JAZZ, BLUES & Co

JAZZ, BLUES & Co

Bienvenue à toutes et tous. Et que vive la musique, tout simplement !


SARABETH TUCEK : Get well soon (2011)

Publié par Thierry sur 7 Avril 2011, 10:25am

Catégories : #FOLK et NEO-FOLK

J'ai croisé la voix de Sarabeth Tucek pour la première fois en 2008 grâce à une compilation MOJO qui proposait une relecture du White Album des Beatles. La jeune américaine y reprenait Good Night dans une ambiance très Cowboy Junkies. Intrigué et appâté, je m'arrangeais pour dénicher son premier album, sorti un an auparavant. 

Sarabeth Tucek était alors instantanément devenu un de mes classiques de chevet au rayon folk-rock.

Inutile donc de vous dire que je me suis précipité sur Get well soon, son tout nouvel opus, dès que je l'ai vu disponible à l'écoute.

Enfanté dans la douleur (mort du père), ce Get well soon reprend les bonnes recettes folk-rock de l'album précédent en les magnifiant. Et c'est peu de le dire.

On y croise des ambiances à la Neil Young en toile de fond quasi-permanente sur les morceaux les plus électriques (WoodenState I am in, Rising, ...) à la Cat Power (sur un Fireman de toute beauté), mais aussi à la  Feist, Kristin Hersh, Emily Jane White, Hope Sandoval (troublante ressemblance vocale) et probablement bien d'autres encore.

On y passe de beautés en merveilles et inversement. Comment ne pas fondre devant des morceaux aussi simples et beaux que Smile for no one et The Doctor, une chanson aussi réussie que Rising ?

Des milliers d'albums de folk au féminin sortent tous les ans, mais à l'heure où est publiée l'insipide nouvelle livraison d'Alela Diane, ce Get well soon, sombre et attachant tout en pariant sur l'optimisme, fait beaucoup de bien là où il passe.

Plus qu'un album simple redite d'un glorieux passé, il se crée, au fil des vignettes, son identité propre et, en dépit de sa lourde thématique, réussit l'exploit de finir sur un morceau, la chanson-titre, on ne peut plus dépouillé et lumineux, qui me donne envie de relancer le disque ce dernier à peine achevé.

Comment en vouloir à une telle réussite, à une telle petite merveille ?

Sur Wooden, Sarabeth a beau carrément piquer la batterie et les riffs du loner  (période Down by the river / Cowgirl in the sand), je ne parviens même pas à être gêné aux entournures. Traitez-moi de faible, la demoiselle peut faire tout ce qu'elle veut (excusez le jeu de mots très facile) !

Get well soon s'est imposé à moi, sans le moindre effort, et ce dès la première écoute. Je suis pourtant assez difficile en folk féminin, probablement en raison du maniérisme affecté qui touche 99 % des productions du genre. Get well soon en est, Dieu merci, totalement dénué. Il s'est offert à moi, tout simplement. Ou est-ce moi qui me suit entièrement ouvert à lui ?

Toujours est-il qu'au bout de 7 passages entre les cages à miel, il se bonifie, tout comme le Coming Home de Maggie Björklund évoqué mardi, alors que tant d'autres disques se dégonflent très rapidement (non, je n'évoquerai pas les albums tristement et honteusement surcôtés de Josh T. Pearson ou de Bill Callahan).

C'est pas fait pour arranger mes affaires tout ça !

Je fais comment, moi, le premier mai, pour caser 10 albums dans mes 5 favoris sans passer pour une girouette ou un rigolo ?

Je vous pose la question alors que la première semaine d'avril n'est même pas encore achevée.

En attendant de résoudre ce dilemme superbe, je ne peux que vous inviter à écouter Get well soon, classique véritable et instantané. Du bonheur, je vous dis !

Allez, hop, direction Deezer ou Spotify. 

Commenter cet article

Archives

Nous sommes sociaux !

Articles récents