JAZZ, BLUES & Co

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OTIS TAYLOR : Contraband (2012)

Publié par Thierry sur 28 Février 2012, 06:29am

Catégories : #JAZZ - BLUES - RHYTHM 'N' BLUES

Si le jazz, basé sur l'improvisation par nature, ne connait aucun mal à se renouveler sans cesse, le blues, quant à lui, beaucoup plus figé par essence, rencontre d'énormes difficultés à trouver un second souffle.

Normal, pour une musique quasi-centenaire !

Oh, bien entendu, la scène blues est extrêmement vivante mais 9 fois sur 10, on a affaire à une bouillie, un gros son électrique ou du boogie qui fait impression le temps de quelques écoutes. Bref, pas grand chose de captivant ou de "vrai" (par "vrai", j'entends de la musique blues respectueuse du son du Delta, de l'école de Chicago, ...) à se mettre entre les oreilles depuis déjà pas mal de temps.

Oh, bien entendu, il y a, fort heureusement, quelques exceptions comme Samuel James, Grayson Capps, Memphis Gold, Les Coppeland, Jimmy "Duck" Holmes et ... Otis Taylor mais dans l'ensemble, ça ne fait quand même pas lourd.

 

Otis Taylor revient cette année avec Contraband pour notre plus grand plaisir.

En grande forme, Otis nous propose un album des plus variés, passant de l'électrique à l'acoustique et vice-versa, en touchant à toutes les teintes de la musique noire-américaine (blues, jazz, gospel, boogie, un peu de funk, ...) avec une voix la plupart du temps nonchalante, évoquant très souvent John Lee Hooker (sur l'exceptionnel Bango Boogie Blues) et l'un de mes maîtres à blueser, Taj Mahal (sur le phénoménal 2 or 3 times).

L'album finit énergiquement avec un I can see you're lying électrique et engageant.

 

L'un des multiples atouts de Contraband, en plus de la voix et de la richesse / variété des compositions, est, à mon sens, l'utilisation très fine des percussions, des cuivres et des claviers.

 

Contrabandand n'est sans aucun doute pas le meilleur album de blues de ces dix dernières années (il présente quelques petites faiblesses comme l'agréable mais bien trop gentillet Blind piano teacher, par exemple), il n'est peut-être même pas le meilleur album du musicien (je suis toujours aussi raide de son White African de 2006).

Il n'en demeure pas moins une très belle et audacieuse réussite.

 

Verdict : 8,5 / 10

 

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