Pages

Présentation

cliquez

  

 

  Blogarama - The Blog Directory

La carte des blogueurs

 

Locations of visitors to this page Il y a actuellement  3  personne(s) sur ce blog
Top classements des meilleurs blogs weblogs
 


BLUES

Mercredi 21 février 2007

 

Champion Jack Dupree, né William Thomas DUPREE, est un pianiste né à la Nouvelle Orléans en 1910. Après une carrière dans le milieu de la boxe, d'où l'épithète "Champion", il enregistre ses premiers disques en 1940 et obtient de nombreux succès dès 1944 après s'être installé à New York. Son chemin musical l'aménera à cotoyer les plus grands  noms de l'époque : Brownie McGhee et Sonny Terry, Sticks Mc Ghee, Mickey Baker, Larry Dale... 

Alors en plein succès, il décide de s'installer en Europe à partir de 1959, en Angleterre, où il continuera à enregistrer de très nombreux albums.

Il retournera à la Nouvelle-Orleans en 1990 afin de prendre part au New Orleans Jazz and Heritage Festival, l'une de ses toutes dernières prestations scèniques, puisqu'il décédera en janvier 1992 en Allemagne.

De sa pléthorique discographie, on retiendra l'exceptionnel Blues from the gutter (1958) et les non moins fantastiques Cabbage greens (1963), Blues for everyone (1969) et Walking the blues (1970).

Un extrait de Blues from the gutter :

Nasty Boogie

et une petite vidéo (avec une brillante apparition de Jacques Martin en bonus) 

 

DISCOGRAPHIE DETAILLEE sur le site :
Par Thierry
Ecrire un commentaire - Voir les 6 commentaires - Recommander
Vendredi 23 février 2007

HUDDIE LEDBETTER (1888-1949), dit "Leadbelly"

un grand monsieur ...

Leadbelly est l'artiste qui a permis à la musique folk de se moderniser et de sortir du carcan du "traditionnel" pur et dur.  Son instrument de prédilection était une guitare 12 cordes, mais il maîtrisait parfaitement de nombreux autres instruments, parmi lesquels le piano.

S'il a composé de nombreux classiques "blues & folk", son fait de gloire est le sublime "Where did you sleep last night ?" (repris avec beaucoup d'émotions par Nirvana, sur leur album Unplugged).

Une petite anecdote avant de passer à l'écoute ...

La beauté de sa musique lui permit en effet d'échapper à deux reprises à la peine de mort ! Une première fois, au Texas, il fut sauvé par une chanson écrite pour le Gouverneur de l'état et, une seconde fois, en Louisiane, il fut sorti de prison grâce à John et Alan Lomax qui plaidèrent sa cause auprès du Gouverneur également ! 

Where did you sleep last night?

 

Goodnight, Irene

 

Midnight special

Par Thierry
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Mercredi 28 février 2007

  

Né en 1911, Robert Johnson parcourt les routes du Sud  et subit de plein fouet la Grande Dépression. Il subsiste alors grâce à sa guitare qui lui permet de distraire les badauds rencontrés sur son passage. Durant ces années d'apprentissage, Robert Johnson est la proie des moqueries des deux grands guitaristes de la région, Charlie Patton et Son House. Face à cette hostilité, Robert Johnson préfère s'éclipser et part sillonner le Delta.

Quelques années plus tard, Johnson "réapparait" et fait très rapidement de l'ombre à Son House. Ses progrès avaient été si rapides que les rumeurs les plus folles commencèrent à circuler. Pour devenir virtuose aussi rapidement, une seule possibilité : avoir vendu son âme au diable. Le musicien, loin de sentir vexé par ces rumeurs, en fera même son fonds de commerce et les alimentera grâce à des titres tels que "Me and the devil blues", "Cross road blues", ...

Fort d'une renommée grandissante, il parcourt le pays, s’imprègne de tous les styles, et enregistre ses premières chansons, en novembre 1936, dans une chambre d'hôtel. Il enregistrera ses autres morceaux, dont le célèbre "Love in vain" en juin 1937. Malheureusement, il décédera très jeune, en 1938, apparemment empoisonné, alors qu'il était au seuil d'une reconnaissance publique nationale.

Son héritage, se composant des deux sessions d'enregistrements de 1936 et 1937, est encore d'actualité aujourd'hui. Les plus grands musiciens (Muddy Waters, Bob Dylan, les Rolling Stones, Eric Clapton, ...) ont repris et continuent de reprendre ses chansons, devenues de véritables classiques : "Love in vain", "Sweet home Chicago", "Ramblin' on my mind", "Terraplane blues", "Cross road blues", "Come on in my kitchen", "Kind-hearted woman", ...

Précipitez-vous dans vos médiathèques et empruntez ce disque ! 

Ah ! Ce bon vieux son, tout chaud, qui craque ...

CLIC !

Love in vain

Come on in my kitchen

Par Thierry
Ecrire un commentaire - Voir les 6 commentaires - Recommander
Lundi 5 mars 2007

Continuons notre petite rétrospective du blues pour mentionner aujourd'hui, l'un des noms les plus importants de cette musique, Charlie Patton.

Ce dernier, grand pionnier et musicien hors pair,  a eu une considérable influence sur d'autres artistes tels Son House, Howlin' Wolf, John Lee Hooker, et même Robert Johnson, pour ne citer qu'eux.

Un petit aperçu ?

 

Et en écoute ...

Rattlesnake blues

I'm going home

Some happy day

Par Thierry
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Lundi 12 mars 2007

L' album de John Lee Hooker à posséder absolument ...

Cet album, sorti en 1971, et que j'ai découvert en 1991 lors d'une soirée étudiante bien arrosée, fut l'album qui m'amena à approfondir mes (très) vagues connaissances en blues. Je ne connaissais alors que des groupes tels que ZZ Top, Canned Heat et quelques grands succès de bluesmen célèbres, dont John Lee ou BB King, bien sûr.

Et soudain, sans prévenir, cet album, ENDLESS BOOGIE, arriva ... Quelle claque !!!

La majorité des 11 titres du disque dépassent les 5 minutes, et les mauvaises langues pourraient, si elles n'écoutaient que d'une oreille distraite, dire qu'il ne s'agit là que de longues improvisations, des jams.

Mais non, tout est en fait très bien structuré (écoutez par exemple le premier morceau que je vous propose ..., "Pots on, gas on high", plus de 11 minutes rondement menées), grâce à la voix de John Lee Hooker et les parfaites contributions de musiciens alors au sommet de leur art, tels que Steve Miller (celui du "Joker"), Mel Brown, Gino Skaggs et le regretté Jesse Ed Davis.

Bref, un "must" absolu, bien loin du blues traditionnel "à la papa" !

Tiens, le fait de vous parler de ce disque me donne envie de réécouter l'album collaboration Canned Heat / J.L. Hooker ...

Mais, en attendant ...

Pots on, gas on high

Endless boogie (Parts-27 and 28)

Par Thierry
Ecrire un commentaire - Voir les 10 commentaires - Recommander
Jeudi 29 mars 2007

Le nom de Papa George Lightfoot, de son vrai nom, Alexander Lightfoot, ne vous dira probablement pas grand chose.

Et pour cause ! Ce bluesman, originaire du Mississippi, véritable virtuose de l'harmonica (son jeu brut et puissant évoque d'ailleurs très souvent celui de Big Walter Horton), n'a jamais eu la chance de voir ses chansons distribuées à grande échelle.

Au cours des années 50, Lightfoot réalisa des enregistrements de toute beauté dont la rareté a aidé à accéder au statut de véritables pièces de collections cultes.  

 

Cet album reprend l'essentiel de ces enregistrements, dont une formidable adaptation de When the Saints go marching in, mais semble malheureusement épuisé. Je n'ai du moins jamais réussi à me le procurer.

Disparaissant des studios d'enregistrements pendant plusieurs années, Papa George Lightfoot revient en 1969 avec GOIN' BACK TO THE NATCHEZ TRACE, album qui, à mon avis, mérite de figurer dans la liste des plus grandes réussites oubliées du blues tant il a l'étoffe d'un classique, certes mineur, mais un classique tout de même !

Pour cet album, Lightfoot a composé lui-même toutes les chansons, si ce n'est le célébrissimme Baby please don't go, de Big Joe Williams.

Malheureusement, Lightfoot ne profitera jamais du début d'intérêt que commençaient à lui porter les média nationaux. Il décédera en effet en 1971.

Si vous aimez le bon vieux blues , n'hésitez pas à partir à la recherche de ces enregistrements. Notons qu'une réédition de GOIN' BACK... , agrémentée de 6 inédits,  est sortie chez Ace Records en 1998.

Chez "Papa" George Lightfoot, tout est bon !

La preuve ...

Goin' down that muddy road

Take it witcha

Baby please don't go

Par Thierry
Ecrire un commentaire - Voir les 14 commentaires - Recommander
Lundi 9 avril 2007

Comment être original en parlant du grand Muddy Waters. Tout a déjà été dit ... Ce musicien est une véritable légende, les racines de sa musique se trouvent dans le Delta du Mississippi et sa contribution au blues de Chicago ainsi qu' au rock n' roll en général est indéniable. Son classique de 1950, "Rollin' Stone" inspira d'ailleurs l'un des plus grands groupes de rock anglais des années 60 et 70. Je vous laisse deviner de qui il s'agit !

Revenons-en à FOLK SINGER, album enregistré en septembre 1963, publié début 1964 et récemment réédité au format SACD.

FOLK SINGER est l'exemple type de l'album blues acoustique ("unplugged", en quelque sorte, près de 30 ans avant que MTV n'essaie de nous faire croire en la nouveauté du concept au début des années 90 ...), l'essence même de ce type de musique.

N'importe quel vrai fan de blues se doit de posséder cet album et ce, pour plusieurs raisons.

1) La qualité du son, pour l'époque, y est fantastique, très pure. Rien à voir avec le gros son loudaud d'aujourd'hui qui rend tellement d'albums de blues moderne inécoutable.

2) Comme d'habitude, chez Muddy Waters, les chansons sont de très très haut niveau. Il vous suffit de vous reporter aux 3 extraits mis en écoute en fin d'article pour vous faire une petite idée.

3) La liste des musiciens invités ressemble à un véritable Who's Who? du blues. Pour n'en citer que trois : Buddy Guy, Clifton James & Willie Dixon. Qui dit mieux ?

L'histoire de l'enregistrement de FOLK SINGER est intéressante. Comme nous le disions un peu plus tôt, elle nous montre que MTV n'a rien inventé avec son concept de concerts "unplugged". 

 Willie, Muddy & Buddy

De plus, pourquoi appeler l'album FOLK SINGER, alors que Muddy Waters nous délivre ici du blues 100 % acoustique !? Eh bien, tout simplement parce qu'en 1963, comme nous l'expliquent dans le livret les fondateurs du label CHESS, Leonard et Phil Chess, la mode était à un renouveau du folk. Ils avaient donc vu là une occasion unique de capitaliser sur ce phénomène en faisant enregistrer un album acoustique à Muddy Waters afin de  le placer à contre-courant du son blues qui était alors bien plus orienté vers l'électrique, et lui permettre ainsi de réaliser un album plus proche de ses véritables aspirations,  rappelant fortement l'époque où la guitare slide était reine.

Bref, un classique de chez les classiques à vous procurer d'urgence s'il ne fait pas déjà partie de votre collection !

Bonne écoute !

My home is in the delta

You gonna need my help

Feel like going home

Et en vidéo ...

avec Sonny Boy Williamson, en 1963

Got my mojo working

Par Thierry
Ecrire un commentaire - Voir les 11 commentaires - Recommander
Mercredi 11 avril 2007

Sieur Löw m'a demandé un article sur Big Bill Broonzy. Le voici. Je dois avouer qu'il était déjà presque prêt ... depuis fort longtemps.

Big Bill Broonzy, donc. Probablement l'un des bluesmen les plus importants et prolifiques de l'avant-seconde guerre, il fut l'un des pionniers de ce que l'on appela par la suite "le blues de Chicago".

En cela, il peut donc être considéré comme l'un des pères de Muddy Waters et comme l'un des premiers musiciens qui établit un lien entre le blues des campagnes et le blues des villes, lui permettant ainsi de toucher également le public blanc.

Armé d'un jeu de guitare exceptionnel pour l'époque (qui firent de lui l'une des figures proéminentes du "ragtime" et du "country blues") et d'une voix, capable d'alterner "calme et tempête" sans jamais paraître maniéré, reconnaissable entre mille, Big Bill Broonzy a connu les joies du studio dès 1927 et ce, jusqu'à sa mort, en 1958, en solo, en duo et en "ensemble". 

Si la plus grande partie de sa carrière date d'avant la guerre, il connut également l'honneur d'être redécouvert au début des années 50 grâce au renouveau du folk. Malheureusement, il ne vécut pas suffisamment longtemps pour profiter de la renaissance du blues qui survint dans les années 60 et qui aurait pu se révéler pour lui très lucratif.

Il eut néanmoins l'insigne honneur d'être l'un des premiers artistes de blues à jouer en Europe, et par là-même d'être l'une des influences majeures de la première vague des bluesmen anglais tels qu' Alexis Corner, et par conséquent, Eric Clapton, John Mayall et autres Rolling Stones.

 

 

Bonne écoute !  

Little city woman

Romance without finance

Saturday evening blues

Par Thierry
Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires - Recommander
Dimanche 22 avril 2007

Henry Thomas n'était pas, à proprement parler un musicien de blues. Et pourtant, les quatre morceaux "bluesy" (Fishin' blues, Shanty blues, Red river blues, Woodhouse blues) présents sur cet album sont des modèles du genre !

Bien éloigné de tous ces clivages, Henry Thomas n'était qu'un humble auteur, un humble compositeur de chansons country, dans la plus pure tradition de l'époque. Ses chansons, compilées sur ce disque, représentent probablement ce qui se faisait de mieux dans ce style au début du siècle.

L'utilisation de la "flûte de pan" dans pratiquement tous les morceaux colorent ici les compositions de H. Thomas, leur conférant une légère teinte avant-gardiste de "musique du monde". Si cela semble assez banal pour notre époque, à la fin des années 20, cela était tout bonnement "révolutionnaire". 

Rien que pour cela, en plus de la qualité phénoménale d'écriture de chaque chanson, cet album et cet artiste méritent que l'on s'arrête sur eux quelque peu.

Henry Thomas posséde le même type de charisme que les grands noms du blues de l'époque tels que Charlie Patton, Blind Lemon Jefferson, ou Blind Willie Johnson (lui aussi l'exemple parfait exemple d'un "non-chanteur" de blues extrêmement populaire au sein de la communauté blues).

Pour moi, toutes les chansons présentes sur cet album (à savoir l'intégralité des morceaux enregistrés par Thomas, entre 1927 et 1929) sont donc de très très grande qualité. Au tableau d'honneur, je décernerais la mention d'honneurs à Railroadin' Some, Shanty Blues, et Texas Easy Street.

Bref, un album historique qui a tout d'un véritable petit bijou.

A recommander absolument si vous vous intéressez aux racines de la musique américaine.

Je vous avais déjà rapidement fait mention d'Henry Thomas il y a quelques semaines. C'est lui qui est à l'origine de Goin' up the country,  l'un des plus gros succès de Canned Heat. Succès en fait qui n'était que la relecture du Bulldoze blues de Henry Thomas.

Vous retrouverez cet article quelque part par là-bas.

Trois titres supplémentaires...

Bonne écoute !

Blues fishing

Jonah in the wilderness

Run Molly run

Par Thierry
Ecrire un commentaire - Voir les 9 commentaires - Recommander
Jeudi 26 avril 2007

Ancienne actrice de films pornographiques, Candye Kane, née dans la seconde partie des années 60 (coquette, la dame laisse planer le doute sur sa véritable date de naissane : 1965 ou 1969.  En vue de sa carrière, j'opterais pour 69 ... et vous !?), s'est reconvertie dans le blues vers le milieu des années 1990. Son premier album, HOME COOKIN', est sorti en 1994.

Home Cookin'

Ce changement de carrière en a fait sourire plus d'un, mais la jeune femme a très rapidement prouvé qu'elle avait un organe vocal de toute beauté lui permettant les plus grandes audaces. En effet, accompagnée de son groupe, les Swingin' Armadillos, elle délivre un  cocktail de qualité et débordant d'énergie mélant habilement blues, swing & sexe.

"BLUES, SWING & SEX", telle pourrait être la devise de cette jeune femme dont la musique renoue avec la vieille tradition du blues (certains journalistes américains n'hésitent d'ailleurs pas à la comparer à Bessie Smith. Je n'oserais probablement pas aller aussi loin, mais bon ...)  et trouve toute son expressivité sur scène.

Diva la Grande

En une petite quinzaine d'années, elle a enregistré 7 albums (un 8ème est prévu pour la fin mai, GUITAR'D AND FEATHERED) dont les très réussis HOME COOKIN', DIVA LA GRANDE (1997) et THE TOUGHEST GIRL ALIVE (2000).

The Toughest Girl Alive

Candye Kane n'est sans doute pas la meilleure et la plus originale chanteuse de tous les temps, mais de par sa démarche artistique, sincère et provocante, elle se révèle être l'une des artistes les plus intéressantes et attachantes du blues, style musical en pleine panne d'âme depuis au moins ... (eh oui, ça ne nous rajeunit pas !) 30 ans.  

Si vous souhaitez la découvrir, n'hésitez pas à vous procurer, non pas les cassettes (petits pervers), mais les 3 CD évoqués dans l'article, ainsi que ce DVD enregistré en concert en 2003.

Le temps de passer la commande auprès de votre fournisseur préféré, voici déjà de quoi vous rincer les oreilles avec 3 titres extraits de THE TOUGHEST GIRL ALIVE.

For your love

To see a grown man cry

Let's commit adultery

Par Thierry
Ecrire un commentaire - Voir les 6 commentaires - Recommander
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés