Earl Scruggs s'en est allé en milieu de semaine dernière. Il était l'homme au banjo, le père du bluegrass.
So long, Earl.
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Earl Scruggs s'en est allé en milieu de semaine dernière. Il était l'homme au banjo, le père du bluegrass.
So long, Earl.
Un site fort recommandable que celui de Jean-Paul Pagnon, peintre-plasticien, qui nous propose une très belle galerie de musiciens, réels ou imaginaires.
C'est par ICI que ça se passe.
Quand je pense à Abbey Lincoln, je pense immédiatement à Freedom Day :
extrait de l'incontournable et indispensable We Insist! Max Roach's Freedom Now Suite (1960) que j'évoquais ICI et pour lequel G.T. avait écrit un très bel article sur Art-Rock / MusicLodge.
Je pense bien évidemment aussi à Afro-Blue :
et des albums comme
*Abbey is blue (1959) (dont est extrait cet Afro-Blue) [Deezer]
*It's Magic (1958), dont je vous parlais ICI il y a quelques mois, et qui est en écoute LA-BAS.
Au revoir, Abbey et bien le bonjour à Max !
G.T. nous fait également part de son émotion sur Music Lodge.
Et pour finir la tournée, un passage chez Dr FrankNFurter est obligatoire.
Un petit bout de moi vient de partir.
Triste nouvelle en allant prendre ICI des nouvelles de Neil Young.
Ben Keith avait joué de son élégante pedal-steel sur une vingtaine d'albums du Loner, d'Harvest en 1972 à Fork in the road en 2009. Il faisait bien entendu partie de l'aventure de Tonight's the night et marquait de son empreinte l'une des plus belles chansons du Canadien, Albuquerque (clic).
Neil & Ben : This old house (live)
Adieu l'ami !
Dans cette course (à) / recherche (de) la nouveauté, il me reste, Dieu merci, ces envies toujours intactes de retourner vers le passé, de voyager vers des contrées autres que les sacro-saintes terres anglo-saxonnes, partager des musiques basées sur des traditions ancestrales et dont le classicisme ou l'absence d'audace peut gêner certaines oreilles.
De la nouveauté, oui, mais pas que ...
Bref, je suis toujours autant tiraillé entre ces deux extrêmités, et ce pour mon plus grand plaisir.
La musique, les musiques dispose(nt) d'un éventail assez riche pour varier tous mes plaisirs.
J'écris ces quelques lignes suite à l'article de Sunalee concernant sa ligne éditoriale (ICI) et à une discussion chez Benjamin, il y a quelques jours au cours de laquelle j'expliquais cela mais aussi que je ne me sentais plus capable (ou à de très rares exceptions près ! ça ne m'est plus arrivé, je crois, depuis In Rainbows de Radiohead. Zut ... Il parait qu'ils reviennent cette année ^^), au contraire de mon ancien blog, Nos Iles Désertes, de vous présenter un article sur un artiste / album que je n'appréciais pas.
Cela ne m'empêche pas d'aller exprimer, quand nécessaire (ce qui arrive malheureusement très (trop ?) souvent, mais rien d'étonnant là-dedans, vu qu'une énorme majorité de la production indie-rock actuelle sonne pour le mieux complètement insignifiante à mes oreilles), mes ressentis négatifs sur d'autres blogs très axés sur la nouveauté (PlayList Society, Little Reviews, ...) ou d'aller mettre de mauvaises notes (au Classement des Blogueurs sur le relooké Music Lodge, anciennement Art-Rock, de G.T.), car j'en écoute, au moins partiellement, des dizaines par semaine, des albums qui ne m'enchantent guère.
Sur Nos Iles Désertes, je m'étais laissé prendre au piège.
Même si ces articles n'étaient pas majoritaires, loin de là, il m'arrivait régulièrement de parler en mal d'albums plutôt que de ne parler que de mes coups de coeur et passions moins fédérateurs.
Ce petit jeu avait fini par me toucher moralement. Et c'est une des raisons pour lesquelles j'ai abandonné Nos Iles Désertes.
Avec Jazz Blues & Co, je souhaitais changer de cap. J'ai eu quelques tendances à retourner vers le négatif avec des articles sur Radiohead donc, Marillion et Porcupine Tree mais depuis, je tiens fermement la barre !
J'aime les musiques. Pourquoi parler ici de celles que je n'aime pas ? D'autant plus qu'il n'y a aucune notion "d'exercice de style" sur ces pages mais simplement une envie de partager, ce que me permet ma totale indépendance.
Une fois de plus, la musique est assez riche pour me permettre de ne mettre en avant sur ces pages que du positif.
Ce qui ne signifie pas, bien entendu, comme vous l'aurez compris que je vis dans un monde où "toute la musique elle est belle, la musique elle est gentille".
Voilà, voilà, et j'enchaîne avec un article présentant un disque venant d'une toute autre époque : l'album
Ring-a-Ding-Ding de Frank Sinatra publié en ... 1961
Triste nouvelle ce matin en découvrant le décès, le 26 avril dernier, de Ljiljana Buttler, véritable âme de la musique des Balkans.
Je regrette de les avoir découverts un peu tardivement, elle et son timbre grave et profond qui reflétaient l’émotion et la douleur intimement liées à sa vie pas toujours évidente (lire son portrait sur Mondomix).
Cette rencontre a eu lieu en 2007 2008, grâce à l'album The Mother of Gypsy Soul (2005).
En toute fin d'année dernière, j'ai pu commander les sublimes The Legends of My Life (enregistré avec Mostar Sevdah Reunion en 2005) et Frozen Roses (2009) pour la Médiathèque.
Leur écoute m'avait donné envie d'écrire un article mais, comme très souvent pour les musiques du monde, j'ai repoussé car je ne savais pas trop comment les décrire si ce n'est en disant simplement et sobrement que la musique était belle, triste et émouvante.
J'aurais dû.
The Legends of My Life et Frozen Roses sont en écoute libre sur Music Me.
N'hésitez pas à découvrir cette grande Dame. Il ne sera jamais trop tard ...
Et zut ...
Adieu l'artiste !
(article honteusement copié de Qobuz ...)
Le grand batteur de jazz, revenu sur le devant de la scène pour son association electro-free inédite avec Four Tet, s’est éteint à l’âge de 66 ans.
Steve Reid a définitivement rangé ses baguettes, le 13 avril, emporté par un
cancer à l’âge de 66 ans. The rhythm is my life, disait-il. Difficile de contredire ce batteur percussionniste assez culte et peu connu du grand public… Cette vie, plurielle, est à
l’image de l’électron libre du Bronx, né le 29 janvier 1944. Et l’on passe en revue les faits d’arme de Reid avec des yeux ébahis. Et pourtant, ce batteur libertaire ne joue pas
des coudes dans le grand livre d’or de l’histoire du jazz…
Les puristes affectionnent peu les slalomeurs qui passent de la soul la plus populaire au jazz le plus punk. Notre homme n’a pas 18 ans lorsqu’il assure derrière ses fûts pour deux des plus
grands chefs d’œuvre du label Motown, Heatwave et Dancing In The Street de Martha & The Vandellas. A la même époque, il joue régulièrement dans l’orchestre de l’Appolo
Theatre dirigé par Quincy Jones. Comme pour le prestigieux chef d’orchestre et producteur, le jazz n’est pas étranger à ses oreilles.
Un jazz dans l’ADN duquel l’Afrique prend une place prépondérante. Et contrairement à la majorité de ses confrères, Steve Reid eut lui le privilège de traverser l’Atlantique pour
se rendre sur le continent de ses ancêtres… Il débarque ainsi au Nigéria en 1966 et joue avec Fela. Puis durant trois ans c’est la Lybie, le Sénégal, la Côte d’Ivoire, le Maroc, l’Egypte. Trois
années à l’influence évidente. « L’Afrique est le berceau de la batterie », scande Reid. Une terre encore plus présente dans le cœur de la pensée du free jazz
qui bouillonne durant les années 60.
Le retour à New York se place sous le signe de James Brown, pour lequel Reid enclumera
brièvement. Toujours en 1969, son refus de se rendre au Vietnam l’expédie derrière les barreaux pour deux ans. A sa sortie de prison, notre objecteur de conscience doit manger, cachetonnant pour
tout ce qui bouge : Dexter Gordon, Peggy Lee, Horace Silver, Freddie Hubbard, Dionne Warwick, etc. A la même époque, il pige même pour l’Arkestra de l’allumé Sun Ra et fondera le label
Mustavic, sa « crémerie » free qu’il autofinancera. Les majors préfèrent alors la fusion et le jazz-rock aux épilepsies de Steve Reid et de ses amis terroristes du
son…
Ces dernières années, alors que la plupart de ces activistes, les tempes grisonnantes, ont plus ou moins baissé les bras, Reid était toujours habité par ce souffle de révolte. Et
ses oreilles n’ont cessé de rester grandes ouvertes. Pour lui, « le hip-hop est le bébé du jazz ». La boucle est bouclée lorsqu’on sait que son bébé à lui, un fils prénommé
Jamal, est batteur pour le rappeur 50 Cent…
Cette ouverture d’esprit culmine avec sa collaboration récente avec le Londonien Kieran Hebden. De 36 ans son cadet, le cerveau de Four Tet, génial groupe cérébral d’electro/hip hop/free, est
surtout connu des fans de musique électronique underground. Quelques albums et une poignée de concerts ont suffit à montrer la beauté de cette rencontre inédite. Et même si ce torrent d’impro à
la façade radicale demandait une certaine exigence d’ouïe, l’écoute mutuelle des deux artistes était flagrante. Impressionnante même. Surtout, l’onanisme bruitiste n’était jamais au programme de
la grande messe de ce tandem inédit.
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Daxaar est en rayon. Je file le chercher pour le mettre sur la platine.
Toutes mes excuses au Transformer de Lou Reed !


Saloperie d'année noire !
Le décès de Chilton me fait vraiment quelque chose, bien plus que celui de Mark Linkous (Sparklehorse), par exemple.
Peut-être parce que je suis resté des mois, en 1993-1994, à n'écouter pratiquement que les deux premiers albums de Big Star, accompagnés des On The
Beach & Tonight's The Night de Neil Young.
Ce n'était pas mes années les plus joyeuses.
Je les avais un peu oubliées et la disparition d'Alex Chilton vient me les rappeler ...
Il serait injuste de balayer d'un rapide revers de manche la carrière solo d'Alex Chilton post-Big Star (il y a toujours eu quelques (très) belles chansons ici
et là), mais force est de reconnaître qu'il ne nous a plus jamais rien livré d'aussi fort que pendant l'existence du groupe.

2009 avait été l'année de la galaxie Big Star avec la publication du coffret Keep An Eye On The Sky et la réédition Deluxe du I am The
Cosmos de Chris Bell.

Allez, je commence par le funeste ...
Holocaust :

Et non, Jack Bauer n'y est pour rien ...
A dans quelques jours, peut-être !




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