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Mardi 8 mai 2007

En ce début de semaine quelque peu secoué et secouant au niveau des idées, j'ai décidé de vous présenter un disque tout simplement beau qui me (et vous aussi, je l'espère) ramène à une époque où la musique semblait spontanée, belle et allait directement à l'émotion, sans se poser de question, en dépit des rigueurs de la société d'alors. 

Dans la catégorie album "duo" de musique américaine et de jazz vocal, je pense que l'on a rarement fait mieux que ce BOY MEETS GIRL de 1958 nous présentant le couple Davis / McRae.

12 chansons dans la meilleure tradition américaine, dont les inaltérables Cheek to cheek et Tea for two, se succèdent ainsi pour le plus grand bonheur des oreilles qui savent encore prendre le temps de s'arrêter pour écouter la classe et la beauté de deux immenses voix, ainsi que le talent et le professionnalisme de musiciens qu'aucun petit jeune ne perviendra jamais à égaler.

Et quel compositeur actuel peut prétendre arriver à la cheville des Cole Porter, Hoagy Carmichael, Irving Berlin, ... ?

Le tout, à des milliers de kilomètres de l'obscurité de notre monde actuel.

Si vous souhaitez vous procurer cet album, sachez qu'il en existe une réédition présentant en "bonus" leur interprétation de PORGY & BESS.

Bon voyage ...

There's a small hotel

People will say we're in love

They didn't believe me

publié dans : JAZZ
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Lundi 7 mai 2007

Pour le 100ème article de ce blog (déjà ...), je vais vous présenter l'un de mes joueurs de trombone préférés, Jimmy Knepper.

Décédé en 2003 à l'âge de 71 ans des suites de la maladie de Parkinson, Jimmy Knepper proposait un jeu très subtil, plein d'improvisations et de surprises qui n'était pas sans rappeler celui de J.J. Johnson.

Au cours de sa longue carrière professionnelle entamée en 1947, alors qu'il n'était âgé que de 15 ans, le vit entre autres croiser la route et jouer en compagnie de Roy Porter, Pepper Adams, Woody Herman, Claude Thornhill, ...

Mais c'est entre 1957 et 1962, alors qu'il accompagnait le grand Charlie Mingus,  qu'il rencontra vraiment la célébrité grâce à la versatilité et l'invention de son jeu.

  

Pendant cette même période, il joua également avec Stan Kenton, Herbie Mann et, un peu plus tard, avec  Gil Evans, Benny Goodman, Thad Jones, Mel Lewis, Lee Konitz, ...

Impressionnant, non !?

Sa réputation dans le milieu du jazz ne faiblit jamais et ce, même s'il n'a pas souvent gravé de disques en qualité de leader. Il eut néanmoins cette opportunité pour des labels tels que Debut (1957), Bethlehem (1957), Staplechase (1976), Hep, SoulNote, ...

Au cours des années 80 et 90, Jimmy Knepper concentra essentiellement sa carrière sur de très longues tournées européennes, continuant ici et là, à poser parfois ses valises et participer à des enregistrements.

Voici deux extraits d'un album de toute beauté, JUST FRIENDS, enregistré en 1978 avec le saxophoniste écossais Joe Temperley.

Bonne dégustation ! 

Lester leaps

Stella by starlight

publié dans : JAZZ
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Vendredi 4 mai 2007

L'album BIRD LIVES!, enregistré en mars 1962 par Ira Sullivan et le Chicago Jazz Quintet lors d'un concert hommage à Charlie Parker est à écouter sans modération. Si vous en avez l'occasion, procurez-vous la réédition 2 CD de cet album qui enrichit de manière très positive (ce n'est pas toujours le cas des bonus !) le programme déjà présenté dans l'édition précédente.

Pour ce concert spécial, le multi-instrumentaliste Ira Sullivan s'en tient à la trompette et au cornet, laissant ainsi une liberté totale à Nicky Hill et son saxophone ténor. Ce dernier s'en tire d'ailleurs avec tous les honneurs, avec un jeu très fluide, rappelant ceux de John Coltrane et Booker Ervin, tout en parvenant à y glisser une large touche personnelle.

Ce sont là du moins les deux influences qui me viennent en tête instinctivement. Si vous en trouvez d'autres (je compte sur Eric !), n'hésitez pas à en faire part dans vos commentaires.

Ce disque est particulièrement intéressant car, il nous permet également d'entendre éparpillées ici et là quelques petites touches du mouvement free jazz de l'époque. En écrivant cela, je pense essentiellement au jeu du contrebassiste, Don Garrett.

En conclusion, je ne pourrais donc que vous conseiller de découvrir ou de (re)découvrir ce très bon album méconnu (un de plus) de bop.

Et comme je le disais à la fin de l'article sur Don Sleet, "un album à "réhabiliter" d'urgence ! Fans de bop, unissons-nous ..."

Bonne écoute ! 

Perhaps

Love letters

par Thierry publié dans : JAZZ
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Dimanche 29 avril 2007

Au programme de ce dimanche, une petite rareté, ALL MEMBERS, le seul et unique album, en tant que leader, enregistré par le trompettiste bop, Don Sleet.

Publié en 1961, cet album, largement influencé par Miles Davis, Chet Baker, Kenny Dorham et Art Farmer, aurait dû connaître un succès public que celui, très confidentiel, dans lequel il est malheureusement resté confiné.

De par ses qualités intrinsèques, Sleet se montre par exemple formidable sur ses deux reprises de Clifford Jordan (The hearing & Brooklyn Bridge). En fait, le jeu du trompettiste rayonne sur tous les morceaux.

Il vous suffit d'écouter, en fin d'article, The hearing et Fast company, pour vous en rendre compte par vous-même.

Il est fort étrange que cet album ait aussi peu marqué les esprits.

En effet, même s'il est vrai que le nom de Don Sleet était et demeure des plus obscurs, il n'en va pas de même pour les musiciens l'accompagnant : Jimmy Heath (sax ténor), Wynton Kelly (piano), Ron Carter (contrebasse) & Jimmy Cobb (batterie).

Dans un monde meilleur, ALL MEMBERS ne devrait pas être aussi peu connu.

Bref, un album à "réhabiliter" d'urgence !

Fans de bop, unissons-nous ...

Bonne découverte ! 

The hearing

Fast company

par Thierry publié dans : JAZZ
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Vendredi 27 avril 2007

 

Probablement la meilleure harpiste jazz (honnêtement, je n'en connais pas beaucoup d'autres ...) des années 50, 60 et 70, Dorothy Ashby n'a enregistré qu'une poignée d'albums en tant que leader. Pianiste de formation, elle ne s'est tournée vers la harpe qu'en 1952.

Cet album nous propose l'intégralité des 2 albums enregistrés pour les labels New Jazz et Prestige, à savoir IN A MINOR GROOVE (1958) & HIP HARP (1959). Pour ces deux albums, Dorothy (un prénom à la mode sur ces pages cette semaine !) était accompagnée du flûtiste Frank Wess, du contrebassiste Gene Wright, la batterie étant partagée entre Roy Haynes et Art Taylor.

Bien sûr, vous vous en doutez, nous ne sommes pas ici en compagnie d'enregistrements 100 % "pur-bop". Et pourtant, sur certains de ces morceaux, Dorothy Ashby nous montre qu'elle avait un sacré swing !

Je n'avais plus écouté cette magicienne depuis quatre ou cinq ans, et pour tout vous avouer, je l'avais quelque peu oubliée. Une chouette re-découverte.

A vous !

Charmaine

Jollity

Its a minor thing

par Thierry publié dans : JAZZ
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