Présentation

Samedi 2 juin 2007



Né en mars 1969, Stephen Scott est l'un des pianistes jazz les plus intéressants et talentueux de ses 20 dernières années. 

Son jeu, très riche techniquement, laisse une très grande place à l'émotion et évoque l'esprit des plus grands : Ahmad Jamal, Wynton Kelly, Bud Powell, McCoy Tyner, ...

Très bop sur SOMETHING TO CONSIDER (1991) / AMINAH'S DREAMS (1992) et RENAISSANCE (1994), le jeu de Stephen Scott s'est enrichi,  sur THE BEAUTIFUL THING (1996) d'influences latines et soul. 

Quatre disques, quatre réussites. 

Suivit alors un VISION QUEST un peu plus moyen en 1999 et, depuis, plus de nouvelles discographiques...

Voici 4 extraits de ce qui reste, à ce jour, mon album préféré de Stephen Scott, enregistré en compagnie de Ron Carter et sa contrebasse magique :

Aminah's dream 

Young Confucius 

Lil' bro ... life goes on 

In the spur of the moment
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Vendredi 1 juin 2007



En dehors de sa période Them, TUPELO HONEY est pour moi, l'un des cinq albums indispensables de Van "The Man" Morrison, avec ST DOMINIC'S PREVIEW / MOONDANCE / VEEDON FLEECE et, bien sûr ASTRAL WEEKS, tous paranti_bug_fckus entre 1968 et 1974. 

Depuis, Van Morrison a continué à sortir des albums (par dizaines !), mais il n'a jamais plus retrouvé l'état de grâce qui était le sien lors de cette période bénie. Grand oublié des diverses rétrospectives des années 1965-1975, Van Morrison est, à mon avis, à classer au niveau des Bob Dylan, Neil Young, Tim Buckley, Leonard Cohen, Nick Drake, Richard Thompson ... Bref au niveau des grands, des plus grands.



Je ne sais pas pourquoi je n'écoute pas TUPELO HONEY très souvent, lui préférant, la plupart du temps, quand vient le temps de choisir parmi les albums pré-cités, ST DOMINIC'S PREVIEW ou VEEDON FLEECE.



J'aime pourtant ce son, la structure des chansons du Van de TUPELO HONEY : franche, directe, alternance de joie et de mélancolie. Tout semblait simple... comme le prouve le premier morceau de l'album, Wild night, tube imparable, preque calculé au millimètre, mais tellement inspiré et habité.  

Après cette démonstration de force, Van Morrison donne une couleur pastorale, nostalgique à l'album (Old old Woodstock en étant l'illustration parfaite), vire au grand romantique sur deux des plus belles chansons qu'il ait jamais composées, You're my woman et le poignant morceau-titre, Tupelo Honey. Et que dire du morceau concluant l'album, Moonshine Whiskey ? Rien. Ecoutons-le ...

Bref, je ne saurai que trop vous recommander cet album, tout droit sorti d'une autre époque, riche en émotions diverses et variées comme très peu d'artistes actuels sont encore capables d'en offrir. 
Album dont on retiendra également le fait qu'on en ressorte heureux, tout simplement.
 
Et même si j'ai récemment beaucoup aimé les albums de Battles ou de Panda Bear, par exemple, jamais ils ne m'apporteront autant de joie que ce bon vieux disque de Van Morrison, véritable compagnon de vie, sorti il y a déjà plus de 35 ans ... 

Pour moi, la différence entre musique d'hier et musique d'aujourd'hui, se situe là, au niveau de la distillation d'un bonheur simple, sans intellectualisation aucune. 

L'album de Van Morrison est beau.
 
Les albums de Battles et Panda Bear sont intéressants parce que ...

Merci, Van.


Bonne écoute !

Wild night 

Old old Woodstock

Moonshine whiskey 



Et, enregistré quelques années plus tard (1974), lors du Festival de Montreux :

Tupelo Honey 



En version studio :

Tupelo honey
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Jeudi 31 mai 2007

 

Nourrie au blues et au gospel, Ruthie Foster, originaire du Texas, est une artiste complète, malheureusement complètement inconnue et sous-sous-sous médiatisée en notre patrie hautement culturelle. 

Je vous avouerai que je ne la connaissais pas il y a une semaine, je suis désormais fou de sa musique.

Ses chansons se révélent être de formidables synthèses de blues, gospel, folk, pop, soul, pleines de spiritualité et d'émotions. Sa voix, instrument à part entière, lui permet d'être régulièrement comparée à des aînées aussi illustres qu' Aretha Franklin, Ella Fitzgerald, Shawn Colvin, Big Mama Thornton ou encore Mahalia Jackson

Si ce type de comparaisons est bien entendu toujours très osé et souvent très peu justifié (il suffit de penser à Joss Stone, pur produit commercial, par exemple), force m'est d'admettre qu'il faut bien sûr émettre quelques réserves quant à la véracité de ces comparaisons, mais que Ruthie Foster est bel et bien l'un des plus beaux diamants bruts que mes oreilles ont rencontré depuis le changement de millénaire.

RUTHIE FOSTER: Full Circle    RUTHIE FOSTER: Crossover

Artiste sans frontière musicale, elle a pourtant vu son talent limité au territoire du Texas pendant de longues années (elle a déjà 42 ou 43 ans). A la fin des années 90, ses deux premiers albums, FULL CIRCLE (1997) et CROSSOVER (1999), lui ont permis d'atteindre le statut de vedette locale, mais sans parvenir à dépasser les frontières de l'état.

RUTHIE FOSTER: Runaway Soul

2002 fut l'année de la reconnaissance nationale pour Ruthie, tant au niveau de la critique que de la réussite commerciale, grâce au formidable RUNAWAY SOUL, véritable petit bijou, sans conteste l'un des albums de l'année grâce à des morceaux tels que Walk on, Home, Hole in my pocket ou encore Ocean of Tears.  Un album essentiel pour tous les amoureux de blues et soul acoustiques.



Passionnée de scène, la musicienne nous propose en 2004 l'album STAGES, compilation "en concert" de ses trois premiers albums.

Véritablement ancrée dans les plus pures traditions américaines, la musique de Ruthie Foster ne risque malheureusement pas de toucher un public important en Europe. Ne parlons même pas de la France ...




A moins que le somptueux THE PHENOMENAL RUTHIE FOSTER, qui s'est classé à la quatrième position du classement blues aux Etats-Unis, ne vienne remettre les pendules à l'heure.

Si vous avez une vingtaine de minutes à accorder à cette grande dame de la musique noire américaine, n'hésitez pas à écouter ces chansons, capturées, en concert acoustique (guitare + voix [le dernier morceau est même complètement a cappella]) à New York en janvier dernier.


Real love




Small town blues





Woke up this morning





Extraits de THE PHENOMENAL RUTHIE FOSTER :

Up above my head (there's music in the air)





Harder than the fall





People grinnin' in your face (gospel)



Et spécialement, pour ma p'tite Graguette :

I don't know what to do with my heart
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Mercredi 30 mai 2007

Ces deux dernières semaines, je n'ai pas écouté beaucoup de nouveautés, 7 au total (j'en ai encore beaucoup en réserve, je vous en parlerai dans le mois à venir), pris dans la découverte de nombreux artistes blues que je suis.

Si la quantité est un peu moindre que d'habitude, la qualité, elle, s'est révélée assez exceptionnelle est diversifiée. En effet, cette quinzaine ne voit pas de note en-dessous de 2* 1/2 (bon, il est vrai que je n'ai pas véritablement écouté de métal ou de progressif récemment, et qu'en plus, je suis relativement sévère pour l'album de Wax Taylor) et nous propose des registres aussi variés que de la soul matinée de folk (Ruthie Foster), du rock expérimental et pop à la fois (Battles), du psyché (Panda Bear), du rock-folk-électro (Yoko Ono), du rock suédois (Dungen), du rock ténébreux (I Like Trains) et de l'electro hip-hop (Wax Taylor), ces disques, chacun dans leur domaine respectif étant la preuve que la musique d'aujourd'hui peut encore se révéler très surprenante.

Je vous avouerai ne pas savoir si j'écouterai encore ces albums dans trois ou quatre ans, je serai certainement plongé dans mon vieux jazz, mon vieux blues, ma vieille soul et mes musiques du monde... Et alors, sur l'instant, ils m'auront fortement intrigué et intéressé. Et surtout, ils m'auront montré qu'en dehors des grosses distributions à la Pascal Nègre, la musique résiste, encore et toujours. Il suffit juste de creuser un peu.



Mon disque de la quinzaine est, avec  4* 1/2 :

  

RUTHIE FOSTER : The phenomenal Ruthie Foster


Suivent ensuite, avec 4 * :


battles-mirrored.jpg














BATTLES
: Mirrored

En vidéo, Atlas




Pochette Disque Person Pitch

PANDA BEAR :
Person pitch

Voici Bros 







YOKO ONO : Yes I'm a witch


3* 1/2 pour :




I LIKE TRAINS : Progress reform

A rook house for Bobby







DUNGEN: Tio bitar

un extrait de leur album précédent, Ta det lungt (2005)

Panda




Puis, 2*1/2 pour :




WAX TAYLOR : Hope and sorrow

Cet album mérite très certainement plus que la moyenne. Les chansons en elles-mêmes sont très bonnes, mais j'ai malheureusement vite été agacé par le côté hip-hop (scratches et compagnie) que je ne supporte décidément que très modérément. Dommage ! 

A vos clics ...

MON CLASSEMENT COMPLET

LE CLASSEMENT DE G.T. 

LE CLASSEMENT DE NYKO 

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Mardi 29 mai 2007

Andrew Hill

Andrew Hill fut l'un des plus grands pianistes des années 60 mais n'a jamais vraiment récolté la reconnaissance équivalente à son immense talent. Hill était un musicien aventureux et exigeant qui situait sa musique entre hard bop et free.

Il connut le sommet de l'expression de son art au beau milieu des années 60, tant au niveau de son jeu qu'au niveau de ses compositions qui l'emmenaient sans cesse vers des contrées inexplorées. 



Le coffret THE COMPLETE "BLUE NOTE" ANDREW HILL SESSIONS reprend l'ensemble des formidables enregistrements réalisés pour le label BLUE NOTE entre 1963 et 1966.

Au cours de ces quatres années, Andrew Hill a eu l'occasion d'enregistrer avec des musiciens exceptionnels tels que Sam Rivers, Eric Dolphy, Freddie Hubbard, Sam Rivers, Joe Henderson, Roy Haynes, Elvin Jones, Richard Davis, Joe Chambers et Kenny Dorham.

Ce coffret se présente en version "simple"  3 CD ou en une édition limitée se composant de 7 CD sur lesquels, en plus de morceaux déjà commercialisés, vous trouverez une quinzaine de prises alternatives (dont une dizaine jamais publiées) et une composition complètement inédite.



Andrew Hill est décédé le 20 avril dernier à l'âge de 75 ans.

De son impressionnante discographie, on peut extraire les formidables :

*BLACK FIRE (1963)

*JUDGMENT ! (1964) / *POINT OF DEPARTURE (1964) / *ANDREW !!! (1964)

*ONE FOR ONE (1965) / *COMPULSION (1965)

*GRASS ROOTS (1968) / *DANCE WITH DEATH (1968)

*LIFT EVERY NOTE (1969) / *PASSING SHIPS (1969)

*INVITATION (1974) / *SPIRAL (1974)

*HOMMAGE (1975) / *BLUE BLACK (1975) / *LIVE AT MONTREUX (1975)

*NEFERTITI (1976) / *FACES OF HOPE (1980)

*VERONA RAG (1986) / *ETERNAL SPIRIT (1989)

*A BEAUTIFUL DAY (2002)

Compulsion (RVG Edition)  Nefertiti  Point of Departure

Judgment! (RVG Edition)  Dance with Death  Invitation








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