Paul Clayton,musicien folk de la scène du Greenwich Village dès les années 50, n'a jamais connu le succès qui aurait pourtant dû être le sien.
Il fut d'ailleurs, presqu'au même titre que Woody Guthrie, l'une des influences majeures d'un certain Bob Dylan qui, à son tour, marquera profondèment
Paul !
"Bobby worshipped Pablo Clayton artistically," one of the folksingers from those days recalls. "And Pablo became absolutely fixated on Bobby. Bobby could talk about nothing else but Woody
Guthrie, and Pablo could talk about nothing else but Bobby Dylan." (Anthony Scudato, journaliste-biographe musical)
Fixation artistique et "amoureuse" (?) telle que Bob Dylan, selon la rumeur, aurait composé It ain't me babe afin de lever toute ambiguité quant à leur relation.
Laissons de côté tout cela et recentrons-nous sur l'essentiel : la musique !
A l'écoute des chansons de Paul Clayton, aucun doute, on touche à l'essence même du folk.
Plusieurs de ses compositions sont d'ailleurs inspirées de vieilles chansons traditionnelles.
Le folk anglais des années 60 (Bert Jansch & Co) doivent très certainement beaucoup à Paul Clayton !
Et quand vous écoutezGo
down you blood red roses
vous n'avez pas l'impression d'entendre un certain Tim Buckley ?
Who's gonna buy your ribbons when I'm gone ? (qui aurait été plagiée par Bob
Dylan pour Don't think twice, mais non puisqu'en fait déjà inspirée du traditionnel Who's gonna buy your chickens when I'm gone
?)
Si vous aimez cet artiste et les productions Chess, je vous recommande Cadillac Records (2008) qui, même s'il comporte quelques graves erreurs historiques, se révèle fort intéressant.
Deux chansons de Little Walter classées #1
dans les classements R&B :
Graphiste, producteur et musicien de session (guitariste "sideman"),Klaus Voormanna
joué avec les plus grands.
Ses collaborations les plus célèbres sont bien entendues celles avec The Manfred Mann et surtout les anciens Beatles. Il apparaît aux crédits d'Imagine
(John Lennon), All things must pass (George Harrison), Sentimental journey (Ringo Starr).
C'est lui aussi qui a, entre autres, réalisé les pochettes de Revolver et des Anthology (The Beatles).
Klaus Voormann fête cette année ses 70 ans avec A sideman's journey, petit album anecdotique qui a tout d'un grand, mais formidablement attachant qui nous renvoie directement à
l'époque dorée de la pop et du blues / rock n' roll.
De nombreux amis musiciens viennent ici jouer, à leur tour, le rôle de musicien accompagnateur.
Ainsi, au détour de ces 11 reprises très inspirées et excellemment produites on croise une pléiade d'invités prestigieux.
01.I'm in Love Again (Feat Paul McCartney)
02.Blue Suede Shoes (Feat Don Preston)
03.All Things Must Pass (Feat Cat Stevens "Yusuf Islam")
04.Have You Seen My Baby (John Fol)
05.My Sweet Lord (Feat Bonnie Bramlett)
06.Mighty Quinn (Feat the Manfreds)
07.Short People (Feat Don Preston)
08.The Day the World Gets Round (Feat Cat Stevens "Yusuf Islam")
09.So Far (Feat Bonnie Bramlett)
10.You're Sixteen (Feat Max Buskohl)
11.Such A Night (Feat Dr John)
Sont également créditésRingo Starr, Joe Walsh, Jim
Keltner, Van Dyke Parks, Albert Lee, ...
Bref, un album joyeux qui finit sur une touche mélancolique à souhait avec la somptueuse interprétation de Such a night, avec Dr John, ce qui en fait le
compagnon idéal pour, comme aujourd'hui, les matinées pluvieuses.
Un disque que certains qualifieront d' "album de vieux" qui mûrit à chaque écoute et finit par devenir INDISPENSABLE !
A) Ce qu'il reste de l'épisode 01 : Le temps faisant son effet, de nombreux disques ont déjà quitté ma platine et / ou le disque dur.
Ont résisté ...
*Bonnie Prince Billy :Beware *Anthony Joseph & The Spasm Band :Bird head son *Willie Nelson :Willie and the
wheel *Jenn Grant :Echoes *Rivers Cuomo :Alone II *Dan Auerbach :Keep it hid *Crystal Antlers :Tentacles
B) L'épisode 02 :
Face au peu d'actualisation de ces derniers mois, beaucoup de disques ont eu le temps de m'arriver entre les oreilles et, même pour certains, d'y rester !
*Avishai Cohen : Aurora
*Doug Cox & Salil Bhatt : Slide To Freedom 2 - Make A Better World
*Lee Fields & The Expressions : My World
*Ramblin' Jack Elliott :A stranger here *Amar Sundy : Sadaka *Cyrille
Neville : Brand new blues *Johnny Bassett : The gentleman is back *Pete Doherty : Grace Wasteland *Elvis Perkins : Elvis Perkins in
Dearland *Paquito Hechevarria : Frankly
*Akron / Family : Set 'em wild, set 'em free
*Black Joe Lewis & The Honeybears : Tell 'em what your name is
*Jon Balke : Siwan
*Ben Kweller : Changing horses *The Jim Jones Revue : The Jim Jones Revue
*Allen Toussaint : The bright Mississippi
*Elvis Costello : Secret, profane and sugarcane
*Dave Alvin and The Guilty Women : Dave Alvin and The Guilty Women
*Bill Callahan : Sometimes I Wish We Were An Eagle *Phosphorescent : To Willie *Graham Coxon : The spinning top *Wooden Wand : Born bad
*The Kingsbury Manx : Ascenseur Ouvert! *Madness : The Liberty Of Norton Folgate
*Lhasa : Lhasa *Joe Purdy : Last clock on the wall
*Tom Rush : What I know *Yusuf : Roadsinger *Joe Henry : Blood from Stars
*Maxwell : Blacksummers' night *Arve Henriksen : Cartography *Buddy & Julie Miller : Written in chalk
*Angelique Ionatos : Comme un jardin la nuit (Like a garden at night)
Voilà, ça doit faire 40 références. Il s'agit là de mes 40 disques préférés de l'année, à la date d'aujourd'hui.
Je n'établirai un classement qu'en fin d'année et essaierai de me limiter à ce fatidique chiffre de 40 références.
Allez, peut-être 50.
Au-delà, il serait illusoire de croire avoir encore le temps de tout ré-écouter. Et surtout, pourquoi perdre son temps à citer, en fin d'exercice, des albums que l'on aime "à moitié" ?
Ne soyez ainsi pas surpris de ne pas retrouver les PJ Harvey, Sonic Youth & Co.
Je les ai bel et bien écoutés, appréciés à des degrés divers, mais ils n'ont pas survécu à la 5ème écoute ...
Idem pour la chanson française. J'ai beau essayer, pourtant ! Mais rien à faire ... Même pas le Xavier Plumas, longtemps numéro 1 chezThomas. Je suis ressorti de son écoute complètement déprimé. :-(
D'autres classements :
*chezThomas, donc
*chezG.T. *chezNyko
Slide To Freedom 2 - Make A Better World, publié
chez Northernblues, l'un des labels de blues les plus intéressants
actuellement, fait suite au volume 1, publié en 2007.
Cet album de toute beauté passera probablement, comme tant d'autres, complètement inaperçu du grand public.
Peu importe !
Doug Cox, chanteur, compositeur de génie et multi-instrumentiste de surcroit (formidable joueur de dobro), continue ici son
exploration des musiques originelles.
Il marie, tout en les magnifiant, le blues traditionnel du delta du Mississippi et la musique indienne du delta du Gange.
Blues + musique traditionnelle indienne = barbant ... ?
Non, pas un seul instant !
Le traitement ici appliqué apporte à la tradition une véritable cure de jouvence et confère donc à ce disque un univers moderne et unique (et a priori facilement accessible à des oreilles
peu habituées) dans lequel il fait bon voyager.
Cette musique est d'autant plus personnelle que l'acolyte de Doug Cox, Salil Bhatt, utilise un instrument crée par lui-même : le mohan veena (sorte de guitare synthèse du veena, ancien
instrument à cordes indien et d’une guitare occidentale, avec 14 cordes de plus, qui se joue avec un slide).
Ajoutez à l'équation les tablas de Ramkumar Mishra et vous obtenez l'un des albums les plus intéressants, dépaysants et envoûtants de l'année 2009.
Merci àMusicmed'offrir l'écoute de ce disque dans son intégralité ! ICI
Tout est là, dans cet énorme et généreux disque qui sera très probablement dans mon TOP-20 de l'année 2009. Dès la première écoute, j'ai reçu la même claque que celle infligée par
l'album éponyme de Baby Charles l'an dernier.
Rien de très novateur dans ce disque, sorti tout droit d'Austin (Texas, USA), dont l'énergie doit beaucoup à celle des Sixteen Horsepowers,
Dirtbombs, Soledad Brothers & Co, mais la magie, à force de sueur et de sincérité, s'impose d'elle-même.
Bref, K.O. debout en un peu plus de trente minutes.
Si vous aimez les artistes précités ainsi que James Brown, Albert King, Buddy Guy, ..., n'hésitez pas un seul instant à vous procurer cet
album !
De très nombreux extraits sont à écouter en boucle sur leur page Myspace et ailleurs ...
01 Saw Mill Man
02 Long Time Now
03 Wino
04 Faded Rose
05 Numb 06 Peggy
07 Cheap Motel
08 Low Low Blues
09 Wrong Time To Be Right
10 Memphis, TN.
11 Under The Snow
12 Outlaw
"La valeur n'attend pas le nombre des années.", ou quelque chose comme ça, dit l'adage.
Pour son premier et dernier album, le vétéran Cast King (âgé de 79 printemps au moment de la sortie de l'album, en 2005, il décèdera malheureusement en 2009), originaire des
collines d'Alabama, réussit avec Saw mill man un véritable tour de force !
30 minutes de bonheur absoluplein de murder
ballads, de déceptions sentimentales et d'alcool, évoquant le meilleur de Johnny Cash et de Hank Williams (ah ! cette
chanson n°08, Low Low Blues)
A ECOUTER en
boucle si vous aimez les deux artistes pré-cités ainsi que la country dite alternative et l'americana au sens large.
Mon disque de folk masculin de la décennie, ni plus, ni moins.
Vous avez le blues !?
Ca tombe bien, moi aussi. Formidable maladie musicale.
Et pour l'entretenir, rien de tel qu'un voyage musical en compagnie de deux de mes bluesmen préférés, les talentueux Buddy Guy & Junior Wells.
Enregistré dans la douleur en 1970 et publié en 1972, Buddy Guy & Junior Wells play the blues est pourtant une des plus belles réussites du genre et vous fera
goûter au blues de la Nouvelle-Orléans, de Géorgie, de Chicago, ...
Malheureusement pas très connu, l'album bénéficie également des apparitions de Dr. John, Eric Clapton et de quelques musiciens du J. Geils Band.
Bref, une formidable escapade musicale, avec l'un des disques de blues que j'ai pratiquement toujours à portée de main, à écouter sans plus tarder (après avoir néanmoins remis les morceaux dans
l'ordre) sur Deezer
A man of many words My baby she left me (She left me a mule to ride) Come on in this house - Have mercy baby T-bone shuffle A poor man' s
plea Messin' with the kid This old fool I don' t know Bad bad whiskey Honeydripper
Merci à Ahmet Ertegun (Wikipedia), fondateur et patron à l'époque d'
Atlantic Records, d'avoir permis cette association !
Hier, l'industrie musicale avait ce grand monsieur, aujourd'hui, elle a Pascal Nègre.
Le formidable article de Thomas sur le fabuleux coffret Picture book des
Kinks m'a donné envie de me replonger, à oreilles perdues, dans l'écoute de trois albums de The Buckinghams, originaires de Chicago, sortis en 1967-1968.
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