Présentation

Lundi 28 mai 2007

Les trois séries que je suis en train de, ou que je m'apprête à visionner. Comme le faisait remarquer G.T. il y a quelques semaines, bien écrites, bien interprétées (par des acteurs qui ont pourtant beaucoup de mal à faire carrière au grand écran), et surtout réalisées de manière ultra efficaces, il y a de plus en plus de séries TV qui n'ont plus rien à envier à leur "grand frère" cinéma. 

Mais France, rassure-toi, avec des productions telles que David Nolande, Julie Lescaut ou Joséphine Ange Gardien, ton pauvre cinéma (il y a bien sûr des exceptions) a encore de beaux jours devant lui.
Vu les qualités scénaristique et d'interprétation de David Nolande (je n'ai pas dépassé le deuxième épisode tellement c'était indigeste), je n'ose même pas  imaginer ce que pourrait donner un projet type Heroes à la française.
Et les savants de ReGenesis, quels acteurs français pour interpréter crédiblement leurs homologues ?
J'ai droit à un joker !? Tant mieux ...

Quant à Jack Bauer ..., qui, à part Christophe Lambert !? 

HEROES :

Partout dans le monde, un certain nombre d'individus en apparence ordinaire se révèle doté de capacités "hors du commun" : la régénération cellulaire, la téléportation, la télépathie... Ils ne savent pas ce qui leur arrive, ni les répercussions que tout cela pourrait avoir. Ils ignorent encore qu'ils font partie d'une évolution qui va changer le monde à jamais ! 








RE-GENESIS :


La NorBAC est une organisation transnationale fondée pour enquêter sur les avancées de la biotechnologie. Le Dr David Sandström, l'un des meilleurs biologistes moléculaires au monde, y dirige le laboratoire au siège localisé à Toronto au Canada. De la bactérie mangeuse de plastique aux moustiques génétiquement modifiés, Sandström et son équipe se penchent sur les progrès douteux en matière de biotechnologie, avec en toile de fond des enjeux financiers et politiques impliquant des terroristes, des gouvernements et des multinationales pharmaceutiques. 

(générique)




24 HEURES CHRONO (Saison 6)

Le territoire américain est assigié depuis 11 jours par de nombreuses attaques qui ont causé plus 900 morts dans 10 villes différentes. Une nouvelle bombe fait 23 victimes de plus à Los Angeles. Les mililtants islamiques apparaissent comme les premiers suspects, avec en tête un certain Hamri Al-Assad. Wayne Palmer, qui a prêté serment à la Maison Blanche 3 mois auparavant, a négocié à prix fort la libération de Jack Bauer avec le gouvernement chinois. Le Président compte utiliser l'ex-agent de la CAT comme monnaie d'échange contre des informations permettant de localiser le terroriste soupçonné d'être derrière tous ces massacres. De retour au pays après 20 mois de détention, Bauer doit être remis entre les mains d'Abu Fayed. Ce dernier, déterminé à venger la mort de son frère, veut plus que tout voir Jack mort...


(bande-annonce)




(teaser)





Et voici (enfin ...) une troisième fournée de petites perles baueriennes.

1) Jack Bauer n'a pas de firewall sur son PC. Il a un Bauerwall. C'est juste une image JPEG de Jack Bauer. Aucun virus ne s'en est pris au PC de Jack Bauer, jamais. 

2) Jack Bauer n'a pas besoin de manger, de boire ou d'aller aux toilettes, parce que ses organes sont effrayés à l'idée de le mettre en colère. 

3) Jack Bauer est capable d'éliminer la grippe aviaire en jouant au tir au canard. 

4) Kim Bauer était un accident. Pas même une pillule ne peut stopper Jack Bauer. 

5) C'est un fait connu que lorsque le Times Magazine déclare "L'Homme de l'année*", il y a une petite ligne en bas de la couverture qui dit "*après Jack Bauer". 

6) Une fois la ville de Los Angeles a nommé une rue "Jack Bauer" pour le remercier d'avoir si souvent sauvé la ville. Ils ont dû renommer la rue après s'être rendus compte que les gens mourraient en essayant de traverser la rue. Personne ne passe sur Jack Bauer et en ressort vivant. 

7) Quand Jack Bauer pisse face au vent, le vent change de direction. 

8) Jack Bauer peut diviser par zéro et connait les 4 derniers chiffres de Pi. 

9) Si Jack Bauer était le Seigneur des Anneaux, le film n'aurait pas été aussi long... 

10) La raison pour laquelle les terroristes ont attaqué New-York est parce que Jack Bauer était à Los Angeles.

24 heures chrono - Animation , épisode 3

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Dimanche 27 mai 2007

Né en 1936 dans le Tennessee et marqué dès son plus jeune âge par le son du blues qu'il écoute à la radio, et plus particulièrement par Howlin' Wolf, Sonny Boy Williamson et Little Walter, Wallace Coleman fréquente, dès le milieu des années 50, en tant que spectateur uniquement, les scènes musicales de Cleveland.  

Fortement inspiré par les disques de Little Walter et de Jimmy Reed, il se tourna très rapidement vers l'harmonica dont il devint l'un des plus valeureux représentants, interprète au "phrasé" inventif et original, digne de plus grands maîtres du Chicago Blues. Mais pour ses amis et collègues uniquement. En effet, même s'il devint ami avec des légendes du blues telles que Jimmy Reed, Muddy Waters et Elmore James (les clubs de Cleveland ne pouvaient acueillir plus de 100 personnes et favorisaient donc un contact facile entre les musiciens et les spectateurs), il ne se produisit pas sur scène avant l'âge de 51 ans !



Sa première expérience scénique se fit au sein du groupe de Guitar Slim. Lors d'un concert, un spectateur, qui n'était autre que Robert Jr Lockwood (j'essaierai de vous parler de lui prochainement), le "parrain du blues de Cleveland", fut impressionné par le jeu époustouflant de Wallace Coleman et lui proposa immédiatement un contrat. 

Ainsi commença, en 1987, une association de 10 ans qui amena Coleman à jouer à travers tous les Etats-Unis, au Canada, et même en dehors du continent américain. Fort de cette nouvelle expérience, le musicien forma son propre groupe, le Wallace Coleman Blues Band, en 1996,  et quitta la bande à Lockwood un an plus tard afin de voler de ses propres ailes.

Dès lors, Wallace Coleman eut la possibilité d'enregistrer des albums sous son propre nom, dont les formidables WALLACE COLEMAN, en 1997, et STRETCH MY MONEY en 2000.


Wallace Coleman


Bonne écoute !

Off the wall
 

Black spider 

Temperature
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Samedi 26 mai 2007



La sorcière est de retour ... 

Yoko Ono, à qui on a souvent reproché d'avoir, à elle seule, fait imploser le couple Lennon-McCartney, et par là-même les Beatles, nous revient, à 74 ans, avec YES, I'M A WITCH, un album jouissif, facilement abordable dès la première écoute. 

En toute honnêteté, en dehors de certaines de ses collaborations avec John Lennon, je ne connais pas du tout l'oeuvre de Yoko Ono, si ce n'est qu'elle est souvent associée à des hurlements stridents, souvent décriée et souvent considérée comme "arty". 

Ce fut donc avec une grande méfiance que je décidais d'écouter ce YES, I AM A WITCH, album au concept casse-gueule puisqu'il s'agit ici d'une "compilation" de morceaux déjà enregistrés par la vieille dame et somme toute, très peu connus, revus et corrigés par des invités, issus des milieux rock-indé et electronica :The Polyphonic Spree, Cat Power, Craig Armstrong, The Flaming Lips, Antony Hogarty (d'Antony & The Johnstons), Porcupine Tree (si si ...), Peaches, Le Tigre, Apples in Stereo, ...

Eh bien, je peux vous assurer que je ne regarderai plus jamais ma grand-mère de la même manière ... C'est qu'elle en veut, Mamy Yoko





Tous les invités s’approprient les vocalises tour à tour gémissantes ou féeriques de la dame et transforment cet album, a priori véritable canevas disparate en du grand art, entre electro, rock et folk

Sans contestation possible, un des albums qui marquera durablement mon année 2007. 

Une expérience exigeante qui en déroutera probablement plus d'un et pourtant, en même temps, d'une limpidité absolue à des années lumières des platitudes expérimentales de Tori Amos, par exemple, ou du maniérisme malheureusement parfois par trop appuyé de Wax Tailor sur son HOPE & SORROW.

Mise en valeur de la sorte, Yoko Ono renouvelle durablement ses charmes de sorcière underground et semble repartie vers une deuxième jeunesse. 

N'hésitez pas à goûter à ce formidable élixir ! 

Bonne dégustation ...

Kiss kiss kiss (avec Peaches) 

Death of Samantha (avec Porcupine Tree) 

Revelations (avec Cat Power)

Et rien que pour le plaisir d'entendre Yoko chantonner en français ...
 

Shiranakatta (avec Craig Armstrong)
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Vendredi 25 mai 2007



Ruby Braff, de son vrai nom Reuben Braff est né à Boston, Massachussets en 1927. Il fut l'un des joueurs de cornet les plus réputés du mouvement swing / Dixieland. Personnellement, je peux l'écouter des heures durant, je ne m'en lasse pas !

Dès la deuxième moitié des années 40, il se fit connaître sur les scènes de sa ville natale, en jouant avec Pee Wee Russell et Edmond Hall


Hustlin' and Bustlin'

En 1953, après un déjà formidable HUSTLIN' AND BUSTLIN' réalisé en 1951, il déménagea à New York où il n'eut aucun mal à jouer pour divers groupes de Dixieland, très importants localement. 

Cette célébrité frémissante lui donna alors l'occasion d'enregistrer en tant que leader pour le label Vanguard et également de travailler avec Vic Dickenson. C'est d'ailleurs son travail avec ce dernier qui  lui permit de gagner véritablement les faveurs et l'attention dévouée du public jazz. 

Se positionnant entre les boppeurs et le mouvement "revivalist", Ruby Braff mena alors une carrière exemplaire et son jeu lyrique, expressif, reconnaissable entre 1000 dès la première seconde et parfois ponctué de soudaines explosions, l'amena à enregistrer, jusqu'à la fin des années 50, d'excellents albums en compagnie de musiciens aussi distingués que Buck Clayton, Mel Powell, Bud Freeman, Benny Goodman ....

Malgré ces formidables réussites, les années 60 ressemblèrent à une traversée du désert pour le musicien dont le jeu, toujours très inspiré Dixie, était alors considéré comme complètement passé de mode, voire ringard. Il eut néanmoins l'occasion de jouer avec le Newport All-Stars de George Wein et de se produire lors de nombreux festivals de jazz.


Ruby Braff with Buddy Tate & the Newport All Stars  Hear Me Talkin'

 Notons qu'en 1967, il enregistra, dans une indifférence quasi-générale, l'exceptionnel HEAR ME TALKIN'.

   The Grand Reunion 

Le succès revint au début des années 70, notamment en 1972, grâce à une association avec le pianiste Ellen Larkins et en 1973, avec le guitariste George Barnes.


In the Wee, Small Hours in London and New York    Me, Myself & I


Sa popularité retrouvée, Ruby Braff s'évertua alors à multiplier les expériences au sein de nombreuses petites formations, notamment avec Ellis Larkins, donc, mais aussi avec Dick HymanScott Hamilton, ..., et resta ainsi l'un des plus actifs et talentueux musiciens de jazz "grand public" jusqu'à sa disparition en 2003. 


  Calling Berlin, Vol. 2



Just you, just me (avec Pee Wee Russell)




Avalon (avec, entre autres, Gene Krupa & Lionel Hampton)




   

Ruby ici, en compagnie de son complice Dick Hyman, tous deux auteurs du monumental MUSIC FROM MY FAIR LADY

Music From My Fair Lady

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Jeudi 24 mai 2007

Image:Discharge 1981.jpg 


 
Suite à un très bon article sur Johnny Thunders, l'un des oubliés du punk, chez THOM le "golb" , j'ai eu envie de ressortir mes trois disques de Discharge : HEAR NOTHING SEE NOTHING SAY NOTHINGNEVER AGAIN [une compilation de EPs] / WHY

Une éternité que je ne les avais pas écoutés. Je dois vous avouer avoir laissé tombé le punk depuis déjà quelques années pour d'autres contrées musicales. Histoire de ne pas faire les choses à moitié, plutôt que d'écouter les originaux de mes trois albums, je suis parti à la recherche (et j'ai trouvé) de leurs rééditions récentes, truffées de bonus. Je vous laisse imaginer le bonheur de Madame ...

Allez, un peu d'histoire.

Discharge est donc un vieux groupe de "hardcore" anglais pas forcément très connu à l'extérieur du cercle des fans purs et durs de ce style de musique (si si, j'étais fan il y a 16 ou 17 ans !) mais très souvent cité comme l'une de leurs influences majeures par des artistes tels que Metallica et Anthrax

Autant vous le dire dès à présent, leur musique n'a strictement rien d'original, le groupe est simplement l'un des groupes de punk-rock les plus violents de la perfide Albion. Bref, du bruit pour du bruit. Mais comme les musiciens n'ont jamais essayé de passer pour des génies (qu'ils ne sont pas, de toutes façons), je dois bien admettre que, même si elle dégage donc une violence parfois assez inouie (pour mes oreilles désormais habituées à des choses beaucoup plus calmes et mélodiques), la redécouverte de ces albums m'a agréablement permis de me défouler. Voilà, c'est ça, peut-être, tout simplement (en plus du message social important à l'époque de l'ère Thatcher, bien sûr), le but de leur musique : se défouler !


Why


Formé en 1977, le groupe fut le premier signataire, fin 1979, du tout nouveau label Clay Records et enregistra, entre mars 1980 et fin 1981, plusieurs EP et singles : REALITIES OF WAR / FIGHT BACK / DECONTROL / WHY / NEVER AGAIN (qui se classa aux environs de la 60ème place des charts pop britanniques). 




Tous ces morceaux seront regroupés en 1984 grâce à la compilation NEVER AGAIN (à ne pas confondre avec l' EP du même nom).



En 1982, Discharge enregistra son premier album, le séminal HEAR NOTHING, SEE NOTHING, SAY NOTHING qui se classa dans le Top-40 et permit au groupe de partir en tournée aux USA. 

Au retour de la tournée américaine, Discharge, sortit de nouveaux singles et EP, avant de publier leur deuxième véritable album, GRAVE NEW WORLD en 1986, et , miné de l'intérieur par d'incessants changements de personnel, sombra dans l'oubli du grand public (si ce n'est pour des tournées leur permettant de jouer le vieux matériel) quelques années durant.

Live at City Gardens, NJ


Et pourtant, "professionnellement" parlant, l'influence de Discharge continuait à être très importante.  Motivés par leurs pairs, les musiciens décidèrent donc de reprendre la route des studios afin d'enregistrer MASSACRE DIVINE en 1991, puis SHOOTING UP THE WORLD en 1995. 

   Shootin' Up the World

Le groupe original de 1978 se reforma fin 1996 pour de longues tournées.
 
Live Nightmare Continues

A cette époque, un album hommage, sobrement intitulé DISCHARGED, fut publié pour célébrer l'immense influence évoquée un peu plus haut. De même, il est à noter que l'album de Metallica, COLLECTION GARAGE INC, renferme pas une, mais deux (!) adaptations issues du répertoire de Discharge, à savoir Free speech for the dumb et The more I see.

Embarqué dans de longues tournées, le groupe ne publiera pas de nouvel album avant 2002 et l'éponyme DISCHARGE.

State violence, state control





Realities of war 


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