Fille d’un père américain et d’une mère mexicaine, Lila Downs réussit à travers sa musique à témoigner de son double héritage culturel. Née en 1968 au Mexique, elle
passe les premières années de sa vie dans la Sierra Madre, au Sud du pays. À la suite de la séparation de ses parents, elle s’installe en Californie chez un proche de la famille. Intéressée par
la musique classique et l’opéra, elle commencera à prendre des cours de chant à l’âge de 14 ans.
Après une période de remise en question, elle décide de rejoindre son père dans le
Minnesota et y poursuit ses études. Sa formation terminée, Lila Downs retourne au Mexique et commence à chanter dans les bars. C’est alors qu’elle fait la rencontre de
Paul Cohen, un pianiste de jazz américain qui deviendra par la suite un précieux collaborateur.
En 1994, la jeune artiste lance son premier enregistrement Ofrenda.
Délaissant le jazz au profit des musiques traditionnelles de son pays d’origine, Lila Downs développe avec le temps son propre style.
Dès lors, multipliant les enregistrements et les spectacles à travers le monde, la chanteuse sera invitée en 2003 à participer à la bande sonore du film Frida, avec la
chanson Burn it blue (en vidéo [deux fois, avec et sans Caetano Veloso] plus bas)
Discographie :
1994 -Offrenda
1996 - Azuláo: En Vivo con Lida Downs [live]
1999 - La Sandunga
2000 - Tree of Life
2001 - Border (La Linea)
2004 - Una Sangre (One Blood)
2006
Né en 1955 au Burkina Faso, mais sénégalais "d'adoption", Cheikh Lô est l'un des musiciens (batterie [essentiellement] + guitare) les plus passionnants de la scène
africaine de ces 15 dernières années.
Sa musique a poutant tardé à intéresser les maisons d'édition.
Les maquettes de Ne la thiass resteront ainsi plus de deux ans avant de trouver preneur, en la personne d'un Youssou N'Dour tellement emballé à l'écoute des démos qu'il
décidera de produire le premier véritable album de Cheikh Lô et d'y inviter des musiciens africains aussi renommés que lui-même, bien sûr, Omar
Sow et Mbaye Dieye Faye.
Ne la thiass connaîtra dès sa publication un énorme succès à Dakar grâce, entre autres, à une surprenante combinaison de musique acoustique /
électrique.
Les chansons de l'album, teintées de rythmes mbalax (type de musique populaire très dansant et très rythmé, d'origine sénégalaise) et latins, sont profondément marquées par la religion de la
confrérie musulmane des mourides (dont le musicien suit les préceptes : "Travaille comme si tu ne devais jamais mourir, et prie comme si tu devais mourir demain"), et rendent hommage au
prophète initiateur de cette même confrérie, Cheikh Amadou Bamba.
Une musique à découvrir, et à écouter ... religieusement !
Si vous avez aimé les extraits proposés, n'hésitez pas à vous procurer l'album, ainsi que Lamp fall (2006), excellent également, dont est tirée la chanson
Sou.
Pour ce 201ème post, j'abandonne le rap si cher à The Civil Servant et à moi-même afin de vous présenter Mayra Andrade, la nouvelle petite
princesse des musiques du monde.
La relève de la musique capverdienne est enfin assurée et après plusieurs décennies de bons et loyaux services, Cesaria Evora peut aller goûter à une retraite bien
méritée.
Trève de plaisanteries, Mayra Andrade, avec Navega se pose bel et bien en digne héritière de la diva aux pieds nus, le talent et la
personnalité aux multiples facettes de notre jeune et jolie amie apportant un souffle nouveau bienvenu à la musique capverdienne, métissage heureux des rythmes d’Afrique et du
Vieux-Continent.
Dès la première écoute de Navega et de ses 12 morceaux, il est en effet impossible de résister au charme, à la beauté, la douceur et la sensualité de la musique et
de la voix de cette interprète qui signe ou co-signe trois des perles de ce collier.
Navega est donc, et ce sans la moindre exagération, un excellent album (premier album, qui plus est), impressionnant de fraîcheur et de maturité, comme seules les
musiques du monde peuvent nous en offrir.
Un disque unique par une sublime interprète, femme-enfant aux faux airs de Virginie Ledoyen, et qui ne demande qu'à grandir. Je fonds ...
Ses deux points d'orgue sont pour moi :
*Lua, somptueux et goûteux mélange de musique capverdienne, brésilienne sur un fond de musique "funky"
*Navega, le morceau-titre avec sa merveilleuse et délicieuse mélancolie-saudade (ah ! cet accordéon lancinant en fond sonore)
Tracklist : Dimokransa
Lapidu na bo Mana
Tunuka
Comme s'il en pleuvait
Nha sibitchi Lua Navega
Poc li dente é tcheu
Dispidida
Nha nobreza
Regasu
Formidable compilation que ce Nigeria Disco Funk Special !
Elle nous montre à quel point combien, dans les années 1970, la scène musicale underground de cette région d'Afrique de l'Ouest vibrait au son d'un groove tout droit inspiré
de Fela Kuti, d'un funk à laJames Brown, bien entendu, mais aussi de musique traditionnelle nigérienne et de
musique cubaine.
Afrofunk, afrodisco, funk, etc ... ou tout cela réuni ?
Peu importe !
Laissez vous entraîner par ce disque, certes constitué de vieilleries, mais assurément l'un des tout meilleurs publiés en cette année 2008 !
Sortie : avril 2008 (chez Daqui) Découverte : 25 mai 2008 (achat bibliothèque)
Ce disque nous propose l'une des plus belles musiques qu'il sera possible d'entendre cette année, celle du Trio Miyazaki, formé d'une musicienne japonaise (Mieyo
Miyazaki [koto (clic),équivalent de notre
cithare, instrument de musique à cordes pincées]) et de deux musiciens français (Bruno Maurice [accordéon] et Manuel Solans
[violon]).
Saï-Ko, le premier album du trio est une véritable invitation au voyage,
mystérieuse, contrastée et exotique, à la croisée des chemins des musiques du monde et des improvisations propres au jazz et à un subtil équilibre entre musique traditionnelle japonaise et
musique occidentale plus contemporaine.
Ce délicat voyage musical, long de 55 minutes se révèle être un bonheur pur et simple, plein de fantaisies, mélodique et nostalgique, sore d'initiation et d'élévation spirituelle
et musicale au cours de laquelle se croisent également jazz, tango, musette, etc... etc ...
Saï-Ko est un disque rare et lumineux, à la richesse paisible et infinie.
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