Pour mon retour par la petite porte des blogs, je vais vous avouer ce jour l'une de mes nombreuses petites faiblesses.
J'aime en effet sans la moindre retenue la musique d' Alison Krauss.
Cet article est dans les tuyaux depuis le mois d'avril. Je "n'osais" le mettre en ligne, sachant que j'allais m'exposer à des critiques du style : "Mouahhh, il n'aime pas Porcupine Tree et leur
musique géniale, il adore Alison Krauss, et il se permet de venir nous faire la leçon... Quelle honte !".
Ce n'est pas très grave. J'assume pleinement. L'actualité brûlante d'Alison m'incite d'autant plus à vous livrer cet article. En effet, d'ici la fin du mois (a priori le 23) doit sortir
RAISING SAND, album de duos enregistré par Alison et ... Robert Plant, vous savez, le chevelu de Led Zeppelin.

J'ai déjà eu l'occasion d'écouter cet album essentiellement constitué de reprises (Tom Waits, Page & Plant, Everly
Brothers, ...). Tout simplement somptueux, la fusion ultime. L'un de mes disques de l'année. Classique et classieux. Mais j'y reviendrai, enfin, si j'en trouve le courage d'ici
quelques semaines.
N'étant désormais plus le seul ringard à aimer Alison, je me lance ...
J'ai découvert Alison Krauss grâce à un copain d'études qui, en 1993, est rentré d'un séjour aux USA, avec les premiers albums de la demoiselle dans sa
valise.
J'ai immédiatement craqué pour sa voix, et je lui serai éternellemnt reconnaissant de m'avoir permis de découvrir, par "liens", la divine Emmylou
Harris.
Depuis 1991, j'ai donc toujours suivi avec beaucoup d'attention l'évolution de la carrière d'Alison Krauss, chanteuse et violoniste de bluegrass et de country, née dans l'Illinois en 1971.
Ayant commencé l'apprentissage du violon dès l'âge de 5 ans, elle participe au disque de son frère Viktor, DIFFERENT STROKES, en 1985, son premier
enregistrement.
Elle sort son premier disque perso en 1987, TOO LATE TO CRY et, depuis 1989, elle joue accompagnée de son groupe, UNION STATION, composé de Dan
Tyminski (guitare, chant), Ron Block (banjo, guitare, chant), Jerry Douglas (dobro) et Barry Bales (basse, chant), et a depuis sorti près d'une dizaine d'albums dont
les somptueux
et le tout récent A HUNDRED MILES OR MORE : A COLLECTION
En Europe, il faudra attendre le film O' BROTHER WHERE ART THOU des frères Coen et sa bande originale en 2000, pour que son nom et sa musique
commencent quelque peu à se faire entendre.
Bref, un décalage énorme avec les USA où Alison est l'artiste féminine ayant reçu le plus de Grammy Awards. 20 au total ! Et elle n'a que 36 ans.
Comme je le signalais en début d'article, la musique d'Alison Krauss n'est pas follement originale. C'est de plus essentiellement dans les ballades douces et
pleines de romantisme sucré que les amateurs de bluegrass connaissent la violoniste chanteuse.
Je n'essaierai pas de convaincre les plus fervents détracteurs de cette musique mais il me faut néanmoins souligner ici que la superbe américaine a réussi le tour de
force de redonner, un véritable souffle de vie à une musique complètement ringardisée dans les années 80 et par trop souvent assimilée par le plus gand nombre à la simple opulente poitrine de
Dolly Parton (compositrice de grand talent, au demeurant).
Chez Alison, les racines du bluegrass sont non seulement sauvegardées, mais de plus enrichies d'un apport de country teintée de folk, de rock et de blues, ce qui
donne à sa musique un style totalement unique, hybride et complètement regénéré.
De plus, sa voix magnifique, pure et authentique, tout en étant parfaitement maîtrisée, lui permet moult modulations et subtilités vocales qui devraient
charmer l'oreille des mélomanes les plus exigeants (ça, c'est pas gagné ...).
Bref, si vous ne connaissez pas encore la discographie d' Alison Krauss, n'hésitez pas à y plonger les yeux fermés (non, il faudrait être malade !), et ce, même si
vous n'avez que peu d'affinités avec le monde du country-folk.
Sa musique est tout simplement belle et universelle.
Et comme il n'y a pas de mal à se faire du bien ...
Down in the valley
avec Doc Watson, Ricky Scaggs
Sawing on the strings
Molly Ban
avec The Chieftains
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