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MARK GROWDEN : Lose me in the sand (2011)

Publié par Thierry sur 20 Février 2011, 07:18am

Catégories : #FOLK et NEO-FOLK

SOMBRE ET LUMINEUX

Mon premier trimestre musical 2011 risque d'être fortement ancré dans la musique "traditionnelle" nord-américaine.

Depuis quelques semaines, j'y trouve en effet de nombreuses petites perles.  

Je m'attarderai aujourd'hui sur Lose me in the sand, nouvel album (son dixième), enregistré à Tucson, de Mark Growden.

Je vous avouerai que je l'attendais impatiemment depuis ma découverte, il y a un peu plus d'un mois, de son fabuleux Saint Judas (2010).

Comme souvent avec le folk, et d'autant plus ici où la tracklist alterne entre adaptations (Born to run de Bruce Springsteen, le traditionnel Shady Grove [dont il m'est impossible de me lasser. J'adore par dessus-tout son interprétation par Jerry Garcia & David Grisman], un "mix" étonnant entre l'hymnesque Star-Spangled Banner et le Mercedes Benz de Janis Joplin) et compositions personnelles, l'album n'invente strictement rien.

Cela n'empêche pourtant pas, Lose me in the sand, au même titre que Saint Judas d'être une véritable réussite, un chef d'oeuvre en mode mineur de folk crépusculaire agrémenté de  magnifiques accompagnements au banjo et autres instruments tout ce qu'il y a de plus en plus traditionnels.

Lose me in the sand m'a permis de rapidement faire le deuil de la dernière production kitschesque à souhait d' Iron & Wine, Kiss each other clean (critiques sur Playlist Society, Le Golb).

Autre atout de Lose me in the sand : la voix de Growden, tout en maîtrise et sur le fil en même temps, en parfait accord avec l'ambiance des chansons.

Voix qui évoque  plus souvent qu'à son tour celles d'Eddie Vedder et de Nick Cave.

Voix qui parvient à rendre lumineux les fantômes qui hantent les morceaux.

Lose me in the sand est un exercice, plein d'humanité, de rédemption et de whisky (il n'est d'ailleurs pas étonnant d'apprendre que le musicien a vécu des moments fort troubles par le passé. Il n'a vaincu ses propres démons qu'en  abandonnant quelques temps la musique pour pratiquer un exorcisme par la peinture au cours des années 2000).

Un exercice d'équilibre  instable entre ombre et lumière.

A la première écoute de l'album, mon ressenti m'a instinctivement porté vers le I'm beginning to see the light du grand Hank Williams.

C'est tout le mal que je souhaite à Mark Growden.

Bonne écoute !

(les trois premières chansons sont extraites de notre album du jour) 

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