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Dimanche 11 mai 2008






















Découvert en décembre 2007.

Jennifer Charles
et Oren Bloedow ... Ces noms vous disent quelque chose ?

 

Bien vu, il s'agit en effet du duo qui se cache derrière ELYSIAN FIELDS et qui se dissimule donc encore un peu plus derrière LA MAR ENFORTUNA, leur projet parallèle orientalisant.

Convivencia (sorti en 2007, sur le label Tzadik de John Zorn) est le deuxième album de LA MAR ENFORTUNA, déjà coupable d'un très bel album éponyme publié en 2001 chez Tzadik également.















Curieusement, Convivencia n'a pas provoqué de véritable "buzz" sur la blogosphère et sur la toile en général.

Et pourtant, véritable réussite mosaïque et universelle (Jennifer y chante, entre autres, en espagnol, grec, arabe et hébreux) présentant étrangeté, tendresse et chaleur des instruments (tels que l'oud, la guitare espagnole, ...) douceur des timbres électroniques, tranchant de sonorités plus rock, ..., ce disque aurait dû terminer dans tous les TOP-10 de fin d'année !

Pour une séance de rattrapage, cliquez et écoutez sur les morceaux proposés !

Tracklist :
La Puerta del Rio(cliquez pour écouter)
Aman Minush
Ya Kalbi Khalli Al Hal (cliquez pour écouter)
Pali Mou Kanis To Vari
El Eliyahu
Gacela Del Amor Que No Se Deja Ver
Dhen Me Toumbaris
Convivencia (cliquez pour écouter)
Persona Soy Yo, El Buen Sidi
25 Rats And A Dove (cliquez pour écouter)

Note : B+ (08/10)
Impossible de mettre moins, après plus d'une vingtaine d'écoutes.

publié dans : MUSIQUES DU MONDE
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Samedi 21 juillet 2007

En cette période estivale et juste avant de partir en vacances pour une semaine, je vais vous présenter un de mes disques de ska / reggae préférés, à savoir STRUGGLING MAN de Jimmy Cliff, publié en 1972, un des albums 5 étoiles indéboulonnables de mon TOP-50 personnel.



Pour le grand public, Jimmy Cliff est essentiellement l'homme de 3 ou 4 succès "mondiaux", l'inégalable Many Rivers To Cross (1970) et les joyeux mais peu glorieux Reggae Nights, We are the one & I can see clearly now (années 80 et 90).

Constat très limitatif pour un musicien en activité depuis déjà 45 ans ! 

Je vous l'accorde, ses années d'or se situent bel et bien dans les années 70, les 3 dernières décennies ne présentant que très peu d'intérêt musicalement parlant.

En 1972, cela fait donc déjà 10 ans que le jeune Jimmy Cliff fait de la musique professionnellement. Il a en effet signé son premier contrat en 1962, à l'âge de 14 ans, pour le label de Leslie Kong, Beverley.

1972 ... Année charnière et difficile pour l'artiste puisqu'il doit désormais voler de ses propres ailes après le décès, quelques mois plus tôt, de son mentor, producteur et ami Leslie Kong.

STRUGGLING MAN est donc le témoignage du combat mené à cette époque par Cliff qui essayait alors de se sortir d'un profond sentiment de perte et de paralysie (magnifiquement exprimé dans un précédent single, le mélancolique Sitting in limbo) et de se trouver une nouvelle orientation musicale. 

Grâce à des titres tels que Better days are coming, Sooner or later, Let's seize the time et Come on people, il tente de renouer avec son optimisme habituel.



La nostalgie qui se dégage de Good, good old days nous montre néanmoins que Jimmy Cliff ne peut complètement refermer la porte sur son passé. De même, When you're young nous présente un artiste ayant perdu ses espoirs de jeunesse, en pleine désillusion. 

Et pourtant ... si STRUGGLING MAN est effectivement réalisé à l'un des moments les plus bas de la vie du musicien, le destin, capricieux comme pas deux, dès l'année suivante, en 1973, grâce à la sortie américaine du film THE HARDER THEY COME (avec Jimmy en acteur principal) lui permettra de connaître quelques temps durant une énorme popularité.  

C'est en tout cas l'intensité du combat du chanteur en ces moments troubles de son existence, sa confusion et sa douleur qui conférent à STRUGGLING MAN toute son émotion brute, son humanité et son honnêteté. 

Cet album est pour moi le sommet de la carrière de Jimmy Cliff. Transcendant les genres, STRUGGLING MAN n'est pas qu'un album de ska / reggae semblable à des milliers d'autres, il a sa propre personnalité, bien plus que n'importe quel album de Bob Marley qui ne sont, finalement, que des collections (au bon sens du terme !) de singles.

Paradoxalement, cet album très personnel, album du coeur comme on en fait plus, en dépit de son très faible retentissement commercial est  certainement l'une des galettes les plus "universelles" des années 1970, véritable sommet que Jimmy Cliff ne parviendra jamais à dépasser.

S'il est à parier que Jimmy Cliff n'a pas que des bons souvenirs de STRUGGLING MAN, ce dernier est néanmoins l'un de ses albums qui aura le mieux résisté à l'impitoyable passage du temps.

Universel et intemporel, je vous dis. 


Bonne écoute ...


Sooner or later 

Better days are coming 

Good good old days 

Come on people 

et ma petite préférée ...

Can't live without you (avec les plus beaux "lalala" du monde)

Allez, je ne résiste pas au plaisir de vous présenter trois autres bijoux du petit Prince du reggae :

Many rivers to cross




The harder they come




You can get it if you really want




A BIENTÔT ...
par Thierry publié dans : MUSIQUES DU MONDE
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Mercredi 6 juin 2007



Triste nouvelle. Je viens d'apprendre, avec près d'un mois de retard, la disparition de l'un des plus grands ambassadeurs de la musique africaine, et en particulier du Nigeria, à savoir Chief Stephen Osita Osadebe.

"Chief" est décédé le 11 mai dernier, dans le Connecticut, à l'âge de 71 ans, des suites de problèmes pulmonaires. 

Chief Stephen Osita Osadebe, s'il était moins connu à l'international que King Sunny Ade et Fela Anikulapo Kuti, était pourtant une véritable vedette en son pays natal. 

"Ré-inventeur" de la musique highlife (style de musique né au Ghana très coloré, joyeux, festif comme vous pourrez vous en rendre compte grâce aux extraits mis en écoute en fin d'article), il y a enchaîné les succès (le premier survint en 1958, sous la forme du morceau Adamma ) et y détient le record de l'album le plus vendu avec OSONDI OWENDI en 1984. 




Fait très rare pour être signalé, il était parvenu à se faire aimer par toutes les ethnies de son pays, ce qui explique son immense succès commercial et une popularité jamais démentie. 
Son public le surnommait d'ailleurs "le docteur de l'hypertension" pour faire référence aux vertus curatives de sa musique !

Très tôt influencé par Nat King Cole (qui chanta, entre autres, en anglais et en espagnol), Osadebe composa plus de 500 chansons (musique et paroles), et entreprit lui aussi de chanter en plusieurs langues : en anglais, en anglais "pidgin", et en ibo (le dialecte de son ethnie).  



Pour essayer de vous faire découvrir l'univers de "Chief", voici dans son intégralité, mon album préféré de ce grand bonhomme de la musique nigérianne, OSADEBE'75, paru en 1974. Attention, certains morceaux s'enchaînent.

En espérant que cete triste nouvelle vous permette un beau voyage africain !

Bonne écoute !

01 Onu kwube 

02 Ejim ofor aga 

03 Instrumental 

04 Odindu nylaba 

05 Nri sports di uso

et une petite vidéo (de très mauvaise qualité, désolé !)

Onuigbo

publié dans : MUSIQUES DU MONDE
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Dimanche 15 avril 2007

 

Pas trop le temps de "blogger" ce dimanche !

Voici donc simplement une nouvelle petite plongée vers les passerelles existant entre le Brésil et les autres cultures. Après le Japon et la rencontre MORELENBAUM / SAKAMOTO , aujourd'hui, direction l'Afrique !

LA CAPOEIRA ... 

... est l’un des aspects les plus fascinants de la culture brésilienne. Le capoeiriste est à la fois un athlète, un danseur, un acrobate, un farceur, un comédien et un musicien. D’un point de vue historique, cela s’explique par l’extraordinaire rencontre (contrainte forcée ) entre les différentes cultures africaines sur le territoire du Brésil durant trois cents années d’esclavage. Venu d’Afrique avec leurs danses, leurs rituels, leurs fêtes et leurs chants, les esclaves ont fini par créer un rituel unique, lié à leur condition au Brésil : La CAPOEIRA.

Sous sa forme dansée, chantée et inoffensive aux yeux des maîtres et des surveillants, ce rituel était en réalité une véritable préparation au combat. Combat contre les oppresseurs pour leur liberté. Combat des plus faibles et des plus démunis contre les plus forts.

Longtemps interdite et réprimée, même après l’abolition de l’esclavage, la Capoeira ne sera autorisé par le gouvernement brésilien qu’en 1937. Elle sera enfin reconnue pour sa valeur culturelle, éducative, créative et artistique.

Elle est à présent enseigné et pratiquée, non seulement dans les écoles et dans la rue, mais aussi dans les universités, les ateliers de théâtre et de danse contemporaine, les écoles de cirque et les centres de sport au Brésil, aux Etats Unis, et depuis quelques années en Europe.Comme nous le verrons, la Capoeira dans sa forme ne ressemble à aucune autre danse, ni à aucun autre art de combat. Elle est l’art de lutter dans la danse et de danser dans la lutte.

ARTICLE EXTRAIT DE : OFFJAZZ  

DJEMBES

avec Fabio Mello, Brésilien qui est parti en Guinée pour apprendre l'art de cet instrument

par Thierry publié dans : MUSIQUES DU MONDE
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Samedi 14 avril 2007

 

Antibalas, le collectif originaire de Brooklyn, New York City, est essentiellement connu pour avoir repris le flambeau, en le modernisant quelque peu, de l'afro-beat popularisé par le légendaire Fela Kuti et également formidablement illustré par Peter King sur son album  SHANGO .  

Depuis quelques années, les Antibalas se sont efforcés de diversifier leur son, en incorporant ici et là des touches de musiques latine, jazz et funk. Produit par John McEntire (connu entre autres pour ses collaborations avec Tortoise), voici SECURITY, leur quatrième opus, intense et coloré de bout en bout, comme le sont très souvent les albums d'afro-beat métissé.

Tant au niveau de la production que des compositions, on sent que le groupe a franchi un pallier important, et pourtant, on sent qu'ils en gardent encore sous la semelle. Nous sommes là face à un album frais, enthousiasmant, "politique" dans le bon sens du terme, et surtout, nous avons affaire à un groupe qui devrait donc nous réserver encore de très très belles surprises à l'avenir.

Bref, un album à écouter urgemment, et un groupe à voir absolument en concert. Ne laissez pas filer l'occasion s'il passent près de chez vous.  Je les ai vus en concert dans le Sud-Est de l'Angleterre il y a un peu plus de deux ans, je ne m'en suis toujours pas remis !

Bon dépaysement ...

Filibuster X

ICE

War hero

par Thierry publié dans : MUSIQUES DU MONDE
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