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LYLE LOVETT : Release me (2012)

Publié par Thierry sur 2 Mars 2012, 12:51pm

Catégories : #FOLK et NEO-FOLK

Encore un vieux copain qui revient

 

Même si je l'ai un peu perdu de vue depuis une petite quinzaine d'années, Lyle Lovett est l'un de ces artistes auxquels je m'accroche, quoi qu'il arrive. J'attends chaque nouvel album avec une impatience non feinte.  Si je le trouve moins percutant depuis la fin des années 90 (depuis Step inside this house en 1998, en fait), je ne peux que saluer sa gestion de carrière (si ce n'est les trucs du genre B.O. alimentaire de Toy Story avec Randy Newman) et son éclectisme à toute épreuve.

 

Et cette voix si particulière et identifiable entre mille... Après quasiment 20 ans de pratique, la magie opére toujours sur moi. Aucun signe de lassitude à l'horizon !

 

Il parait que le texan est un chanteur de country.

Bien entendu, la base de sa musique est country, mais il y a toujours incorporé des éléments de jazz, de swing, de blues, de rhythm & blues, de folk, de gospel, de pop, ...

L'étendue de sa palette est bien plus importante qu'il n'y semble de prime abord, mais bon, il a le malheur de porter fort souvent un chapeau de cowboy.

 Il a, de plus, dans ses textes, toujours développé un humour assez fin, décalé et froid, assez différent du schéma de base country, souvent très simple (je caricature un peu, volontairement).

 

J'admire sa gestion de carrière, donc. Je pense qu'il a toujours été, est (et sera ?) intégre et honnête dans sa démarche artistique. Agé aujourd'hui de 54 ans, il n'a jamais cédé aux sirènes du show-business alors qu'il aurait facilement pu se laisser tenter lorsqu'il était marié à l'actrice la plus bankable de l'époque, Julia Roberts. C'est en tout cas pendant cette période amoureuse qu'il a produit deux des albums vers lesquels je retourne toujours : Joshua judges Ruth (1992) et I love everybody (1994).

 

Alors, Release me ?

Et bien, cet album signe la fin de son contrat avec Curb, son label "historique" depuis 25 ans. Au vu du titre et de la pochette, on ne peut pas dire, sur ce coup-là, que le musicien soit très subtil .

Pourtant, s'il témoigne bien, avec ce nouvel album d'un désir d'avancer, de changer, on ne sent aucune aigreur. Non, non, tout se fait en douceur ou presque grâce à un cocktail de chansons fort réussies. Lyle Lovett est simplement heureux de se trouver libéré et de pouvoir réfléchir par lui-même à la manière de distribuer ses oeuvres à venir.

 

J'adore le côté un peu pompier de l'instrumental (adaptation du traditionnel Garfield's Blackberry Blossom) qui ouvre l'album et file parfaitement vers la chanson-titre fort countrysante. Avec White Boy Lost in the Blues, nous avons du Lovett pur jus. Superbe !

Je ne vais pas détailler mon avis chanson après chanson, rassurez-vous.

Je dirai simplement que si j'ai eu un peu de mal à appréhender, lors des premières écoutes, la chanson la plus habillée de l'album (Isn't that so), je l'apprécie désormais beaucoup. Je fonds complètement, comme à la meilleure époque du texan, pour le versant plus acoustique de Release me et des chansons telles Dress of laces et Understand you. Et que dire des très chouettes adaptations du Baby it's cold outside de Ray Charles et du White Freightliner Blues de Townes Van Zandt ?

 

Lyle Lovett apparait en tout cas ici en grande forme, serein et inspiré comme jamais. Et s'il n'y a évidemment aucune surprise, Release me se déguste avec bonheur et délectation.

 

Il est des ruptures bien plus douloureuses. 

 

Verdict : 9 /10

 

Release me est en écoute intégrale sur GS.

 

Pour le plaisir, deux vieux morceaux. 

 

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