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Samedi 24 mars 2007

FURTHER DEFINITIONS, sorti en 1961, propose une alternance de standards du jazz et de compositions originales. Cet album, classique parmi MES classiques, laisse aux musiciens de larges espaces de liberté au cours desquels ils ont tous l'occasion de s'exprimer "en solo".

On aurait pu craindre que la confrontation entre les "monuments" (Benny Carter [saxophone alto], Coleman Hawkins [saxophone ténor] et Jo Jones [batterie]) et les jeunes loups (Phil Woods [sax alto], Charlie Rouse [saxophone ténor], Dick Katz [piano] et Jimmie Garrison [contrebasse]) ne plombe l'atmosphère du disque.

Mais non, les sessions d'enregistrement se sont déroulées dans une ambiance des plus détendues, et tous parviennent à tirer leur épingle du jeu, aussi bien collectivement qu' individuellement.

Benny Carter part ici évidemment dans de très nombreuses improvisations, mais la fluidité du jeu de ses compagnons, lesquels parviennent à se greffer en douceur, sans effort apparent aux envolées de leur leader, conférent à FURTHER DEFINITIONS une force surprenante et une grande unité. 

 

 

Ils réussissent même le tour de force de moderniser les différents standards parsemant le disque, transformant ainsi en véritables petites pépites, et en offrant donc de véritables relectures, de thèmes des années 30 pourtant archi-connus, tels que Honeysuckle Rose, Crazy Rhythm et Cotton tail.

Et quand je vous aurai dit que les nouvelles compositions sont du même niveau qualitatif, vous n' aurez plus qu'à vous précipiter sur cette merveille musicale que, honte à moi, je n' avais plus écoutée depuis au moins deux ans.

Sa redécouverte, hier, en fut d'autant plus formidable !

Merci, Monsieur Carter ...

A vous !

Honeysuckle Rose

Crazy rhythm

Doozy

Et, pour le plaisir (enfin, je l'espère !), une petite vidéo swingante à souhait, même si elle ne correspond à aucun titre de notre album du jour.

Benny Carter Orchestra & Nat King Cole Trio

Harlequin Bounce + Congeroo

par Thierry publié dans : JAZZ
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Mercredi 21 mars 2007

 

Souvent éreinté par les amateurs "érudits", le regreté trompettiste Maynard Ferguson ne passe pas pour l'incarnation incontestable des vertus jazzistiques. Loin d'être spécialiste en la matière, je ne suis pas tout à fait d'accord. Je tiens à préciser que je parle ici simplement au niveau du pur plaisir ressenti en écoutant de la musique.

Et à ce niveau, pour moi, la trompette de Maynard Ferguson est souvent bien plus magique que celle de Chet Baker, Dizzy Gillespie et, j'oserais même dire ... Miles Davis.

Ceci est d'autant plus vrai pour toute la période "Roulette" entre 1958 et 1962. Ici, pas besoin d'intellectualiser la musique. Il suffit d'écouter, tout simplement. Les deux exemples les plus marquants de cette jouissance musicale sont les deux albums MESSAGE FROM NEWPORT (1958) et NEWPORT SUITE (1960), dont sont extraits les trois morceaux que je vous propose en fin d'article.

Ferguson n'hésitera pas à pousser la porte d'entrée du milieu de la musique pop et sera très populaire dans les années 70  grâce aux enregistrements, notamment, de la chanson MacArthur Park et des thèmes inspirés du film Rocky (Gonna Fly Now) et de la série TV Battlestar Galactica.

Pour la popularité du jazz auprès d'un plus large public, il est fort dommage que peu de musiciens n'aient pas davantage essayé  ce "crossover".

Jon Faddis est l'un des rares musiciens (même si, lui, semble l'avoir fait pour des motivations financières) à avoir également effectué cette démarche (cf http://jazzbluesandco.over-blog.com/article-5902258.html). 

 

Maynard Ferguson est décédé en août 2006, mais sa musique ne sera jamais très loin.

D'ailleurs, la voici ...

Bonne écoute !

Fan it, Janet 

Newport

Three more foxes

Et, en prime, un formidable thème du Maynard Ferguson Band !

Nice 'n' juicy

par Thierry publié dans : JAZZ
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Mardi 20 mars 2007

Avant de mourir  jeune, beaucoup trop jeune, en 1942, le contrebassiste Jimmy Blanton triompha pendant deux ans dans l'Orchestre de Duke Ellington, révolutionnant au passage l'art de son instrument en popularisant le "double bass solo".

La contrebasse ne serait plus jamais la même et, quelques années plus tard, un autre musicien, Ray Brown, allait reprendre le flambeau de Jimmy et devenir le plus grand contrebassiste de notre époque.

L'album présenté aujourd'hui, THIS ONE'S FOR BLANTON, se veut donc un très bel hommage et propose certainement quelques-unes des plus belles minutes de musique jamais enregistrées.

 Jimmy Blanton

Imaginez, ou plutôt, écoutez (comme d'habitude en fin d'article), le Duke jouer chaque note comme si elle était la plus précieuse des oeuvres d'art, le tout dans son style élégant et retenu, afin de mettre en avant la performance flamboyante de son partenaire, Ray Brown.

Cet album est sans doute l'une des clés quant à l'immense respect dont bénéficie Ray Brown dans le Panthéon du jazz.

Bonne écoute !

Do nothin till you hearfrom-me

Sophisticated Lady

Fragmented suite for piano and bass - 3rd movement

par Thierry publié dans : JAZZ
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Vendredi 16 mars 2007

Cet album de 1954 est l'un de mes disques de chevet.

Et ce, pour des tas de raison ... Pour le timbre unique de la voix de Sarah Vaughan, bien sûr (probablement l'une des plus belles voix jamais enregistrées !). Mais aussi parce qu'elle entretient ici un dialogue "d'égal à égal" avec le saxophone de Paul Quinichette,le piano de Jimmy Jones, la flûte de Herbie Mann, et la mythique trompette de Clifford Brown dont on imagine aisément la carrière qu'il aurait pu faire s'il n'était mort, à l'âge de 26 ans, dans un accident de la route.

De plus, toutes les chansons, sur cet album, sont des "tours de force". Je dirais, vulgairement, qu'il n'y a ici rien à jeter.

Et rien que pour deux chansons, les superbes "Embraceable you" et "April in Paris", si le monde était bien fait, cet album se devrait de figurer dans tous les foyers de la planète et de l'au-delà.

Ne soyez pas surpris si, à l'écoute de ce disque, des larmes de joie viennent vous serrer à la gorge, il n'y aurait rien de plus normal !

Bonne écoute !

April in Paris

Embraceable you  

Et, pour le plaisir, voici la vidéo d'une autre chanson interprétée par Sarah Vaughan, quelques années plus tôt, en 1951.

The Nearness of You

par Thierry publié dans : JAZZ
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Mercredi 14 mars 2007

Charles Mingus : BLUES & ROOTS, ou ... Charles Mingus va à l'église !

Sans aucun doute l'un de mes quatre ou cinq albums préférés (avec THE BLACK SAINT AND THE SINNER LADY, THE GREAT CONCERT, TIJUANA MOODS, LET MY CHILDREN HEAR MUSIC, MINGUS MINGUS MINGUS MINGUS, ... ça en fait déjà 6 ! Je m'arrêterai donc là.) de l'immense contrebassiste.

Un album plein de blues et de "spirituals", traités à la Mingus. Cet album présente quelques-unes des performances les plus mémorables de Mingus. Il suffit d'écouter Wednesday night prayer meeting et E’s flat Ah’s flat too (mis en écoute en fin d'article) pour s'en rendre compte.

Notons ici également la présence de musiciens tous plus exceptionnels les uns que les autres, et tout particulièrement la section saxophones de rêve, composée de Jackie McLean, John Handy, Booker Ervin, et Pepper Adams.

Bonne écoute !

Wednesday night prayer meeting

E's flat Ah's flat too

par Thierry publié dans : JAZZ
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