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4 avril 2012 3 04 /04 /avril /2012 00:00

http://ecx.images-amazon.com/images/I/51eT2clJq2L._SL500_AA300_.jpg

 

Si vous me suivez depuis un moment, vous savez sans doute déjà que le Gumbo de Dr John est l'un de mes disques de chevet. Il se passe rarement un mois sans que je ne l'écoute.

 

Le bon docteur a désormais 71 ans et il est l'un des seuls vieux musiciens dont j'attends toujours toute nouvelle production avec une excitation de gamin. Pourtant, le dernier vrai bon souvenir que je rattache à Dr John remonte à Duke elegant, il y a déjà plus de dix ans.  Les années 2000 nous ont proposé un Mac Rebennak endormi sur ses lauriers. Ses albums étaient trop lisses, bande-mou, sans le moindre début de folie. En 2010, un semblant de regain de forme semblait pointer le bout de son nez grâce à un bon Tribal qui n'avait pourtant guère passionné la blogosphère d'alors.

 

Quelques incantations plus tard et le fantasque pianiste nous revient cette année avec un Locked down produit par un de ses plus grands admirateurs, Dan Auerbach, le guitariste des Black Keys.

Je ne vais rien vous cacher. J'ai eu très peur lors de la première écoute. J'ai en effet trouvé ce Locked down très formulaïque et sans grande inspiration. Alors, j'ai insisté, en poussant le volume plus fort, et là, miracle, j'ai eu l'impression de retrouver mon Dr John des années 70.

 

La production d'Auerbach, très déférente tout en assimilant et modernisant de nombreuses facettes de la musique du Docteur se met complètement au service de l'artiste et permet ainsi au vieux sorcier de nous offrir sa meilleure consultation depuis fort longtemps, aidé en cela par de très bonnes compositions, notamment Big shot, Kingdom of izzness (avec son "Can I get a witness ?", petit clin d'oeil aux années 60 et à Marvin Gaye), You lie, My children, my angels et God's sure good.

 

Le reste de l'album se révèle également fort agréable et Locked down, au fil des écoutes, s'impose comme une très chouette plongée dans le blues funky et poisseux de la Nouvelle-Orléans, offrant par là-même une véritable renaissance artistique à Dr John.

 

Verdict : 9 / 10

 

Que les Black Keys continuent à publier des albums fort moyens si cela leur permet d'être brillants par ailleurs

 

A noter la présence aux claviers de Leon Michels, de El Michels Affair, fort demandé en ce moment, puisque déjà présent au casting du très beau Faithful Man de Lee Fields.

 

Locked down est en écoute intégrale sur Grooveshark.

 

 

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Published by Thierry - dans NOUVELLE ORLEANS
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commentaires

Thierry 10/04/2012 12:24


Salut Arno, ça fait plaisir de te revoir par ici. Merci au bon Dr John


Je t'avouerai que ce dernier m'a fait un peu peur au moment des films de Scorcese sur le blues. Il apparaissait dans l'un d'entre eux et me semblait vraiment fatigué. Je n'aurais donc pas
vraiment été surpris d'apprendre une mauvaise nouvelle. Musicalement, en tout cas, il nous revient en forme et c'est tant mieux.


Bill Withers, lui, est encore plus âgé (JB & Co, blog de vieux ? ) et est toujours à la retraite. Tant mieux
pour lui !


Merci de ta confiance pour le blues et le folk !


 

Arno 07/04/2012 21:15


Ca faisait longtemps que j'avais plus mis un petit com... mais je vais foncer sur ce Dr John... car depuis que j'avais lu ton arcticle sur le Gumbo de Dr John, devenu aussi pour moi un
indispensable, merci (au meme titre que le Bill Withers au carnegie hall, merci aussi, je l'ai d'ailleurs souvent fais écouté et tout le monde me demande ce que c'est... ), je vais foncer sur cet
album (je pensais meme qu'il était mort!)... La video donne déja très envie. D'ailleurs, j'écoute de plus en plus de blues et folk, ce que je ne faisais pas avant... tu n'y es pas étrangé!