*par RADIOHEAD (album OK Computers - 1997)
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Pour mon retour par la petite porte des blogs, je vais vous avouer ce jour l'une de mes nombreuses petites faiblesses.
J'aime en effet sans la moindre retenue la musique d' Alison Krauss.
Cet article est dans les tuyaux depuis le mois d'avril. Je "n'osais" le mettre en ligne, sachant que j'allais m'exposer à des critiques du style : "Mouahhh, il n'aime pas Porcupine Tree et leur
musique géniale, il adore Alison Krauss, et il se permet de venir nous faire la leçon... Quelle honte !".
Ce n'est pas très grave. J'assume pleinement. L'actualité brûlante d'Alison m'incite d'autant plus à vous livrer cet article. En effet, d'ici la fin du mois (a priori le 23) doit sortir
RAISING SAND, album de duos enregistré par Alison et ... Robert Plant, vous savez, le chevelu de Led Zeppelin.

J'ai déjà eu l'occasion d'écouter cet album essentiellement constitué de reprises (Tom Waits, Page & Plant, Everly
Brothers, ...). Tout simplement somptueux, la fusion ultime. L'un de mes disques de l'année. Classique et classieux. Mais j'y reviendrai, enfin, si j'en trouve le courage d'ici
quelques semaines.
N'étant désormais plus le seul ringard à aimer Alison, je me lance ...
J'ai découvert Alison Krauss grâce à un copain d'études qui, en 1993, est rentré d'un séjour aux USA, avec les premiers albums de la demoiselle dans sa
valise.
J'ai immédiatement craqué pour sa voix, et je lui serai éternellemnt reconnaissant de m'avoir permis de découvrir, par "liens", la divine Emmylou
Harris.
Depuis 1991, j'ai donc toujours suivi avec beaucoup d'attention l'évolution de la carrière d'Alison Krauss, chanteuse et violoniste de bluegrass et de country, née dans l'Illinois en 1971.
Ayant commencé l'apprentissage du violon dès l'âge de 5 ans, elle participe au disque de son frère Viktor, DIFFERENT STROKES, en 1985, son premier
enregistrement.
Elle sort son premier disque perso en 1987, TOO LATE TO CRY et, depuis 1989, elle joue accompagnée de son groupe, UNION STATION, composé de Dan
Tyminski (guitare, chant), Ron Block (banjo, guitare, chant), Jerry Douglas (dobro) et Barry Bales (basse, chant), et a depuis sorti près d'une dizaine d'albums dont
les somptueux
et le tout récent A HUNDRED MILES OR MORE : A COLLECTION
En Europe, il faudra attendre le film O' BROTHER WHERE ART THOU des frères Coen et sa bande originale en 2000, pour que son nom et sa musique commencent quelque peu à se faire entendre.
Bref, un décalage énorme avec les USA où Alison est l'artiste féminine ayant reçu le plus de Grammy Awards. 20 au total ! Et elle n'a que 36 ans.
Comme je le signalais en début d'article, la musique d'Alison Krauss n'est pas follement originale. C'est de plus essentiellement dans les ballades douces et pleines de romantisme sucré que les amateurs de bluegrass connaissent la violoniste chanteuse.
Je n'essaierai pas de convaincre les plus fervents détracteurs de cette musique mais il me faut néanmoins souligner ici que la superbe américaine a réussi le tour de force de redonner, un véritable souffle de vie à une musique complètement ringardisée dans les années 80 et par trop souvent assimilée par le plus gand nombre à la simple opulente poitrine de Dolly Parton (compositrice de grand talent, au demeurant).
Chez Alison, les racines du bluegrass sont non seulement sauvegardées, mais de plus enrichies d'un apport de country teintée de folk, de rock et de blues, ce qui
donne à sa musique un style totalement unique, hybride et complètement regénéré.
De plus, sa voix magnifique, pure et authentique, tout en étant parfaitement maîtrisée, lui permet moult modulations et subtilités vocales qui devraient charmer l'oreille des mélomanes les plus exigeants (ça, c'est pas gagné ...).
Bref, si vous ne connaissez pas encore la discographie d' Alison Krauss, n'hésitez pas à y plonger les yeux fermés (non, il faudrait être malade !), et ce, même si vous n'avez que peu d'affinités avec le monde du country-folk.
Sa musique est tout simplement belle et universelle.
Et comme il n'y a pas de mal à se faire du bien ...
Down in the valley
avec Doc Watson, Ricky Scaggs
Sawing on the strings
Molly Ban
avec The Chieftains

Pour célébrer de manière très légère, avec une bonne semaine de retard, le trentième anniversaire de la disparition d'Elvis Presley, voici la "version qui rigole" de
Are you lonesome tonight ? , enregistrée en 1969 lors d'une émission radio.
Apparemment, Elvis remarque un spectateur qui s'amuse à faire "tournoyer" sa perruque. Le rire approche ...
Constatant l'effet déstabilisant qu'il a sur Elvis, le spectateur en profite pour s'amuser de plus belle avec son artifice capillaire. Et là, c'est le fou rire.
Presley ne s'en remettra pas pour notre plus grand bonheur. La choriste, elle, imperturbable continue son travail ...
Quelques instants de bonheur dans un triste mois d'août.
Merci Elvis !

Mort de Max Roach, un des derniers "grands" du jazz du XXe siècle
NEW YORK (AFP) - Le percussionniste et compositeur américain Max Roach, un des pères du be-bop et une légende du jazz du XXe siècle, est mort à New York à l'âge de
83 ans.
"Il est mort dans son sommeil", a annoncé un porte-parole de sa maison de disques Blue Note, Cem Kurosam. Max Roach était atteint d'un cancer depuis quelques années.
Fils d'une chanteuse de gospel, né le 10 janvier 1924, Max Roach a été un des artistes les plus innovants de sa génération, à l'origine d'évolutions telles que le be-bop ou le hard-bop. Arrivé à
Brooklyn avec sa famille à l'âge de 4 ans, il avait chanté enfant dans un choeur et avait eu sa première batterie à l'âge de 12 ans.
Sa prodigieuse carrière avait commencé à 16 ans, lorsqu'il avait été appelé à jouer dans l'orchestre de Duke Ellington pour remplacer au pied levé un batteur malade. Après des études à la
Manhattan School of Music, il s'était surtout formé dans les boîtes de nuit de Harlem, notamment "Minton's Playhouse", où il avait participé avec Charlie Parker et Dizzy Gillespie à la naissance
du be-bop.
En 1944, Max Roach avait participé avec Dizzy Gillespie et Coleman Hawkins à l'un des tout premiers enregistrements be-bop.
Maître de l'improvisation et de l'innovation rythmique, Max Roach a joué ensuite avec les plus grands musiciens de jazz du XXe siècle, de Sonny Rollins à Miles Davis avec qui il avait notamment
enregistré "Birth of the Cool".
Une autre maison de disques avec qui Max Roach avait travaillé a publié un communiqué pour rendre hommage au grand artiste.
"Parallèlement à son exceptionnelle carrière, Max Roach était un défenseur passionné des droits de l'homme", ajoute ce communiqué.
En 1954, Max Roach avait fondé avec le trompettiste Clifford Brown le légendaire quintette qui avait fait évoluer le be-bop vers un nouveau style connu comme le "hard-bop".
La mort accidentelle de Clifford Brown l'avait beaucoup affecté. Il avait poursuivi sa carrière en enregistrant sous son nom, mais aussi avec Thelonious Monk ou Sonny Rollins.
En 1958, il s'était engagé activement dans la défense des droits des noirs américains, publiant des albums engagés tels que "We insist ! Freedom Now suite", en 1960.
Marié de 1962 à 1970 avec la chanteuse Abbey Lincoln, qui l'avait aidé à sortir d'années d'alcool et de drogue, il avait participé activement à la politique des années 60 aux côtés de Martin
Luther King ou Malcolm X. Il avait alors pris part également à l'émergence du "free-jazz".
Présent sur la scène musicale tout au long de sa vie, Max Roach avait joué en 1985 avec Bernard Lubat, Manu Dibango et Salif Keita lors d'un concert pour la libération de Nelson Mandela.
Enseignant à l'Université dans le Massachussetts, il était parti en Afrique, notamment au Ghana à la recherche de nouveaux rythmes, et avait alors joué avec de nombreux groupes.
Il avait été accueilli au "Grammy Hall de la Gloire", sorte de Panthéon de la musique, en 1995.
(article extrait de LA DEPECHE DU MIDI )

Lee Hazlewood, Max Roach, ..., une bien triste quinzaine. Même si ces deux décès étaient "prévus",
les deux musiciens se savant condamnés par la maladie, cela me fait toujours un petit pincement quand un grand bonhomme quitte la scène ... Cela me fait d'autant plus bizarre que d'ici quelques
années, il ne nous restera plus que des artistes de pacotille. Pour ne me fâcher avec personne, je ne citerai aucun nom.

Un petit lien vers l'un des disques de jazz m'ayant le plus marqué, le fameux WE INSIST ! de Monsieur Roach ...
CLIC
Un autre formidable album avec Ellington et Mingus,

et un dernier hommage :
Mr Hi-hat

Helen Humes était une chanteuse de jazz, de blues, de swing, de ballades. Son style, toujours enjoué, est un véritable ravissement pour les oreilles et son
oeuvre demande, à notre époque de chanteuses fades et sans saveurs, à être redécouverte.
Enfant, elle apprit à jouer du piano et de l'orgue à l'église et réalisa ses premiers enregistrements (10 chansons bluesy) en 1927, alors qu'elle n'avait que 13-14 ans !
Après avoir travaillé avec Stuff Smith et Al Sears, elle rejoignit l'Orchestre de Count Basie en 1938 et y resta pendant 3 ans.
Jimmy Rushing s'étant spécialisé en blues, Helen eut à y chanter essentiellement des ballades pop et s'en acquitta avec grand talent.
Elle commença à enregistrer en qualité de "leader" vers la fin des années 40 et composa le classique Million Dollar Hotel.
Ses trois plus beaux albums sont probablement ceux qu'elle enregistra entre 1959 et 1961 pour le label Contemporary, HELEN HUMES (1959) / SONGS I LIKE TO SING (1960) /
SWINGIN' WITH HUMES (1961)

Pour des raisons personnelles, Helen Humes mit sa carrière entre parenthèses pendant une dizaines d'années et réalisa un superbe retour sur le devant de la
scène en 1973, grâce à l'album SNEAKIN' AROUND.
Elle continuera alors d'enregistrer jusqu'à sa mort en 1981, à l'âge de 68 ans.

Du bonheur !?
En voici, en voilà ...
I cried for you (avec le Count Basie Orchestra)
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