JAZZ BLUES & CO
Playlist n°001 (folk, rock indé, ...)
Playlist n° 002 (soul music)
TOP 2008
(mon classement des disques sortis en 2008)

Dans les années 50 et 60, Duke Ellington et Coleman Hawkins s'adonnèrent régulièrement aux plaisirs de collaborations réalisées
avec des musiciens plus jeunes. Par exemple, nous pouvons citer la formidable association Duke Ellington / Max Roach / Charles Mingus qui
nous offrit le classique MONEY JUNGLE en 1962, ainsi que le superbe COLEMAN HAWKINS ENCOUNTERS BEN WEBSTER (1957).

DUKE ELLINGTON MEETS COLEMAN HAWKINS est le seul enregistrement associant ces deux géants du jazz. Nés avec à peine cinq ans d'écart, Ellington et
Hawkins ont en effet mené des carrières parallèles pendant toute l'époque du jazz-swing, mais ne s'étaient jamais retrouvés à travailler ensemble avant cette session de
1962.
Cette dernière se révèle toute aussi surprenante et intéressante que les autres enregistrements collaboratifs évoqués ci-dessus.

Ellington a ici convoqué certains de ses meilleurs caporaux : les saxophonistes Johnny Hodges (alto) et Harry Carney (baritone), le
tromboniste Lawrence Brown et le trompettiste / violoniste Ray Nance.
Coleman Hawkins ne rencontre aucune difficulté à insérer naturellement le jeu robuste de son saxophone ténor. On dirait qu'il a joué toute sa vie avec ces musiciens et cette
union des plus harmonieuses nous fait donc voyager en douceur et avec bonheur à travers une sélection de morceaux ellingtoniens, alternant standards et nouvelles
compositions.

Les moments les plus forts de ce petit bijou sont Mood indigo (parfait véhicule pour le saxophone de Coleman Hawkins), Self-portrait of the bean (pour la petite histoire, la
composition de ce titre ne fut achevée que le jour-même de son enregistrement), ainsi que les touches latines que l'on retrouve sur Limbo jazz et The Rictic.
Comme d'habitude avec Ellington, voici donc un album à (re)découvrir et à écouter sans modération !
Bon jazz !
Commentaires