Présentation

Dimanche 1 juin 2008

Voici un très court article pour vous présenter, ce dimanche, mon album préféré de reprises de Bob Dylan :



Ce groupe-concept et cet album ont été initiés par le chanteur-guitariste-harmoniciste Steve Gibbons.



Ce dernier s'est entouré de quatre autres folkeux britanniques :
*Gerry Conway (batterie et percussions)
*Simon Nicol (guitares)
*Dave Pegg (basse)
*PJ Wright (guitares slide et électrique, pedal steel)

Ensemble, ils ont donc enregistré, en 1998, le Dylan Project pour rendre hommage au plus important auteur de chansons en langue anglaise d'après-guerre.

Pour plus d'infos, une visite de leur  site  s'impose.

Tracklist :
Colours To The Mast
When The Ship Comes In
Simple Twist Of Fate
Highway 61 Revisited  (clic)
It Takes A Lot To Laugh, It Takes A Train To Cry
4th Time Around
I Am A Lonesome Hobo
Peggy Day
Stuck Inside Of Mobile With The Memphis Blues Again
Dark Eyes  (clic)
Down Along The Cove
Absolutely Sweet Marie
I Want You   (clic)
Winterlude
Ring Them Bells


Cliquez, fermez les yeux, et écoutez ! 
La voix de Steve Gibbons, troublante, ressemble par moments très fortement à celle du grand Bob.





2005 a vu la publication de 



que je n'ai malheureusement jamais eu l'occasion de l'écouter.

Un jour peut-être ...

Programme très alléchant, en tout cas !

TV Talking Song 
Someone's Gotta Hold of My Heart
I¹ll Be Your Baby Tonight  
Mama You¹ve Been On My Mind
You Angel You  
Eternal Circle 
Subterranean Homesick Blues
Santa Fe 
Ballad of a Thin Man
One More Night 
Leopard-Skin Pill-Box Hat 
Heart of Mine
Billy 
Tweeter and the Monkey Man 
Make You Feel My Love
Tombstone Blues
 

par Thierry publié dans : REPRISES ET INSPIRATIONS DOUTEUSES
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Samedi 31 mai 2008


Sortie : 1956 (Columbia)
Découverte : fin 1998 (emprunt bibliothèque)

Pour commencer le week-end en douceur, j'ai eu envie de vous présenter l'album qui m'a ouvert les portes du jazz.

Dix ans, déjà ...

Lors de ma première rencontre avec ce monument, j'avais un peu plus de 25 ans et je ne connaissais pratiquement rien au jazz, alors bien plus attiré par le grunge, le rock indé américain, la Beastie Boys attitude, Neil Young et ses dérivés...

Blue Rose était "mon" premier album de Duke Ellington. Rencontre placée sous le signe du hasard.

Hasard car, en effet, pour la petite anecdote, je dois vous avouer avoir emprunté ce disque uniquement par la grâce de la présence "au générique" de Rosemary Clooney, tante de George Clooney de son état.



Hasard heureux qui allait avoir des conséquences très importantes sur mon rapport à la musique puisque c'est par ce disque que je m'ouvrais véritablement au jazz, me permettant ainsi de m'affranchir progressivement (à des niveaux divers) des autres styles musicaux évoqués plus haut et pour lesquels je commençais à ressentir une lassitude certaine.

Je ne saurai vous expliquer pourquoi j'ai littéralement fondu pour ce disque de jazz, certes à la beauté, à la classe et à la fraîcheur extrêmes, mais d'un classicisme confondant et rassurant.

Lassitude du grunge & co ? Le côté apaisant et hors du temps de Blue Rose ? L'ambiance Woody Allen dont j'étais en train de découvrir les films ?

Mystère ... et magie du moment.

Toujours est-il que depuis, le jazz, essentiellement classique  (d'avant 1970), fait  partie intégrante de ma vie. Et même si j'en ai écouté un peu moins ces derniers mois, le jazz reste pour moi l'expression musicale la plus importante, la plus vive et la plus novatrice du siècle passé.

Allez, trève de blablas, je vous laisse en compagnie de Blue Rose et de ses prestigieux interprètes.



Noter ce disque reviendrait à faire injure à Duke Ellington, il n'y a pas de déchet chez Sir Duke.

Tracklist (réédition de 1999) :
Hey baby
Sophisticated Lady
Me and you (vidéo 1)
Passion flower
I let a song go out of my heart
It don't mean a thing (if it ain't got that swing)
Grievin' (vidéo 2)
Blue rose
I'm checkin' out, goombye (vidéo 3)
I got it bad (and that ain't good) (clic)
Mood indigo
If you were in my place (what would you do ?)
Just a-sittin' and a-rockin'

Bonne écoute !

Me and you





Grievin'




I'm checkin' out, goombye

par Thierry publié dans : JAZZ
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Vendredi 30 mai 2008

http://deluxeload.com/up_bilder/08/0319/1205945537.jpg
Sortie : mars 2008 (chez Crazatic Entertainment)
Découvert : mars 2008 (internet)

En cette (presque) fin de premier semestre 2008, je dois vous avouer avoir quelque peu délaissé le jazz ces derniers temps pour écouter énormément de blues, (néo-)folk, pop, musiques du monde et soul / r'n'b (60s-70s et 2000s).

Si l'actualité récente dans ce dernier domaine est bien entendue dominée par la sortie de Lay me down du Révérend Al Green (clic), il serait dommage de passer à côté des petites merveilles que sont les albums de Baby Charles (dont je vous ai déjà parlé ICI 
) et de Taniq, The life and times of love  (dont il est question aujourd'hui).

A la première écoute, mon avis était un peu mitigé en raison des quelques passages "rappés" parsemant les onze chansons de The life and times of love

Sentant néanmoins que cet album dégageait un petit supplément d'âme plus qu'évident, je me décidais de lui donner une deuxième, puis une troisième, etc ... chance. L'album ne quitta plus mes oreilles de toute l'après-midi. Il avait en effet très rapidement, de par ses multiples qualités, vaincu mes minimes réticences et faisait désormais partie de ma vie.



Taniq est donc un duo constitué du couple (sur scène comme à la ville) Miko & Carolyn qui écrit et produit lui-même en grande partie ses propres compositions, réminiscentes du meilleur de la scène soul de Philadelphia des années 70, ainsi que du meilleur du new-soul à la Jill Scott par exemple.

L'avantage de la formation en duo est qu'elle offre un a priori positif puisque, inconsciemment, elle fait automatiquement écho à des collaborations aussi réussies que celles de Billy Preston & Syreeta Wright, Ashford & Simpson, Marvin Gaye & Tammi Terrell, Rick James & Teena Marie, ...

Ardent défenseur de la soul / r'n'b des années 60-70, je me dois de reconnaître que, pour une fois, ces comparaisons ne sont pas usurpées : grâce à Taniq, le flambeau de la (bonne) musique soul voit ses flammes quelque peu ravivées.

Je ne vous ferai pas ici de description "piste par piste" car The life and times of love est un album cohérent de bout en bout, l'un des rares albums de soul sortis cette dernière décennie pour lequel je n'ai envie de sauter aucune piste.

Un seul petit bémol : les deux premières minutes en grande partie "rappées" de Scale of sacrifice (dixième et avant-dernier morceau de l'album) dont la "montée en puissance" assez exceptionnelle  permet de pardonner cette légère faute de goût.
 
Pour résumer, The life and times of love est un album quasi-parfait combinant soul, funk, hip-hop et jazz dans une production limpide, fraîche, intemporelle (équilibre rare entre classicisme et  modernité) et généreuse évoquant tour à tour l'esprit de tous les grands noms déjà cités dans cet article, noms auxquels j'oserais rajouter celui de Stevie Wonder dont l'influence est évidente sur des morceaux tels que Look at you now (clic) et ce Scale of sacrifice.

 



Un album qui, dans un monde plus juste aurait dû connaître les premières places de tous les hit-parades.

Un classique de la soul d'aujourd'hui que l'on prendra encore grand plaisir à écouter dans une vingtaine d'années.

Comment ne pas aimer un album commençant par un titre tel que Everything about you (clic) ?


Ma note :
(après 10 écoutes) --> 07 / 10
(après une trentaine d'écoutes) --> 09 / 10

Tracklist :
Everything about you
Sunrise
Hands in my pocket
Breakin' the rules
Deja my dear
Cupid shot me
Look at you now
Time will not wait
Summer in Zimbabwe
Scale of sacrifice
The life & times of love

Vous trouverez plusieurs extraits de l'album sur 
MySpace


Live "sampler"




A summer in Zimbabwe (extrait - Live)




Deja my dear (extrait - Live)

par Thierry publié dans : SOUL, FUNK, RHYTHM 'N' BLUES
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Jeudi 29 mai 2008

 

Dallas Green est un cas à part et probablement l'un des musiciens américains en activité les plus intéressants. 

Véritable schizophrène musical, il est capable d'alterner des albums de métal emo avec son groupe Alexisonfire et des disques de pop-folk lumineux avec son projet parallèle City and Colour dont le dernier album, Bring me your love, est sorti il y a quelques mois.



J'ai connu Dallas Green grâce au premier disque de City and Colour, Sometimes, dont est extrait

Like knives :



Intrigué, mais pas emballé à 100 %, je me suis néanmoins intéressé au personnage. C'est alors que j'ai découvert sa face sombre, celle d'Alexisonfire.

  

Comme vous le savez déjà, je suis loin d'être friand de métal, d'emo et autres déchaineries métalleuses en tous genres et si je devais noter leurs albums, je les classerai, au mieux, dans la catégorie "inutile" (si je suis de bonne humeur) ou carrèment dans le "à fuir comme la peste". Bref, tout cela pour vous dire que je n'ai nullement envie de m'attarder sur des chansons telles que : 

Boiled frogs




Rough hands




  
Après avoir écouté Alexisonfire, je n'attendais honnêtement plus grand chose de Dallas Green ...



... jusqu'au mois d'avril de cette année et ma découverte du Bring me your love précité :




Moins acoustique que Sometimes, la musique de City and Colour, avec des accompagnements variés (harmonica, banjo, piano, guitare électrique, etc... ) prend une toute nouvelle dimension sans renier son univers intim(ist)e si particulier et personnel. Ce qui n'est pas pour me déplaire, bien au contraire !

Et au contraire d'Alexisonfire avec lequel Dallas Green "gâche" sa voix et son talent de composition, le musicien trouve avec cet album un véhicule extraordinaire pour sublimer son organe vocal, son écriture et son jeu, ici tous quasi divins.

Excusez-moi ces "superlatifs" tout droit sortis de la cuisse de vous savez qui, mais je suis tombé sous le charme de cet album parfait qui nous offre un voyage émotionnel au long cours sans le moindre temps mort.


City and Colour : le disque pop-folk masculin de ces 6 premiers mois ?

OUI

Osè-je le 10 / 10 ?

OUI ... en espérant que cette note ultime incitera Dallas à laisser complètement derrière lui Alexisonfire et surtout parce que cet album mérite le titre honorifique d' "album de l'île déserte".

4 vignettes musicales extraites de Bring me your love. Ma préférée est, je pense, The girl.

Waiting ...





The girl




What makes a man ?
 



Body in a box



Si vous souhaitez prolonger ce voyage musical, un petit tour sur  MySpace 
par Thierry publié dans : ROCK, INDIE, POP
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Mercredi 28 mai 2008


Sortie : 27 mai 2008 (chez Blue Note Records)
Découverte : ... mai 2008

Hier fut presque un jour de fête. En effet, Al Green nous présentait son petit dernier, Lay it down.

Constat immédiat : à l'heure où on reparle d'un "renouveau" soul plus ou moins authentique depuis déjà 5 ans, Al Green remet tout le monde en place! 

I can't stop du même Al Green ouvrait en effet, en 2003, après plus de dix ans d'une soul et d'un R'n'B insipides, une brèche dans laquelle se sont engouffrés de méritants héritiers (tels Anthony Hamilton, Nicole Willis, Sharon Jones ou plus récemment encore, Baby Charles (voir article)) de la musique noire américaine des années 70.
  

Stoppons là la digression et revenons-en à Lay it down.

Dès la première écoute, dès les premières secondes du premier morceau éponyme, on retrouve tout ce qui fait le charme et la magie du chanteur : sa voix, son rire, l'habillage des chansons, l'alternance mélancolie / joie de vivre, ... 

Les trois premières chansons (Lay it down, Just for me, et You've got the love I need) sont parfaites. Ensuite, on passe du très bon au quasi-parfait. 

On ressort du disque engourdi, comme quand on quitte un rêve qui ne devrait jamais s'achever. Sensation de "boucle" accentuée par le fait que, le rythme des compositions s'accélèrant sur les deux derniers morceaux (I'm wild about you [peut-être la chanson la plus faible de ce recueil] et Standing in the rain), on a presqu'inconsciemment envie de repartir à l'écoute de Lay it down dans la foulée.



La vraie magie de ce disque, produit tout en retenue par Questlove, et le génie d'Al Green émanent de l'impression que l'on a de le retrouver inchangé, comme si on ne l'avait jamais quitté.  En bon amoureux de musique noire américaine, il m'a été impossible de résister au pouvoir d'attraction de ce disque. Comme je vous le disais un peu plus haut, il m'a happé dès ses premières secondes pour ne plus me lâcher.

Il m'est impossible de ne pas aimer cette cuvée 2008 et pourtant, je suis tout à fait conscient que nous sommes très loin, comme il fallait s'y attendre, de Let's stay together et des productions de Willie Mitchell.

A 62 ans, le Révérend ne cherche en effet pas à surprendre ou à innover, il assume son âge et le clacissisme de cet album est tout à son honneur. 

Les invités (Anthony Hamilton [dont la voix me fait de plus en plus penser à Bill Withers], Corinne Bailey Rae,  John Legend,  ...) l'ont d'ailleurs bien compris et ne cherchent à aucun moment à tirer la couverture à eux. Ils jouent le jeu, et leur association au vieux brisquard de la soul nous permet donc d'avoir entre les oreilles un disque très plaisant, certes sans surprise, mais bien plus agréable que 99 % de la musique noire américaine actuelle.

Et si j'insiste autant sur le côté classique de ce très bel album, c'est de manière très positive. Al Green a décidé de rester vrai. Peu lui importe de conquérir un nouveau public. Ses jeunes invités sont là simplement pour montrer qu'il est bien vivant et toujours à l'écoute.

Al Green les enterrera tous.




Ma note : 08 / 10


Tracklist :
Lay it down 
(clic)
Just for me (clic)
You've got the love I need (vidéo 1)
No one like you
What more do you want from me
Take your time
Too much
Stay with me (By the sea) (clic)
All I need
I'm wild about you
Standing in the rain


You've got the love I need (avec Anthony Hamilton)
 




L'enregistrement de Lay it down :


par Thierry publié dans : SOUL, FUNK, RHYTHM 'N' BLUES
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