Présentation

Vendredi 18 mai 2007



Né à la Nouvelle-Orléans en 1962, Terence Blanchard est l'un des musiciens de jazz les plus importants de sa génération, son jeu de trompette, subtil mélange de technicité et d'émotion, évoquant avec bonheur le jazz des "anciens temps".

Lors de ses études musicales au New Orleans Center of Creative Arts, il fit la connaissance du saxophoniste Donald Harrison avec lequel il allait former une des "équipes" les plus intéressantes du jazz de ces 25 dernières années. Tout d'abord au sein des Jazz Messengers d'Art Blakey où ils prirent la succession de Wynton et Branford Marsalis et pour lesquels ils permirent de remporter une victoire de la musique (un "grammy") en 1984 grâce au très réussi NEW YORK SCENE.

  Donald Harrison

Le "duo" entreprit d'enregistrer de très bons albums, parmi lesquels NEW YORK SECOND LINE / DISCERNMENT / BLACK PEARL.

Depuis 1991, Terence Blanchard a réalisé plusieurs enregistrements en tant que chef d'orchestre, dont l'épatant THE HEART SPEAKS en 1996. Sa collaboration avec Joe Henderson, Donald Harrison (à nouveau !), Kenny Kirkland, Steve Turre, ... pour l' IMMENSE JAZZ IN FILM atteint, en associant la puissance du jazz à la musique de films, de nouveaux sommets, allant même jusqu'à tenir la comparaison avec des classiques du genre tels que l' ANATOMY OF A MURDER de Duke Ellington, le PAWN BREAKER de Quincy Jones ou encore le CHINATOWN de Jerry Goldsmith



Du grand art que l'on retrouve également au programme de WANDERING MOON, enregistré en compagnie de pointures comme Branford Marsalis, Dave Holland, ...

Plus récemment, Terence Blanchard a réalisé LET'S GET LOST, un album anthologie reprenant les plus grandes compositions de Jimmy McHugh réinterprétées par les plus importants noms du jazz vocal féminin contemporain : Diana Krall, Jane Monheit, Dianne Reeves et Cassandra Wilson

 

Plus proches de nous encore sont sortis chez Blue Note les très réussis BOUNCE (en 2003) et FLOW (en 2005), produit par Herbie Hancock, lequel apparait d'ailleurs sur deux morceaux de l'album. 



Comme nous le faisions remarquer un peu plus haut, Terence Blanchard a toujours apprécié travailler pour le cinéma. En plus de son superbe JAZZ IN FILM, il est d'ailleurs reconnu pour ses nombreuses contributions au septième art, et notamment pour son association avec Spike Lee et les bandes originales de MO' BETTER BLUES, MALCOLM X, CLOCKERS, JUNGLE FEVER, BAMBOOZLED, INSIDE MAN ...



Bref, une très belle carrière pour un grand musicien (âgé d'à peine 45 ans, rappelons-le) qui, certes, ne fait peut-être pas autant rêver que ses glorieux aînés, mais en tous points remarquables au niveau de la réussite artistique !

TERENCE BLANCHARD

*avec les JAZZ MESSENGERS en 1984 





*avec Dianne Reeves lors d'un concert hommage à Carmen McRae


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Jeudi 17 mai 2007



Immense musicien de rhythm 'n' blues, de jazz et de rock n' roll américain, de par ses mensurations (1m90 pour 110 kilos) et de par son talent, Big Joe Turner (1911-1985), de son vrai nom Joseph Vernon Turner restera dans l'histoire de la musique pour être le compositeur de plusieurs succès (notamment sur le label ATLANTIC des frères Ertegun dans les années 1950s), dont les intemporels Chains of love et Sweet Sixteen, mais aussi et surtout Shake, rattle and roll.

Grâce à ces trois morceaux, Big Joe Turner fait indubitablement partie des grands pionniers "oubliés" du rock n' roll, Bill Haley, et ensuite Elvis Presley, ne faisant que reprendre des recettes déjà bien en place auprès de la population noire de l'époque. 

Shake, rattle and roll
 sera d'ailleurs repris (avec des paroles réadaptées à l'intention d'une population blanche et "adolescente") et popularisé par Bill Haley & His Comets.



Son cheminement musical aménera Big Joe Turner  à croiser les routes, entre autres, de Benny Goodman, Albert Ammons et Meade Lux Lewis (deux très célèbres interprètes de boogie), Billie Holiday, Duke Ellington, Dizzy Gillespie, Sonny Stitt, Art Tatum, Count Basie, Sammy Price, Mike Bloomfield ... 

Ecouter les enregistrements de Big Joe Turner reste à ce jour un de mes plus grands plaisirs rock n' bluesy. Si vous souhaitez avoir une bonne vue d'ensemble de sa carrière, je vous recommande une très bonne anthologie.



Et si vous souhaitez approfondir la découverte de l'oeuvre du grand Joe, PRECIPITEZ-VOUS sur les essentiels :

   Things That I Used to Do

Big Joe Rides Again   The Trumpet Kings Meet Joe Turner  Everyday I Have the Blues

Un homme, une voix, ... une superbe carrière longue d'un demi-siècle.

Même si je vous parle régulièrement de musique actuelle, aucun "artiste" issu du chaudron musical de ces 20 ou même 30 dernières années ne pourra jamais remplacer tous ces vieux musiciens qui faisaient vraiment de la musique avec leur coeur et leur sueur. Voilà, c'est dit, quitte à vous sembler passéiste. J'assume complètement. 

En effet, même si j'apprécie énormément le nouveau Björk ou le nouveau LCD Soundsystem au moment de leur sortie et qu'il m'arrive même de les écouter à plusieurs reprises, qu'est-ce qu'il en reste, au bout de quelques mois !? Pour moi, pas grand chose. 

La musique de Big Joe, de Muddy, de Billie, de Charles, du Duke, de Curtis, de Count, de Nina, ..., qu'elle ait 30, 40, voire 70 ou 80 ans, j'y retourne toujours.

Vie éternelle à toi, Big Joe !

Big Joe Turner  

Shake, rattle & roll




Feelin' happy

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Mercredi 16 mai 2007

 Voici le petit point bi-mensuel de mes plus récentes découvertes "cuvées 2007". 

BLONDE REDHEAD - 23

 

 

 

  





Une bonne quinzaine dans l'ensemble.

Quelque peu déçu par Misery is a butterfly, c'est avec bonheur que j'ai découvert 23, le nouvel album des  Blonde Redhead. 4* sans la moindre hésitation !

Rayon autres bonnes surprises :

3* 1/2 pour :

James Yorkston : Roaring the gospel (compilation de singles et de faces B)

Do Make Say Think : You, you're a history in the rust

 

3* pour The Bees et leur dynamique Octopus

l'album de The Bees

et le charmant nouvel album de Keren Ann.

 

Côté déceptions :

2* pour Rufus Wainwright : Release the stars (ne me demandez pas pourquoi, mais je ressors toujours frustré de l'écoute d'un album du fils de Loudon Wainwright III)

 

1* pour Kaiser Chiefs : Yours truly, angry mob 

et pour le No shouts, no call des Electrelane

Pochette Disque No Shouts No Calls

 

 Zéro zéro zéro  pour deux albums dont je n'attendais pas grand chose. Je vous avouerai même ne pas avoir dépassé le deuxième morceau dans les deux cas ...

Dolores O'Riordan : Are you listening ? (pouvait-on attendre mieux de l'ancienne chanteuse des Cranberries ? Non ...)

Dream Theater : Systematic chaos (je m'abstiendrai de commentaire pour ne pas m'attirer certaines foudres

BLONDE REDHEAD : 23

 

Pour retrouver le classement dans son intégralité, CLIC 

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Mardi 15 mai 2007

Sahib Shihab, de son nom de naissance Eddie Gregory, est l'un des premiers musiciens de jazz à s'être converti à l'Islam (en 1947) et à avoir changé de nom (bien avant Abdullah Ibrahim, par exemple). En plus de cela, il est également reconnu pour être l'un des tout premiers boppeurs à avoir introduit la flûte dans sa musique.

Fort réputé pour son jeu de saxophone (alto et baritone [c'est d'ailleurs à cet instrument que l'on pense le plus rapidement quand on évoque le nom de Sahib Shihab]), il a joué entre autres , pendant les années 40, avec Fletcher Henderson, Thelonious Monk et Art Blakey.

Au cours de la décennie suivante, il s'associa à Dizzy Gillespie, Oscar Pettiford et Quincy Jones, avec lequel il partit en tournée en Europe en 1959. Europe où il résida jusqu'en 1986, essentiellement à Copenhague, si ce n'est pour un séjour de quelques années (entre 1973 et 1976) à Los Angeles. 

Durant cette période européenne, il joua entre autres au sein du Clarke-Boland Band  entre 1963 et 1972 et participa à l'enregistrement du somptueux album CLARKE-BOLAND BIG BAND (1963). 

En tant que leader, il enregistra quelques très bons albums parmi lesquels JAZZ SAHIB / SENTIMENTS et un LIVE datant de 1963 également.

 

Voici deux extraits de COMPANIONSHIP, enregistré en 1968, avec comme vous pouvez le lire sur la pochette une pléiade d'invités prestigieux.

 

 Bonne découverte !

Companionship

Born to be blue

The Turk's bolero

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Lundi 14 mai 2007

Comme promis, voici, un peu tardivement, le "making-of" de VOLTA, le nouvel album de l'ovni  islandais Björk. 
















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