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LA MUSIQUE DE MA VIE

Samedi 7 août 6 07 /08 /Août 00:13

Âmes sensibles, passez votre chemin !

Je vais faire un coming-out musical dans moins de deux secondes. Oui, j'ai toujours aimé la musique de John Mellencamp, pas toujours très fine, je suis le premier à l'admettre, mais dont la sincérité et le côté direct fonctionnent à 100 % sur moi.   

C'est grave, Docteur ?

Je suis tombé dans le piège mellencampien à 14 ans, en 1987.

 null 

A l'époque, chez mes parents, je regardais encore la télé et, pendant quelques semaines, cette année-là, M6 la petite chaîne musicale (sic ...) qui montait, diffusait régulièrement une publicité pour des concerts donnés par un certain John Mellencamp pour accompagner la sortie d'un album intitulé The Lonesome Jubilee. La chanson qui passait derrière, c'était Paper on Fire. Quelques notes et la voix, qui était complètement différente de ce que j'écoutais alors (Top 50, NRJ & Co) ont suffi à me rendre accro.

Aucune cure de désyntox ne s'est révélée à ce jour efficace. Le charme rugueux du chanteur, guitariste, acteur, compositeur, réalisateur et artiste-peintre américain né le 7 octobre 1951 à Seymour, Indiana, USA opère toujours aujourd'hui. 

Inutile de vous dire, donc, que l'adorateur du folky-rockeur John Mellencamp que je suis ne peut qu'être heureux de la publication de ce coffret 4 CD et de ses 54 chansons qui sont, pour la plupart des vignettes de bonheur purement terrestre. Pas de vrais inédits au programme, mais bien entendu les plus grandes chansons de l'artiste et des tas de petites surprises (démos et nouvelles versions).

7609 ?

1976-2009, soit 33 ans d'une carrière exemplaire et sans compromission (Wiki).

Et même 34 ans, puisque son prochain (très bon) album, No Better Than This  sort le 17 août aux Etats-Unis et le 30 en France (?). Tout à fait entre nous, il est déjà disponible chez tous les vendeurs de beurre chers à Pascal N.

On aime ou on n'aime pas le Little Bastard, le Cougar, le Cougar Mellencamp ou le Mellencamp, mais il est très dur de contester le fait qu'il est l'un des derniers artistes "grand public" (il a tout de même eu quelques chansons n° 1 [ou alors très bien classées] (Jack & Diane, Hurts so good, R.O.C.K. in the U.S.A. (A Salute to '60s Rock), Pink Houses, Authority Song, Paper in Fire) aux US of A dans les années 80) à avoir refusé de céder complètement aux sirènes du show-business.

 null 

S'il jouit d'une excellente réputation auprès des "initiés", il n'a jamais véritablement percé en dehors du territoire nord-américain (et même là-bas, ça doit faire une petite quinzaine d'années que ses chiffres de ventes sont sur le déclin).

Et s'il n'a jamais publié d'album ultime ou "référence" (du moins pour les autres, parce que personnellement, qu'est-ce que j'ai pu les écouter les Uh-Huh (1983), Scarecrow (1985), American Fool (1982 - un de ses albums que j'aime le moins, efficace sur quelques chansons, dont bien évidemment Jack & Diane et Hurts So Good, mais qui a du mal à tenir la distance), The Lonesome Jubilee (1987), Big Daddy (1989), Whenever We Wanted (1991), Human Wheels (1993), Dance Naked (1995), Mr Happy Go Lucky (1996), Freedom Road (2007), Life Death Love & Freedom (2008) que j'évoquais déjà ICI  !) sur la longueur, je ne me lasse pas de ses compositions. A échelle humaine, elles n'ont jamais cherché à transcender. Il raconte ses histoires, le John, il parle de ses coups de gueule politiques, aussi, il s'investit même très souvent (il est par exemple à l'origine du premier Farm Aid avec Neil Young & Willie Nelson, au milieu des années 1980).

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OK, il n'a pas la stature d'un Bruce Springsteen, par exemple. Et c'est peut-être tant mieux. Bruce, depuis The Ghost of Tom Joad, à l'exception de We Shall Overcome: The Seeger Sessions, il m'ennuie profondément ..., tandis que John Mellencamp, en dehors de quelques compositions avec trop de "lalalalalala", a toujours su excellement mener sa barque, sans putasserie, offrant sans relâche des chansons-tranches de vies humaines et rurales, douces ou musclées, s'aventurant même parfois dans des albums plus "urbains", quitte à déstabiliser quelque peu son public fidèle (Human Wheels ou Mr Happy Go Lucky [qui comporte même quelques enregistrements avec des "boucles"], par exemple).

Vous l'aurez compris, j'adore le Mellencamp, personnage un peu à part, croisement réussi entre un Springsteen mal dégrossi, plus rugueux, et un Steve Earle qui n'a pas fait de séjour en prison. Même qu'en vieillissant, sa voix prend parfois de plus en plus une texture dylanienne, comme sur le joyau Easter Eve du très prochain No Better Than This.

Et en plus, ses chansons ont sur moi un effet madeleine.

Ah, mes jeunes années "folk-rock" : Neil Young, John Mellencamp, les premiers albums de Bob SegerVic ChesnuttTom Petty.

Même pas honte ! 

Allez, quelques vidéos pour la route !

Et à tout Seigneur, tout honneur ...

Paper in fire :

Get a leg up :

Jack & Diane :

Wild night (avec Me'Shell Ndegeocello, reprise de Van Morrison) :

Authority Song : 

Rain on the scarecrow :

 

Par Thierry - Publié dans : LA MUSIQUE DE MA VIE
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Samedi 26 décembre 6 26 /12 /Déc 00:20


extrait de Flirted with you all my life :

“When you touched a friend of mine I thought I would lose my mind

But I found out with time that really, I was not ready, no no, cold death

Oh death, I’m really not ready.”

Et pourtant ...


Allez, merci pour tout, Vic


Rustic city fathers :



James Brown, Oscar Peterson, Vic Chesnutt : la malédiction de Noël continue.
Par Thierry - Publié dans : LA MUSIQUE DE MA VIE
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Mardi 15 septembre 2 15 /09 /Sep 07:36



Jusqu'à octobre 1990, la musique ne signifiait pas grand chose pour moi. C'était NRJ, RTL en journée, RFM, Le 6-9 d'Arthur sur Fun Radio, France Infos ...

A cette époque, mes cinq albums préférés étaient :
*Off the wall, de Michael Jackson
*Introducing the hardline according to Terence Trent d'Arby, du dit TTDA
*Let love rule, de Lenny Kravitz
*Tres hombres, de ZZ Top
*Black celebration, de Depeche Mode





Pas trop honteux, mais bon, en dehors de ça, j'écoutais énormément d'horreurs sans nom.

Entre 1984 et 1987, j'apprenais même par coeur les classements du TOP-50 plutôt que mes leçons d'histoire-géo et de physique-chimie (deux des matières dans lesquelles je me ramassais le plus de tôles).

En septembre 1990, le bac obtenu presque par miracle quelques mois plus tôt, je décide alors de quitter l'étouffant giron familial et de "tenter" ma chance à Lille, en première année de pharmacie (c'est surtout que ces études ne se suivaient pas dans le valenciennois et que l'éventualité d'avoir un pharmacien dans la famille flattait l'orgueil de mon père).

A 17 ans, on est forcèment influençable et je me laisse donc entraîner dans quelques fêtes étudiantes.

Vers la fin octobre, je rentre de l'une d'entre elles un peu avant 2 heures du matin et, en regagnant mon cagibi d'étudiant, j'allume la radio pour connaître le résultat d'un match de foot (sport que je suivais encore à l'époque).

RTL ... (J'apprendrai plus tard qu'il s'agit des Nocturnes de Georges Lang).

2 chansons s'enchaînent avant la trompette du flash infos : Like a hurricane & After the gold rush, de Neil Young. Je bloque complètement ...

Surtout sur After the gold rush.



C'est qui ce gars-là, qui ne sait même pas chanter et pourtant m'émeut au plus haut point ?



Ma vie musicale bascule à cet instant.

Mon année de pharmacie se déroule en dilettante et un confrère m'invite chez lui pour écouter la collection des vinyles de Neil Young appartenant à son père.
Ce dernier, voyant que j'apprécie ce qu'il considère comme étant les pièces maîtresses de sa discothèque se décide alors à me faire écouter et à me copier sur K7 (vous n'avez jamais fait ça, ignorants pro-Hadopiens ? ) des dizaines et des dizaines d'albums de blues (John Lee Hooker, John Mayall, ...), de jazz (essentiellement Miles Davis, Thelonious Monk, du "New Orleans Sound" à la King Olivier et Louis Armstrong,  et Duke Ellington), et de folk américain et anglais des années 70 (pour la plupart assez confidentiels).

C'est très probablement la découverte de toutes ces pépites d'un autre âge qui me permet, Dieu merci, d'échapper à la majorité de la production gruge et à l'émergence de l'indie.
Vous comprenez ainsi d'où viennent mes lacunes et mon rejet quasi-total de ces domaines.

En février 1993, commençant à avoir fait le tour de toutes les K7 enregistrées par le père de mon ancien collègue, je décide de m'inscrire à la Bibliothèque Municipale.
La Caverne d'Ali Baba ...
Plus de 15000 CD m'attendent, moi, mes oreilles et mon enregistreur.

Je commence bien entendu par emprunter les albums de Neil Young en CD en essayant d'éviter soigneusement ses années 80.

Puis viennent les Beatles, les Rolling Stones, les Smiths, Simon & Garfunkel, Leonard Cohen et beaucoup de musique du monde.
Du bonheur ...

Un samedi après-midi de mai 1993, la discothèque était bondée. Je dépose mes emprunts précédents (dont Bridge over troubled water et un album de Fela) à l'entrée et me résoud donc, devant l'affluence, à me contenter des CD préclassés dans les bacs des "rendus du jour".

En fouillant, je suis attiré par deux pochettes au graphisme assez particulier.

Il s'agit de deux albums d'un gars dont je n'ai jamais entendu parler, ni d'Eve ni d'Adam.

Allez, je me laisse tenter et les emprunte.

Ma main de Dieu à moi ?

L'un de ces deux albums fera, dès sa première écoute, une entrée fracassante dans mon TOP-ALBUMS et la paire me permettra de rencontrer l'un des artistes dont je suis encore aujourd'hui la carrière avec passion.

Son dernier album, At the cut, publié il y a quelques semaines aux USA et qui devrait sortir la semaine prochaine dans notre vieille Europe, est d'ailleurs une véritable petite merveille.



Allez, les fans l'auront deviné, ce mystérieux chanteur n'est autre que Vic Chesnutt.



Les deux albums empruntés à la Bibliothèque en ce mois de mai 1993 sont West of Rome et ...

Par Thierry - Publié dans : LA MUSIQUE DE MA VIE
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