Musiciens :
Donald Byrd, Yusef Lateef, Barry Harris, Bernard McKinney, Alvin Jackson, Frank Gant
Donald Byrd
Enregistrement : 1955 (Delmark) - Concert
Réédition : 2006 (Gambit Records, avec 2 bonus en compagnie de Hank Mobley, Horace Silver, Doug Watkins & Art Blakey)
Yusef Lateef
Tracklist :
Blues
Tortion Level
Woody 'N You
Dancing In The Dark
Parisian thoroughfare (cliquer pour écouter)
Yusef
Shaw 'Nuff
Everything Happens To Me (Bonus Track)
Hank's Other Tune (The Late Show) (Bonus Track)
Barry Harris
Album découvert le 06 mai 2008
Note : A- (09 sur 10)
Disque très facile d'accès et
concert tout simplement remarquable, autant pour les oreilles néophytes que pour celles déjà portées sur le jazz.
Seul regret : ne pas y avoir assisté !

Mort de Max Roach, un des derniers "grands" du jazz du XXe siècle
NEW YORK (AFP) - Le percussionniste et compositeur américain Max Roach, un des pères du be-bop et une légende du jazz du XXe siècle, est mort à New York à l'âge de
83 ans.
"Il est mort dans son sommeil", a annoncé un porte-parole de sa maison de disques Blue Note, Cem Kurosam. Max Roach était atteint d'un cancer depuis quelques années.
Fils d'une chanteuse de gospel, né le 10 janvier 1924, Max Roach a été un des artistes les plus innovants de sa génération, à l'origine d'évolutions telles que le be-bop ou le hard-bop. Arrivé à
Brooklyn avec sa famille à l'âge de 4 ans, il avait chanté enfant dans un choeur et avait eu sa première batterie à l'âge de 12 ans.
Sa prodigieuse carrière avait commencé à 16 ans, lorsqu'il avait été appelé à jouer dans l'orchestre de Duke Ellington pour remplacer au pied levé un batteur malade. Après des études à la
Manhattan School of Music, il s'était surtout formé dans les boîtes de nuit de Harlem, notamment "Minton's Playhouse", où il avait participé avec Charlie Parker et Dizzy Gillespie à la naissance
du be-bop.
En 1944, Max Roach avait participé avec Dizzy Gillespie et Coleman Hawkins à l'un des tout premiers enregistrements be-bop.
Maître de l'improvisation et de l'innovation rythmique, Max Roach a joué ensuite avec les plus grands musiciens de jazz du XXe siècle, de Sonny Rollins à Miles Davis avec qui il avait notamment
enregistré "Birth of the Cool".
Une autre maison de disques avec qui Max Roach avait travaillé a publié un communiqué pour rendre hommage au grand artiste.
"Parallèlement à son exceptionnelle carrière, Max Roach était un défenseur passionné des droits de l'homme", ajoute ce communiqué.
En 1954, Max Roach avait fondé avec le trompettiste Clifford Brown le légendaire quintette qui avait fait évoluer le be-bop vers un nouveau style connu comme le "hard-bop".
La mort accidentelle de Clifford Brown l'avait beaucoup affecté. Il avait poursuivi sa carrière en enregistrant sous son nom, mais aussi avec Thelonious Monk ou Sonny Rollins.
En 1958, il s'était engagé activement dans la défense des droits des noirs américains, publiant des albums engagés tels que "We insist ! Freedom Now suite", en 1960.
Marié de 1962 à 1970 avec la chanteuse Abbey Lincoln, qui l'avait aidé à sortir d'années d'alcool et de drogue, il avait participé activement à la politique des années 60 aux côtés de Martin
Luther King ou Malcolm X. Il avait alors pris part également à l'émergence du "free-jazz".
Présent sur la scène musicale tout au long de sa vie, Max Roach avait joué en 1985 avec Bernard Lubat, Manu Dibango et Salif Keita lors d'un concert pour la libération de Nelson Mandela.
Enseignant à l'Université dans le Massachussetts, il était parti en Afrique, notamment au Ghana à la recherche de nouveaux rythmes, et avait alors joué avec de nombreux groupes.
Il avait été accueilli au "Grammy Hall de la Gloire", sorte de Panthéon de la musique, en 1995.
(article extrait de LA DEPECHE DU MIDI )

Lee Hazlewood, Max Roach, ..., une bien triste quinzaine. Même si ces deux décès étaient "prévus",
les deux musiciens se savant condamnés par la maladie, cela me fait toujours un petit pincement quand un grand bonhomme quitte la scène ... Cela me fait d'autant plus bizarre que d'ici quelques
années, il ne nous restera plus que des artistes de pacotille. Pour ne me fâcher avec personne, je ne citerai aucun nom.

Un petit lien vers l'un des disques de jazz m'ayant le plus marqué, le fameux WE INSIST ! de Monsieur Roach ...
CLIC
Un autre formidable album avec Ellington et Mingus,

et un dernier hommage :
Mr Hi-hat

Helen Humes était une chanteuse de jazz, de blues, de swing, de ballades. Son style, toujours enjoué, est un véritable ravissement pour les oreilles et son
oeuvre demande, à notre époque de chanteuses fades et sans saveurs, à être redécouverte.
Enfant, elle apprit à jouer du piano et de l'orgue à l'église et réalisa ses premiers enregistrements (10 chansons bluesy) en 1927, alors qu'elle n'avait que 13-14 ans !
Après avoir travaillé avec Stuff Smith et Al Sears, elle rejoignit l'Orchestre de Count Basie en 1938 et y resta pendant 3 ans.
Jimmy Rushing s'étant spécialisé en blues, Helen eut à y chanter essentiellement des ballades pop et s'en acquitta avec grand talent.
Elle commença à enregistrer en qualité de "leader" vers la fin des années 40 et composa le classique Million Dollar Hotel.
Ses trois plus beaux albums sont probablement ceux qu'elle enregistra entre 1959 et 1961 pour le label Contemporary, HELEN HUMES (1959) / SONGS I LIKE TO SING (1960) /
SWINGIN' WITH HUMES (1961)

Pour des raisons personnelles, Helen Humes mit sa carrière entre parenthèses pendant une dizaines d'années et réalisa un superbe retour sur le devant de la
scène en 1973, grâce à l'album SNEAKIN' AROUND.
Elle continuera alors d'enregistrer jusqu'à sa mort en 1981, à l'âge de 68 ans.

Du bonheur !?
En voici, en voilà ...
I cried for you (avec le Count Basie Orchestra)
Illinois Jacquet, de son vrai nom Jean-Baptiste Jacquet est né en 1922 à Broussard en Louisiane, d'une mère
indienne et d'un père français.
Il commença sa carrière musicale très très jeune, dès l'âge de trois ans. En effet, son père, en plus de son travail en tant que mécanicien pour les chemins de fer, dirigeait
aussi un orchestre dans lequel il enrôla très tôt ses quatre fils.
Illinois joua de la batterie dans un premier temps avant d'opter pour le saxophone.
Très rapidement, le jeune musicien décida de fuir la ségrégation qui régnait alors dans le sud des Etats-Unis, et s'installa donc à Los Angeles,
où il rencontra Nat King Cole, puis Lionel Hampton dont il intègra la big band, encore adolescent, au poste de saxophone ténor.
Deux ans plus tard, il rencontra la notoriété, à 19 ans, avec un solo mémorable (celui de Flying home) et rejoignit successivement les orchestres
de Cab Calloway et de Count Basie avant d'enfin diriger ses propres petites formations.
Ce ne fut pas avant 1983 qu'il forma son propre grand orchestre, avec lequel il sillonna des années durant les Etats-Unis et l'Europe.
Rubrique "people", en 1993, il joua au côté d'un célèbre saxophoniste amateur, Bill Clinton, pour la soirée d'investiture du président démocrate.
Musicien jusqu'à son dernier souffle, Illinois Jacquet était encore sur scène au Lincoln Center de New York, moins de deux semaines avant
de décéder, en juillet 2004 à l'âge de 81 ans.
Un des plus grands saxo ténors venait alors de nous quitter.
Bonne écoute !
Flying home Part
1
Flying home Part
2
Uptown
boogie
Wondering and
thinking
Here comes the
blues
Ladies lullaby

Dans les années 50 et 60, Duke Ellington et Coleman Hawkins s'adonnèrent régulièrement aux plaisirs de collaborations réalisées
avec des musiciens plus jeunes. Par exemple, nous pouvons citer la formidable association Duke Ellington / Max Roach / Charles Mingus qui
nous offrit le classique MONEY JUNGLE en 1962, ainsi que le superbe COLEMAN HAWKINS ENCOUNTERS BEN WEBSTER (1957).

DUKE ELLINGTON MEETS COLEMAN HAWKINS est le seul enregistrement associant ces deux géants du jazz. Nés avec à peine cinq ans d'écart, Ellington et
Hawkins ont en effet mené des carrières parallèles pendant toute l'époque du jazz-swing, mais ne s'étaient jamais retrouvés à travailler ensemble avant cette session de
1962.
Cette dernière se révèle toute aussi surprenante et intéressante que les autres enregistrements collaboratifs évoqués ci-dessus.

Ellington a ici convoqué certains de ses meilleurs caporaux : les saxophonistes Johnny Hodges (alto) et Harry Carney (baritone), le
tromboniste Lawrence Brown et le trompettiste / violoniste Ray Nance.
Coleman Hawkins ne rencontre aucune difficulté à insérer naturellement le jeu robuste de son saxophone ténor. On dirait qu'il a joué toute sa vie avec ces musiciens et cette
union des plus harmonieuses nous fait donc voyager en douceur et avec bonheur à travers une sélection de morceaux ellingtoniens, alternant standards et nouvelles
compositions.

Les moments les plus forts de ce petit bijou sont Mood indigo (parfait véhicule pour le saxophone de Coleman Hawkins), Self-portrait of the bean (pour la petite histoire, la
composition de ce titre ne fut achevée que le jour-même de son enregistrement), ainsi que les touches latines que l'on retrouve sur Limbo jazz et The Rictic.
Comme d'habitude avec Ellington, voici donc un album à (re)découvrir et à écouter sans modération !
Bon jazz !
Limbo jazz
Mood indigo
Self portrait of the
bean
The ricitic
Commentaires