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Lundi 12 mai 2008

L'album Dark Undercoat de la jeune musicienne californienne Emily Jane White est sorti il y a déjà un peu plus de 6 mois aux Etats-Unis.  Découvert en janvier 2008 grâce à Internet, cet album m'a fortement troublé dès la première écoute.

Simple clone de Cat Power ou véritable chef d'oeuvre ?

Le verdict ne tarde pas ...
Deux écoutes plus tard, je criais au génie ! Emily Jane White est la nouvelle reine de la folk américaine.

Et après une bonne trentaine d'écoutes, je sais que ce disque m'accompagnera partout, même sur la fameuse île déserte et, quitte à sembler excessif,  je lui accorde le rarissimme 10 / 10.

Dark undercoat est enfin sorti en France il y a quelques semaines. N'hésitez pas à vous le procurer !

En voici 3 extraits :

Wild tigers I have known
 


Bessie Smith (cliquer pour écouter)
Sleeping dead (cliquer pour écouter)

Deezer vout propose l'écoute de l'album dans son intégralité. C'est ICI.

Bonne découverte !
par Thierry publié dans : FOLK et NEO-FOLK (US + GB)
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Jeudi 4 octobre 2007

Pour mon retour par la petite porte des blogs, je vais vous avouer ce jour l'une de mes nombreuses petites faiblesses. 
J'aime en effet sans la moindre retenue la musique d' Alison Krauss.
Cet article est dans les tuyaux depuis le mois d'avril. Je "n'osais" le mettre en ligne, sachant que j'allais m'exposer à des critiques du style : "Mouahhh, il n'aime pas Porcupine Tree et leur musique géniale, il adore Alison Krauss, et il se permet de venir nous faire la leçon... Quelle honte !".

Ce n'est pas très grave. J'assume pleinement. L'actualité brûlante d'Alison m'incite d'autant plus à vous livrer cet article. En effet, d'ici la fin du mois (a priori le 23) doit sortir RAISING SAND, album de duos enregistré par Alison et ... Robert Plant, vous savez, le chevelu de Led Zeppelin. 



J'ai déjà eu l'occasion d'écouter cet album essentiellement constitué de reprises (Tom Waits, Page & Plant, Everly Brothers, ...). Tout simplement somptueux, la fusion ultime. L'un de mes disques de l'année. Classique et classieux. Mais j'y reviendrai, enfin, si j'en trouve le courage d'ici quelques semaines.

N'étant désormais plus le seul ringard à aimer Alison, je me lance ...

J'ai découvert Alison Krauss grâce à un copain d'études qui, en 1993, est rentré d'un séjour aux USA, avec les premiers albums de la demoiselle dans sa valise. 
J'ai immédiatement craqué pour sa voix, et je lui serai éternellemnt reconnaissant de m'avoir permis de découvrir, par "liens", la divine Emmylou Harris.

Depuis 1991, j'ai donc toujours suivi avec beaucoup d'attention l'évolution de la carrière d'Alison Krauss, chanteuse et violoniste de bluegrass et de country, née dans l'Illinois en 1971.

Ayant commencé l'apprentissage du violon dès l'âge de 5 ans, elle participe au disque de son frère Viktor, DIFFERENT STROKES, en 1985, son premier enregistrement. 
Elle sort son premier disque perso en 1987, TOO LATE TO CRY et, depuis 1989, elle joue accompagnée de son groupe, UNION STATION, composé de Dan Tyminski (guitare, chant), Ron Block (banjo, guitare, chant), Jerry Douglas (dobro) et Barry Bales (basse, chant), et a depuis sorti près d'une dizaine d'albums dont les somptueux

et le tout récent A HUNDRED MILES OR MORE : A COLLECTION

Hundred Miles or More: A Collection

En Europe, il faudra attendre le film O' BROTHER WHERE ART  THOU des frères Coen et sa bande originale en 2000, pour que son nom et sa musique commencent quelque peu à se faire entendre.

Bref, un décalage énorme avec les USA où Alison est l'artiste féminine ayant reçu le plus de Grammy Awards. 20 au total ! Et elle n'a que 36 ans.

Comme je le signalais en début d'article, la musique d'Alison Krauss n'est pas follement originale. C'est de plus essentiellement dans les ballades douces et pleines de romantisme sucré que les amateurs de bluegrass connaissent la violoniste chanteuse.

Je n'essaierai pas de convaincre les plus fervents détracteurs de cette musique mais il me faut néanmoins souligner ici que la superbe américaine a réussi le tour de force de redonner, un véritable souffle de vie à une musique complètement ringardisée dans les années 80 et par trop souvent assimilée par le plus gand nombre à la simple opulente poitrine de Dolly Parton (compositrice de grand talent, au demeurant). 

Chez Alison, les racines du bluegrass sont non seulement sauvegardées, mais de plus enrichies d'un apport de country teintée de folk, de rock et de blues, ce qui donne à sa musique un style totalement unique, hybride et complètement regénéré.

De plus, sa voix magnifique, pure et authentique, tout en étant parfaitement maîtrisée, lui permet moult modulations et subtilités vocales qui devraient charmer l'oreille des mélomanes les plus exigeants (ça, c'est pas gagné ...).

Bref, si vous ne connaissez pas encore la discographie d' Alison Krauss, n'hésitez pas à y plonger les yeux fermés (non, il faudrait être malade !), et ce, même si vous n'avez que peu d'affinités avec le monde du country-folk.

Sa musique est tout simplement belle et universelle.

Et comme il n'y a pas de mal à se faire du bien ...

 

Down in the valley

avec Doc Watson, Ricky Scaggs

 

 

Sawing on the strings

 

Molly Ban

avec The Chieftains

par Thierry publié dans : FOLK et NEO-FOLK (US + GB)
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Vendredi 15 juin 2007



La fréquentation de l'album LIVE IN DUBLIN de Bruce Springsteen m'a donné envie de me replonger dans le monde de la musique folk qu'elle soit nord-américaine ou britannique. 

Après vous avoir parlé de John Prine hier, je vais donc vous présenter aujourd'hui Leon Rosselson. Je dois vous avouer qu'au contraire de John Prine dont je possède pratiquement toute la discographie, je ne connais que deux disques de l'ami Leon : SONGS FOR SKEPTICAL CIRCLES (1967) et THE WORLD IS HUGGA MUGGA CHUGGA ... (1971)

Entamée au début des années 60, sa carrière court sur les cinq dernières décennies (son dernier album en date serait a priori HARRY'S GONE FISHIN' sorti en 2000) et sa discographie fait de lui un des compositeurs les plus respectés de la folk anglaise au même titre que Bert Jansch, Martin CarthyNick Drake, Richard Thompson, John Kirkpatrick, Dick Gaughan, Billy Bragg et bien d'autres encore !

Je ne sais pas grand chose de Leon Rosselson que j'ai découvert complètement par hasard, il y a 5 ou 6 ans, chez des amis, au détour d'une compilation de musique folk présentant entre autres deux chansons extraites du très beau THE WORLD IS HUGGA MUGGA CHUGGA ... Les voici.

Coming home to you 

Do you remember 

N'ayant pas envie de Wikipédier, je m'en tiendrai ce soir à la simple présentation de quelques autres chansons de ce formidable troubadour dont l'univers n'est pas sans rappeler celui de Donovan.

Bonne écoute !

Dead men never die 

Procreation
publié dans : FOLK et NEO-FOLK (US + GB)
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Jeudi 14 juin 2007

 

Né en 1946 dans l'Illinois, John Prine est l'un des plus grands trésors méconnus de la folk traditionnelle américaine. Personnellement, j'irais même jusqu'à le considérer comme l'un des acteurs essentiels de ce style musical.

Après avoir passé deux ans dans l'US Air Force, il se fit remarquer, dès la fin des années 60, sur la scène folk de Chicago par Kris Kristofferson qui lui donna l'occasion d'enregistrer son premier album, JOHN PRINE, en 1971.

Véritable coup de maître, cet album reçut un très bon accueil critique mais ne connut aucun succès commercial. La recherche du succès à tout prix n'étant pas ce qui l'intéressait le plus, il ne se découragea point et s'évertua à conserver un rythme de production assez élevé tout au long de sa carrière et, au bout de 36 ans de bons et loyaux services rendus au folk, à la country et à la musique américaine en général, il continue de produire d'excellents albums dont le dernier en date, STANDARD SONGS FOR AVERAGE PEOPLE, sorti cette année a été réalisé en compagnie du guitariste de bluegrass Mac Wiseman.


John Prine  Sweet Revenge  Bruised Orange


Si bien sûr, le meilleur de sa production remonte aux années 1970 (âge d'or de la folk américaine), avec les trois essentiels JOHN PRINE (1971) / SWEET REVENGE (1973) et BRUISED ORANGE (1978), John Prine est l'un des rares musiciens américains à avoir une carrière parfaitement cohérente sur une durée aussi longue, ne produisant pas un seul mauvais album.

Peut-être a-t'il pu maintenir cette qualité de production parce qu'il n'a jamais connu de véritable succès commercial. Son album le plus vendu (250000 exemplaires ... c'est ce que vend l'affreux R. Kelly en moins d'une semaine) est l'excellent THE MISSING YEARS, produit en 1991 par Howie Epstein, de Tom Petty & The Heartbreakers, avec des collaborations de Bruce Springsteen, Bonnie Raitt et bien sûr Tom Petty.


The Missing Years


A noter deux autres très bons albums de John Prine : son LIVE "acoustique" (avant la mode "unplugged") de 1988 et IN SPITE OF OURSELVES (1999) qui lui a donné l'occasion d'enregistrer en compagnie des plus belles voix féminines de la folk, telles qu'Emmylou Harris, Lucinda Williams, Melba Montgomery, ...


Live  In Spite of Ourselves 

Reconnu par ses pairs, John Prine a vu nombre de ses compositions reprises par d'autres artistes : Paradise par The Everly Brothers, Hello in there par  Bette Midler & Joan Baez, ...

Bref, John Prine est un des artistes mineurs majeurs de la scène folk américaine et son oeuvre est à (re)découvrir au même titre que la production des années 70 de Jackson Browne, de Kris Kristofferson, des Little Feat et de Willy Nelson

La première fois que j'ai écouté la musique, et surtout la voix, de John Prine, j'ai songé à Steve Earle. Et vous !?

Bonne écoute !

Sam Stone

Dear Abby 41 

Often is a word I seldom use 

Sabu visits the twin cities alone

The hobo song 

Speed of the sound of loneliness
(avec Nanci Griffith)




Paradise (3'40) + 3 minutes d'interview + Donald & Lydia

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Jeudi 31 mai 2007

 

Nourrie au blues et au gospel, Ruthie Foster, originaire du Texas, est une artiste complète, malheureusement complètement inconnue et sous-sous-sous médiatisée en notre patrie hautement culturelle. 

Je vous avouerai que je ne la connaissais pas il y a une semaine, je suis désormais fou de sa musique.

Ses chansons se révélent être de formidables synthèses de blues, gospel, folk, pop, soul, pleines de spiritualité et d'émotions. Sa voix, instrument à part entière, lui permet d'être régulièrement comparée à des aînées aussi illustres qu' Aretha Franklin, Ella Fitzgerald, Shawn Colvin, Big Mama Thornton ou encore Mahalia Jackson

Si ce type de comparaisons est bien entendu toujours très osé et souvent très peu justifié (il suffit de penser à Joss Stone, pur produit commercial, par exemple), force m'est d'admettre qu'il faut bien sûr émettre quelques réserves quant à la véracité de ces comparaisons, mais que Ruthie Foster est bel et bien l'un des plus beaux diamants bruts que mes oreilles ont rencontré depuis le changement de millénaire.

RUTHIE FOSTER: Full Circle    RUTHIE FOSTER: Crossover

Artiste sans frontière musicale, elle a pourtant vu son talent limité au territoire du Texas pendant de longues années (elle a déjà 42 ou 43 ans). A la fin des années 90, ses deux premiers albums, FULL CIRCLE (1997) et CROSSOVER (1999), lui ont permis d'atteindre le statut de vedette locale, mais sans parvenir à dépasser les frontières de l'état.

RUTHIE FOSTER: Runaway Soul

2002 fut l'année de la reconnaissance nationale pour Ruthie, tant au niveau de la critique que de la réussite commerciale, grâce au formidable RUNAWAY SOUL, véritable petit bijou, sans conteste l'un des albums de l'année grâce à des morceaux tels que Walk on, Home, Hole in my pocket ou encore Ocean of Tears.  Un album essentiel pour tous les amoureux de blues et soul acoustiques.



Passionnée de scène, la musicienne nous propose en 2004 l'album STAGES, compilation "en concert" de ses trois premiers albums.

Véritablement ancrée dans les plus pures traditions américaines, la musique de Ruthie Foster ne risque malheureusement pas de toucher un public important en Europe. Ne parlons même pas de la France ...




A moins que le somptueux THE PHENOMENAL RUTHIE FOSTER, qui s'est classé à la quatrième position du classement blues aux Etats-Unis, ne vienne remettre les pendules à l'heure.

Si vous avez une vingtaine de minutes à accorder à cette grande dame de la musique noire américaine, n'hésitez pas à écouter ces chansons, capturées, en concert acoustique (guitare + voix [le dernier morceau est même complètement a cappella]) à New York en janvier dernier.


Real love




Small town blues





Woke up this morning





Extraits de THE PHENOMENAL RUTHIE FOSTER :

Up above my head (there's music in the air)





Harder than the fall





People grinnin' in your face (gospel)



Et spécialement, pour ma p'tite Graguette :

I don't know what to do with my heart
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