écrivais en novembre 2009, essayer de suivre la production discographique de Matt Valentine et Erika Elder (alias MV & EE) devrait
être inscrit aux disciplines olympiques.
J'ai abandonné depuis fort longtemps mais les retrouve régulièrement lors de mes pérégrinations webesques, avec des hauts
(souvent) et des bas (parfois).
Leur nouvel album, Space homestead, est clairement à classer parmi les grandes réussites (à
l'heure où j'écris ces quelques lignes, je ne sais pas encore ce qu'en pensent mes amis de Pitchfork ...) du duo du Vermont.
Comme souvent, il se révèle très Neil Young (& Crazy Horse) dans l'esprit (superbes Workingman's
smile, Too far to see, ...) avec, en plus, de nombreuses envolées psychédéliques comme sur le Porchlight > Leaves qui conclue l'album en beauté.
C'est du heavy-lo-folk psyché, en quelque sorte.
Cette appellation n'est franchement pas jolie, mais elle résume assez bien cet album parfaitement maîtrisé de bout en
bout.
Vivement le prochain !
Verdict : 8 / 10
Space homestead est en écoute intégrale sur Grooveshark.
Cela doit bien faire pas loin de deux ans que je n'ai pas été autant emballé par un disque de musique brésilienne. Il y a
bien eu Lucas Santtana l'année dernière, avec son Sem nostalgia (initialement sorti au Brésil en 2009), intrinsèquement très bon mais que je n'ai pas
véritablement envie de réécouter régulièrement.
Notre disque du jour, Bahia Fantastica de Rodrigo Campos, musicien de Sao Paulo
(que j'avais découvert grâce au très beauSão Mateus Não É um Lugar Assim Tão Longe en 2009), s'inscrit plus facilement dans la droite lignée de mes attentes, à savoir un mélange savoureux et facilement accessible de
pop-rock-psychédélique et tranquillement jazzy teinté bien évidemment de musiques brésiliennes et africaines (comme le très afro-beatien Sou de Salvador qui conclut l'album en
beauté).
Si je n'ai pas écouté l'enchainement General Geral / Elias /Capitão/ Sou de
Salvador une dizaine de fois ce week-end, je ne l'ai pas écouté du tout. Il risque de m'accompagner un bon moment cette année. Je ne tarderai d'ailleurs pas à intégrer General Geral
à ma playlist.
Alors, ce Bahia Fantastica sera-t'il l'un de mes (nombreux) disques de cet été ?
Connaîtra-t'il les honneurs du Classement
des Blogueurs où il ne recevra qu'une poignée de votes ?
Pour l'instant, le verdict est tombé : 9 / 10
A vous de vous faire votre avis, l'album est en écoute intégrale et gratuite sur Soundcloud.
C'est avec un peu de retard mais avec un plaisir non dissimulé que j'ai découvert, en fin de semaine dernière, la
nouvelle production d'Omar Delarosa (aka Little Insects), Brighter than darkness.
J'avouerai être tombé dessus par hasard en allant réécouter Almost Ghost (2010) dont je vous avais déjà parlé ICI il y a près d'un an et demi, ce qui, en "temps blog" signifie une
éternité.
Et bien, je ne suis pas déçu du voyage, la bricolo-pop rêveuse, douce amère du one-man band qu'est Omar à lui tout seul, si
elle est légèrement plus habillée, est toujours aussi efficace, évoquant, entre autres, Grandaddy, Pavement et Belle &
Sebastian.
Avec On this dark street, nouvel album de Kevin Tihista
(chanteur-compositeur-interprète, ancien membre de, entre autres, Veruca Salt), nous sommes exactement dans le même cas de figure qu'avec notre disque de lundi (Hal - The time the hour), à savoir un retour en grande forme pop
intelligente et accessible, après 7 ans d'absence aux affaires.
Une différence notable, néanmoins : nous ne sommes plus en Irlande, mais en Californie.
Cet album, résolument mélancolique, est un véritable coup de coeur de pop légèrement sophistiquée mais, comme je le
précisais un peu plus haut, facilement accessible à qui veut bien s'en donner la peine.
Il m'a même donné envie de redécouvrir le Don't breathe a word (2001) de son auteur que je n'ai plus écouté depuis au moins un quinquennat. Ce sera fait dans l'après-midi.
Verdict : 8,5 (9) / 10
J'hésite pour le 9 car je suis épâté par le culot du musicien qui, sur N. Carolina, n'hésite pas à s'inspirer très
très fortement du Diamonds & pearls de Prince.
On this dark street est à découvrir sur Spotify et Grooveshark (les deux premiers morceaux s'enchaînent sur la seule piste 1).
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