Présentation

Samedi 21 avril 2007

Elle n'est pas belle, sa contrebasse !?

Ron Carter est une figure légendaire du jazz à plus d'un titre. Tout d'abord par le nombre des enregistrements auxquels il a participé. Avec ses plus de 2500 sessions, il est le musicien de jazz le plus prolifique ! Il l'est également de par son C.V. particulièrement fourni. Qui peut en effet se targuer d'avoir joué avec Chico Hamilton, Miles Davis, Jaki Byard, Eric Dolphy , les frères Adderley, Thelonious Monk, Randy Weston, Art Farmer, Don Ellis, Wayne Shorter, Herbie Hancock, Lee Morgan, Wes Montgomery, Antonio Carlos Jobim, McCoy Tyner, Horace Silver, Stanley Turrentine, Chet Baker, Stan Getz, Coleman Hawkins, ...

Je m'arrête là, avant de vous recopier le Who's Who du jazz dans son intégralité !

Accompagnateur de talent, Ron Carter a également enregistré plus de vingt albums en tant que leader à part entière.

Parmi ceux-ci, je vous recommande particulièrement Out Front (1966), Uptown conversation (1969), All blues (1973), Piccolo (1977), Parade (1979) [dont je vous propose un extrait ci-dessous], Live at Village West (1982) et, beaucoup plus proche de nous, Bass and I (1997).

Bonne découverte !

G.J.T.

 

Et je ne peux résister à l'envie de vous présenter la contrebasse funky de Uptown Conversation.

Uptown conversation  

 

par Thierry publié dans : JAZZ
ajouter un commentaire commentaires (6)    créer un trackback recommander
Vendredi 20 avril 2007

 

En 1968, fortement influencé par les stars du R&B signées sur le label KING, et plus particulièrement par le Soul Brother #1, James Brown, le jeune Bootsy Collins, alors âgé d'à peine 17 ans, forma, en compagnie de son frère Phelps "Catfish", son propre groupe : The Pacesetters.

La réputation locale du groupe devint rapidement très importante, au point que James Brown vint les voir jouer et, impressionné, les invita à devenir son nouveau groupe.
L'expérience tourna relativement court puisque dès 1971, les frères Collins furent renvoyés des JB's pour usage de drogue. Non, vous ne rêvez pas, James Brown, qui n'était pas le dernier à consommer des substances illicites, réclamait de la part de ses musiciens une conduite irréprochable.

A la recherche de travail, les frangins prirent la direction de Detroit où ils se présentèrent au Roi du Funk Interplanétaire, le génial et excentrique George Clinton, qui les invita à rejoindre l'un de ses groupes, FUNKADELIC. L'expérience, cette fois-ci très formatrice, dura jusqu'en 1976, année durant laquelle Bootsy décida qu'il était temps pour lui de voler de ses propres ailes. Il forma alors le Bootsy Rubber Band et créa l'imagerie très forte de son personnage scénique.

 Stretchin' Out in Bootsy's Rubber Band

Une véritable Funk Star était née ! Ses trois premiers albums, STRETCHING OUT IN BOOTSY'S RUBBER BAND, AHH... THE NAME IS BOOTSY BABY, et BOOTSY? PLAYER OF THE YEAR sont à juste titre considérés comme trois des plus importants albums de funk intersidéraux, parfaits antidotes au disco en cette fin de décennie 1970.

 Ahh...The Name Is Bootsy, Baby! Bootsy? Player of the Year

Au début des années 80, le groupe continua à sortir des albums, mais le funk, tout comme le disco, deux purs produits des années 70, virent leur côte de popularité baisser en flèche. C'était la fin d'une époque.

Quelques années plus tard, Bootsy signa chez CBS, enregistra 3 albums entre 1988 et 1991 et participa à l'énorme (et unique) succès de Deee-Lite, Groove is in the heart. Regardez bien la vidéo, vous le reconnaîtrez en train de jouer de sa basse spatiale !

What's Bootsy Doin'?

Le retour en grâce du fantasque musicien continua grâce à d'incessantes tournées (solo, ou avec le New Rubber Band) et, dans la deuxième moitié des années 90 avec sa signature sur le label Rykodisc pour lequel il sortit 3 albums, fusion de funk et de bluegrass (!!) en compagnie d'artistes tels que DelMcCoury et Doc Watson, sous l'appellation collective de GrooveGrass Boyz.

Durant cette période, Bootsy commença également à s'intéresser au rap et au hip-hop en travaillant avec des artistes tels que Buckethead et Fatboy Slim.

Play With Bootsy

Il fallut attendre 2002 pour que Bootsy sorte un album, PLAY WITH BOOTSY, en tant qu'artiste "solo".

Si vous souhaitez pénétrer l'univers de Bootsy, artiste unique complètement barré mais d'un comportement exemplaire avec son public, et l'un des trois plus grands noms du funk, avec James Brown et George Clinton, je vous conseille cette formidable compilation : GLORY B DA FUNK'S ON ME! THE BOOTSY COLLINS ANTHOLOGY

Glory B da Funk's on Me!: The Bootsy Collins Anthology

ou le non moins exceptionnel DVD d'un  concert enregistré lors du North Sea Jazz Festival en 1998 :

Alors, bien sûr, certains esprits grincheux trouveront que c'est de la musique un peu "brouillonne", loin d'être parfaite. Et alors !? L'essentiel, c'est quand même bien que ça vive, que ça respire, que ça transpire, non ! ?

Stretchin' out

Ahh... The name is ... Bootsy ! 


 

Bootsy Psychoticbumpschool

par Thierry publié dans : SOUL, FUNK, RHYTHM 'N' BLUES
ajouter un commentaire commentaires (24)    créer un trackback recommander
Jeudi 19 avril 2007

Continuons notre exploration de la musique de la Nouvelle-Orléans en nous attardant  sur un album où nous retrouverons quelques morceaux directement inspirés du style dont nous parlions il y a quelques jours, le Dixieland.

BUCKET'S GOT A HOLE IN IT, de Barney Bigard et Art Hodes, paru en 1968, est un véritable chef d'oeuvre par trop méconnu. Avant de parler plus précisèment de ce disque, disons quelques mots sur Monsieur Bigard (à ne pas confondre avec notre comique (sic) troupier national ...).

En effet, Barney Bigard est l'un des clarinettistes jazz les plus remarquables du vingtième siècle. Avant de devenir membre régulier de l'Orchestre de Duke Ellington (sur BUCKET'S ..., il y a d'ailleurs une très belle adaptation du fameux C jam blues) entre 1927 et 1942, il a honoré de sa présence et de son style tour à tour bluesy, sensuel et d'une extraordinaire agilité, des albums de King Oliver et de Jerry Roll Morton. Et pour couronner le tout, entre 1947 et 1956, il fut clarinettiste-chef pour Louis Armstrong. Peu de musiciens de l'époque peuvent se vanter d'avoir eu un CV aussi bien fourni !

Le pianiste Art Hodes s'est plutôt bien débrouillé de son côté également. Ses enregistrements pour le label BLUE NOTE, avec Sydney Bechet et Albert Nicholas sont de véritables classiques.

L'association Bigard / Hodes ne pouvait, ne devait donc pas être décevante. Et ce ne fut effectivement pas le cas.

Leur rencontre produisit donc BUCKET'S GOT A HOLE IN IT en 1968, album intemporel d'adaptations de standards jazz-blues et de morceaux traditionnels.

Les musiciens accompagnant les deux hommes donnent l'impression (même si ce n'est pas le cas) de jouer ensemble depuis des années. Nap Trottier (trompette), Rail Wilson (contrebasse), Barrett Deems (batterie) et George Brunis (trombone) avec leur son tout droit venu de la Nouvelle Orléans conférent ainsi à l'album une cohésion exceptionnelle, rendant l'écoute de cet effeuillage des musiques américaines des années 30-50 particulièrement facile.

Le passage d'un style à l'autre (blues, jazz, musiques de la Nouvelle Orléans, swing, ...) se réalise avec une fluidité déconcertante et, dès la première écoute, on se surprend à penser que l'on tient là un disque qui nous accompagnera toute notre vie. La deuxième écoute (et toutes les suivantes ...) ne feront que confirmer cette impression.

Bonne écoute ! 

Buckets got a hole in it

Lover come back to me

Bye and bye

C jam blues

Et pour le plaisir, une immense vidéo enregistrée durant le Nice Jazz Festival de 1977 : Barney Bigard, Zoot Sims, Clark Terry, Bob Wilber, ..., réunis pour une très belle reprise de Perdido, de Duke Ellington.

par Thierry publié dans : NOUVELLE ORLEANS
ajouter un commentaire commentaires (10)    créer un trackback recommander
Mercredi 18 avril 2007

NOUVELLE ORLEANS, FAIS-NOUS REVER !

Le documentaire MAKE IT FUNKY est sorti sur quelques écrans français en 2005.

Ce film est l'un des meilleurs documentaires musicaux qu'il m'ait été donné la chance de visionner, et, à mon avis, l'un des plus beaux hommages que l'on puisse rendre à la musique de la Nouvelle-Orléans.

Rien que la liste des musiciens participant à l'enregistrement suffit à me faire rêver : Allen Toussaint, Aaron Neville, Big Sam's Funky Nation, The Meters, The Dirty Dozen Band, Dr John, Fats Domino, Bonnie Raitt, Keith Richards, ...

MAKE IT FUNKY nous présente ainsi tous les rythmes imparables et le bonheur que peuvent apporter les musiques dites "gumbo" de La Nouvelle Orléans. Il nous permet également de réaliser l'énorme influence de cette ville, de ses musiques, de ses artistes et de ses "esprits" (funk, "vaudou", ...) sur l'ensemble de la musique populaire contemporaine.

A noter, dans les bonus (du moins dans l'édition Zone 1), des images d'archives du Professor Longhair et de Fats Domino.

Ce DVD nous donne également l'occasion d'entendre, dans les commentaires, la voix du regretté Ahmet Ertegun, co-fondateur du mythique label Atlantic, récemment décédé.

N'hésitez pas à vous offrir ou à vous faire offrir ce formidable document. Il est enfin sorti en France, le 04 avril dernier

Et pour vous faire patienter ...

ALLEN TOUSSAINT

(concert 2007 à Baladona, vidéo amateur) 

 

THE METERS

Look-Ka Py Py, Jungle Man

par Thierry publié dans : NOUVELLE ORLEANS
ajouter un commentaire commentaires (11)    créer un trackback recommander
Mardi 17 avril 2007

Night flight to Dakar

Merci à J.B. "Noctamblues" de m'avoir donné envie de réécouter cet excellent album enregistré par Al Cohn et ses amis en 1980.

Bien que les morceaux composant cet album aient été enregistrés lors d'une tournée en Afrique, la musique est définitivement américaine : du vrai bop à l'état pur avec, entre autres, des interprétations du feu de Dieu et par des musiciens dans une forme olympique, de Blues up and down, Sweet Senegalese Brown et The King (toutes les trois mises en écoute en fin d'article).

Et dire que cela faisait plus de trois ans que je n'avais pas écouté cet album !

Pour la peine, je l'emmène avec moi au travail ... Je ne suis pas certain que tous les collègues seront aussi heureux que moi de bosser au rythme du bop !

Et vous, êtes-vous prêts à plonger dans l'ambiance folle de ces nuits africaines pendant une bonne petite demi-heure ?

Vous ne le regretterez pas !

Bon voyage !

Blues up and down

Sweet Senegalese Brown

The King

Si vous souhaitez découvrir un Al Cohn un peu plus cool, vous pouvez vous lancer par exemple dans l'écoute d'un album enregistré en 1977 avec le pianiste Jimmy Rowles, HEAVY LOVE.

Heavy Love

Et pour plus d'infos, direction l'excellent  site de J.B. 

par Thierry publié dans : JAZZ
ajouter un commentaire commentaires (9)    créer un trackback recommander

A ECOUTER !

Calendrier

Juillet 2008
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

Playlist Soul Attitude

 
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus