JAZZ BLUES & CO
Playlist n°001 (folk, rock indé, ...)
Playlist n° 002 (soul music)
TOP 2008
(mon classement des disques sortis en 2008)

Né en 1946 dans l'Illinois, John Prine est l'un des plus grands trésors méconnus de la folk traditionnelle américaine. Personnellement, j'irais même jusqu'à le considérer
comme l'un des acteurs essentiels de ce style musical.
Après avoir passé deux ans dans l'US Air Force, il se fit remarquer, dès la fin des années 60, sur la scène folk de Chicago par Kris Kristofferson qui lui donna l'occasion
d'enregistrer son premier album, JOHN PRINE, en 1971.
Véritable coup de maître, cet album reçut un très bon accueil critique mais ne connut aucun succès commercial. La recherche du succès à tout prix n'étant pas ce qui l'intéressait le
plus, il ne se découragea point et s'évertua à conserver un rythme de production assez élevé tout au long de sa carrière et, au bout de 36 ans de bons et loyaux services rendus au folk,
à la country et à la musique américaine en général, il continue de produire d'excellents albums dont le dernier en date, STANDARD SONGS FOR AVERAGE PEOPLE, sorti cette année a été
réalisé en compagnie du guitariste de bluegrass Mac Wiseman.

Si bien sûr, le meilleur de sa production remonte aux années 1970 (âge d'or de la folk américaine), avec les trois essentiels JOHN PRINE (1971) / SWEET REVENGE (1973) et
BRUISED ORANGE (1978), John Prine est l'un des rares musiciens américains à avoir une carrière parfaitement cohérente sur une durée aussi longue, ne produisant pas
un seul mauvais album.
Peut-être a-t'il pu maintenir cette qualité de production parce qu'il n'a jamais connu de véritable succès commercial. Son album le plus vendu (250000 exemplaires ... c'est ce que vend l'affreux
R. Kelly en moins d'une semaine) est l'excellent THE MISSING YEARS, produit en 1991 par Howie Epstein, de Tom Petty & The
Heartbreakers, avec des collaborations de Bruce Springsteen, Bonnie Raitt et bien sûr Tom Petty.

A noter deux autres très bons albums de John Prine : son LIVE "acoustique" (avant la mode "unplugged") de 1988 et IN SPITE OF OURSELVES (1999) qui lui a
donné l'occasion d'enregistrer en compagnie des plus belles voix féminines de la folk, telles qu'Emmylou Harris, Lucinda Williams, Melba
Montgomery, ...
Reconnu par ses pairs, John Prine a vu nombre de ses compositions reprises par d'autres artistes : Paradise par The Everly Brothers, Hello in
there par Bette Midler & Joan Baez, ...
Bref, John Prine est un des artistes mineurs majeurs de la scène folk américaine et son oeuvre est à (re)découvrir au même titre que la production des années 70 de
Jackson Browne, de Kris Kristofferson, des Little Feat et de Willy Nelson.
La première fois que j'ai écouté la musique, et surtout la voix, de John Prine, j'ai songé à Steve Earle. Et vous !?
Bonne écoute !
Sam Stone
Dear Abby 41
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