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Mercredi 14 mai 2008

 




Fabuleux groupe anglais qui nous propose du blues qui semble tout droit sorti du Chicago des années 60 et 70.

Album : This is hip (2007)
(découvert grâce à Internet en novembre 2007)

Tracklist :
This is hip
(cliquer pour écouter)
Ring around my heart
Let me explain
Gypsy woman
I'm ready
Stockyard blues
Blue coat man
Oh yeah(cliquer pour écouter)
Crawling kingsnake
Call my job(cliquer pour écouter)
Screaming and crying(cliquer pour écouter)
I've got my brand on you

A écouter le matin, pour commencer la journée en remuant la tête de haut en bas, "boogie style". Dans le métro, c'est toujours assez remarquable !

Ma note : 08/10




Bonne découverte !
par Thierry publié dans : BLUES
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Vendredi 8 juin 2007

Fruteland Jackson

Fruteland Jackson ... est un immense gaillard d'une bonne cinquantaine d'années (il est né en 1953 dans l'Etat du Mississippi)  qui nous propose du blues et de la musique américaine d'une beauté stupéfiante depuis déjà plus de 15 ans. Son nouvel album, TELL ME WHAT YOU SAY, sorti il y a deux mois, ne déroge pas à la règle et s'est installé tranquillement tout en haut de mon hit-parade 2007, en compagnie du LIVE IN DUBLIN de Bruce Springsteen.

Ces deux albums sont là pour nous rappeler que la musique a une histoire et de vraies racines et surtout que pour s'inscrire dans la durée, elle doit, non seulement ne pas trouver sa base dans de gros "coups commerciaux", mais aussi essayer d'être la plus naturelle possible. 
Je suis tout à fait conscient d'être un peu / beaucoup incohérent avec mon propre classement. Bien sûr, j'ai mis 4 ou 5 étoiles à des albums comme ceux d' Amon Tobin, Of Montreal ou LCD Soundsystem. Ces albums sont très bien en soi, mais ... qui aura véritablement envie de s'y replonger d'ici quelques années, peut-être même d'ici quelques mois à peine ? 
Bon ok, le Tobin est formidable, mais quitte à choisir entre lui et Fruteland Jackson, c'est sans hésitation que je choisirai le père Jackson.

En plus d'être un musicien accompli, ce dernier s'est investi d'une mission. 

"Activiste du blues", comme il aime à se décrire,  il essaye de diffuser aux plus jeunes, à travers des cours, l'histoire de sa musique si triste et pourtant fondamentalement joyeuse. 




Le genre, on le sait, remonte à la tradition des griots africains et aux chants psalmodiés dans les cales des négriers. Le Congrès américain a néanmoins décidé d'en fêter le centenaire et a même décrété 2003 "année du blues" ! 

Reconnaissance tardive du peuple états-unien à la nation noire ? Ou enterrement de première classe ? 

Je ne saurai trop me prononcer. En effet, si on en reste au plan strictement musical, le blues semble depuis une dizaine d'années, connaître un véritable renouveau grâce à des musiciens tels que notre ami, donc, ou Corey Harris, Lucky Peterson, Mighty Mo Rodgers, et bien d'autres encore.  Tous, chacun à leur manière, essaient de faire mentir cette idée reçue selon laquelle le blues ne serait qu'un club de musiciens disparus, parmi lesquels Robert Johnson, Muddy Waters et Howlin' Wolf.

Par contre, certains "détails" me laissent à penser que ce sont encore et toujours les "Blancs" qui tirent les ficelles. En effet, pour la série de sept films produite par Martin Scorsese et intitulée THE BLUES, on aurait pu imaginer que Spike Lee, John Singleton ou quelque autre cinéaste noir nous offre son regard sur ce pan de l'histoire noire-américaine. Ce ne fut pas le cas. Les films furent signés, notamment, de Scorsese lui-même, Wim Wenders, Clint Eastwood et Marc Levin. Vision blanche stéréotypée de la musique noire ou reconnaissance véritable ? Que chacun se fasse son avis.

Essayons néanmoins de rester positif et considérons uniquement le blues sous son aspect musical. Force est de consater que, éclaté en de multiples sous-genres, tels que le country blues, le blues-rock ou le zydéco (mélange louisianais de patois du 17ème siècle et d'accordéon), le genre est plus vivace que jamais. 



Il est d'autant plus vivace quand il retrouve ses racines. Constatation qui me permet de revenir à notre artiste du jour, Fruteland Jackson. Excusez-moi pour cette longue digression.

Fruteland est donc l'un des plus dignes représentants du blues américains et essaie de perpétuer la vitalité du blues acoustique en déclinant une musique en même temps traditionnelle et contemporaine, celle des champs de cotons le long du Delta et celle du Piedmont (je vous parle prochainement de John Dee Holeman !). 
Après divers métiers, c'est seulement au milieu des années 80, en triant la collection de vieux 78 tours de son père, qu'il découvre et s'immerge véritablement dans la "musique du diable". Une véritable révélation qui le pousse même à apprendre cette musique en auto-didacte grâce aux oeuvres de Robert Johnson, Johnny Shines, Howling Wolf, Muddy Waters, ...

La vie de Fruteland Jackson ne serait désormais plus jamais la même. La mienne non plus, d'ailleurs.


Blues 2.0


Je vous recommande bien entendu grandement la fréquentation des albums de Fruteland Jackson :

I CLAIM NOTHING BUT THE BLUES (2000) 
BLUES 2.0 (2003)
TELL ME WHAT YOU SAY (2007)

  Tell Me What You Say

Voici d'ailleurs trois extraits de ce nouvel album, dont une superbe "adaptation" (I won) au piano de Me and the devil, interprétée à l'origine par le père du blues du Delta, Robert Johnson, ainsi qu'une reprise de l'universel You are my sunshine.

Bonne écoute !

My baby left me all alone 

I won 

You are my sunshine 

Tell me what you say

publié dans : BLUES
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Mardi 5 juin 2007

Pianiste pionnier du boogie-woogie, Jimmy Yancey a commencé sa carrière en jouant dans d'innombrables clubs de la région de Chicago entre 1915 et mai 1939, date à laquelle il fut repéré par un petit label qui lui donna l'occasion deux morceaux. Cet enregistrement lui valut d'être signé par le label Victor pour lequel il enregistra alors des albums complets.

Notons que Yancey fut le premier artiste de boogie-woogie à enregistrer des morceaux "en solo". Ce fait de gloire ne lui permit néanmoins jamais de vivre pleinement de son art, et il dut conserver son travail jusqu'à sa mort pour pouvoir subsister à ses besoins.

Après quelques albums chez Victor, Yancey signa successivement chez Solo ArtOKeh et Bluebird.

Dans la famille Yancey, je voudrais ... Madame Yancey !

En effet, Jimmy enregistra des albums en compagnie de son épouse, Estelle "Mama" Yancey et ils se produisirent d'ailleurs ensemble sur la scène du Carnegie Hall en 1948.

Si Jimmy Yancey ne disposait certes pas d'une technique "flamboyante", sa main gauche, imprévisible, lui permettait de tenir en haleine un public qui ne savait jamais ce qu'elle allait lui offrir.

Parmi les personnes qu'il a le plus influencées, on retrouve de grands noms tels que Meade "Lux" Lewis, Pinetop Smith, Albert Ammons et, bien évidemment, Professor Longhair

Allez, quelques extraits pour vous faire une idée !

Bonne écoute ... 

Mournful blues

Monkey woman blues (avec Mama Yancey)

publié dans : BLUES
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Dimanche 27 mai 2007

Né en 1936 dans le Tennessee et marqué dès son plus jeune âge par le son du blues qu'il écoute à la radio, et plus particulièrement par Howlin' Wolf, Sonny Boy Williamson et Little Walter, Wallace Coleman fréquente, dès le milieu des années 50, en tant que spectateur uniquement, les scènes musicales de Cleveland.  

Fortement inspiré par les disques de Little Walter et de Jimmy Reed, il se tourna très rapidement vers l'harmonica dont il devint l'un des plus valeureux représentants, interprète au "phrasé" inventif et original, digne de plus grands maîtres du Chicago Blues. Mais pour ses amis et collègues uniquement. En effet, même s'il devint ami avec des légendes du blues telles que Jimmy Reed, Muddy Waters et Elmore James (les clubs de Cleveland ne pouvaient acueillir plus de 100 personnes et favorisaient donc un contact facile entre les musiciens et les spectateurs), il ne se produisit pas sur scène avant l'âge de 51 ans !



Sa première expérience scénique se fit au sein du groupe de Guitar Slim. Lors d'un concert, un spectateur, qui n'était autre que Robert Jr Lockwood (j'essaierai de vous parler de lui prochainement), le "parrain du blues de Cleveland", fut impressionné par le jeu époustouflant de Wallace Coleman et lui proposa immédiatement un contrat. 

Ainsi commença, en 1987, une association de 10 ans qui amena Coleman à jouer à travers tous les Etats-Unis, au Canada, et même en dehors du continent américain. Fort de cette nouvelle expérience, le musicien forma son propre groupe, le Wallace Coleman Blues Band, en 1996,  et quitta la bande à Lockwood un an plus tard afin de voler de ses propres ailes.

Dès lors, Wallace Coleman eut la possibilité d'enregistrer des albums sous son propre nom, dont les formidables WALLACE COLEMAN, en 1997, et STRETCH MY MONEY en 2000.


Wallace Coleman


Bonne écoute !

Off the wall
 

Black spider 

Temperature
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Lundi 21 mai 2007










publié dans : BLUES
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