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VIEUX MACHINS

Lundi 26 février 2007

La scène musicale italienne des années 70 a exploré tous les champs musicaux dominants de l'époque. Le jazz rock progressif (désolé pour ce terme un peu barbare) en était un. Souvenons-nous du Mahavishnu Orchestra, de Soft Machine, de King Crimson, de Weather Report, d'Emerson Lake & Palmer , ...

Arti & Mestieri, la formation turinoise de Chirio Furico réalise une synthèse de tous ces groupes, même si certaines mauvaises langues n'hésiteront pas à dire qu'elle va largement piocher dans la musique de King Crimson ou de Caravan ! 

Et il est vrai qu'à l'écoute de ce court extrait, il est difficile de ne pas penser à ça :

Ne laissons néanmoins pas cette troublante ressemblance gâcher notre plaisir et goûtons simplement aux qualités intrinsèques de Chirio Furico et de son groupe.

CHIRIO FURICO :

Gravita 9, 81

Par Thierry
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Lundi 19 mars 2007

 

Changement radical de cap, ce matin, après la présentation, hier, de la musique des Morelenbaum & Sakomoto, avec une plongée directe dans l'univers "stoner" et psychédélique des années 70, et plus précisément celui du JPT SCARE BAND, d'ailleurs toujours en activité aujourd'hui, avec son personnel originel.

J'ai découvert ce groupe complètement par hasard en parcourant la toile il y a une quinzaine de jours, et ai depuis réussi à trouver cet album :

RAPE OF TITAN'S SIRENS (1974)

Passons l'hideuse pochette, pour nous attarder quelque peu sur la musique.

Et bien, pour être totalement honnête, je ne suis pas sorti indemne de l'écoute de cet album, lourd, très lourd, mes oreilles ayant complètement perdu l'habitude d'écouter ce style de musique.

Après un petit temps d'acclimatation, je me suis néanmoins pris au jeu et, au fil des morceaux, me suis amusé à relever les influences qui parcourent le disque. Pour n'en citer que quelques-unes, voici donc les plus évidentes : Led Zeppelin, Gov't Mule, Jimi Hendrix, Black Sabbath, Robin Trower, Pink Floyd et The Grateful Dead.

RAPE OF TITAN'S SIRENS est, sans aucun doute, l'un des albums de rock les plus violents qu'il m'ait été donné l'occasion d'écouter. L'un des plus "jouissifs", aussi.

A vous de vous faire votre propre avis, désormais.

Attention, ceci n'est peut-être pas à mettre entre toutes les oreilles !

I've been waiting (Ce morceau, faisant un peu plus de 12 minutes risque d'être un peu long à charger...)

It's too late

Time to cry

Par Thierry
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Jeudi 22 mars 2007

MARGO GURYAN : Take a picture (1968)  -- POP

Album touché par la grâce et plein d'amour, TAKE A PICTURE, n'a jamais permis à son auteur, Margo Guryan, de toucher un tant soit peu au succès. 

Peut-être était-il tout simplement trop beau, trop parfait, trop complexe et trop évident ... Pour moi, il s'agit là d'un véritable mystère. J'ai découvert cet album dans sa version vinyl chez des amis, en Angleterre, fin 1995.  Un choc terrible. En dehors de PET SOUNDS, je n'avais encore jamais entendu ce style de pop !

Il y a quelques semaines, en feuilletant une revue pour le boulot, j'ai vu qu'une réédition CD était parue en 2000. L'ayant ratée à l'époque, inutile de vous préciser que je me suis précipité vers mon panier d'acquisitions afin de le commander dans les plus brefs délais. 

Et ça y est, l'objet tant convoité est arrivé ce matin. Fébrile, je l'ai déballé et introduit dans la platine CD. Le lecteur annonce 37 minutes (en comptant les trois bonus !). Bizarre, je ne me souvenais plus que ce disque était aussi court. Je connais souvent cet effet "distortion du temps" quand je passe d'une écoute vinyl à une écoute CD du même disque. 

Je m'égare, revenons-en au disque. Eh bien, la déception redoutée ne fut pas au rendez-vous, loin de là.

L'album commence par un Sunday morning légèrement funky qui vous met immédiatement de bonne disposition. Le reste de l'album alternera entre pop parfaite (Can you tell, par exemple fait instinctivement penser à PET SOUNDS ou à certains morceaux des Monkees), psychédélisme expérimental (Love), ritournelles enlevées (comme dans Don't go away) ou douceur (Take a picture), ambiance musique de film mélancolique, nostalgique mais d'une beauté stupéfiante (Think of rain), ...

Sunny days, happy times

Take a picture so we can remember

The things we share, the dreams we're dreaming of

Come and take a picture of love

J'aime toutes les chansons sur cet album, mais je dois avouer une tendresse particulière pour Love songs, qui a presque réussi à me tirer des larmes. Si si ... Et rien pour que cette chanson, Margo Guryan mérite de voir son nom figurer dans la liste des 10 plus beaux albums oubliés des années 60. 

Et que dire de la voix de Margo, belle, innocente, fantomatique et envoutante... La voix du Paradis.

Allez, assez bavardé.

Love songs

Sun

Take a picture

Think of rain

Can you tell

Love

Une jeune chanteuse suédoise, IDHA, avait, en 1994 et 1997, essayé de retrouver l'esprit de TAKE A PICTURE, sur ses deux albums, MELODY INN et TROUBLEMAKER.

 

Promis, je vous en parle prochainement.  

 

 

Par Thierry
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Dimanche 1 avril 2007

Si je ne devais emporter qu'un seul album sur une île déserte, ce serait donc celui-là.

Le génie de Neil Young réside dans sa capacité à écrire de magnifiques chansons intemporelles tout en s'évertuant à changer sans cesse de style. Vu sous cet angle, AFTER THE GOLD RUSH est L'ALBUM DE REFERENCE du Canadien.

En effet, l'artiste passe ici allègrement d'une balade folk à un morceau plus hard sans pour autant négliger la complainte du piano debout (c'est peut-être un détail pour vous ...) et des petites chansonnettes enjouées, ... Le tout avec un sens mélodique et un talent d'écriture incomparables. Tout ce qui a fait et fera Neil Young se trouve dans cet album.

De manière surprenante, au moment de sa sortie, en septembre 1970, AFTER THE GOLDRUSH reçut dans un premier temps des critiques quelque peu partagées. Pourtant, on y retrouve quelques-unes des plus belles chansons de Neil Young.

L'album commence en fanfare avec Tell me why puis, se succéderont, dans le désordre, After the goldrush (ma chanson mélancolique préférée de tous les temps et celle que je sifflote le plus facilement), le bouillonnant Southern Man, les superbes Birds, When you dance, Don't let it bring you down, Only love can break your heart, Oh lonesome me (de Don Gibson) et I believe in you. Pour nous laisser le temps de souffler entre tous ces chefs d'oeuvre, Neil a même pensé à nous gratifier de deux courts intermèdes, Till the morning comes, en plein milieu du disque, et Cripple Creek Ferry, en conclusion. Sympa, Neil !

Fort heureusement, le temps fera son travail et donnera raison aux fans, puisque AFTER THE GOLDRUSH est désormais considéré comme l'un des meilleurs albums de Neil Young et apparaît très régulièrement dans la liste des 100 plus importants disques enregistrés durant le vingtième siècle.

Ont participé à l'aventure : 

Neil Young (chant, guitare, piano, harmonica)
Danny Whitten (chant, guitare)
Billy Talbot (basse)
Ralph Molina (chant, batterie)
Jack Nitzsche (piano)
Greg Reeves (basse)
Nils Lofgren (chant, piano)
Bill Peterson (bugle)
Stephen Stills (chant)

Jack Nitzsche, producteur et musicien important dans les carrières de Neil Young, donc, mais aussi des Rolling Stones et de bien d'autres artistes. Il faudra que je vous parle de lui un de ces jours !

En conclusion, AFTER THE GOLDRUSH est un album intemporel qui devrait vous toucher, même si vous n'aimez pas particulièrement le folk-rock, et qui mérite sa place dans toute discothèque qui se respecte.

Personnellement, je le trouve bien plus intéressant que HARVEST, par trop planplan. Et vous ?

After the goldrush (Live 1978)

 

Don't let it bring you down (Live 1971)

Par Thierry
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Mardi 3 avril 2007

ATTENTION, CE COLLECTOR EST UN BIJOU ULTIME !

Initialement sorti en 1971 [à moins de 200 exemplaires], ILLUSIONS OF THE MAINTENANCE MAN, du groupe VIRGIN INSANITY, dont ce sera l'un des deux seuls albums, a récemment été réédité en ... vinyl [500 exemplaires], uniquement disponible en commande sur le site internet de Volcanic Tongue.

A l'écoute, on pense immédiatement aux Beatles acoustiques, à Will Oldham, à un Nick Drake survitaminé, à Donovan, à Neil Young (Don't get down que l'on pourrait croire avoir été composé par le grand Neil, période HARVEST), à Bert Jansch, à un Belle & Sebastian qui se lâcherait enfin (ne ratez pas le superbe Time of sorrows gone), à Syd Barrett, à Nico, à Marc Bolan (de T. Rex), et à bien d'autres encore.

Un album anachronique, hors du temps et tout bonnement indispensable !

 Indubitablement mon disque folk-rock de l'année, voire de ces dix dernières années, avec beaucoup de retard ...

Mieux vaut tard que jamais.

Dès que j'en trouve le courage, je modifie mon TOP-5 "spécial île déserte".

Très bonne découverte à toutes et tous !

Désolé pour le nombre (très) important d'extraits à écouter, mais je n'ai pu résister au plaisir de vous faire partager cet immense coup de coeur ...

Don't get down

Be my friend

Charity

River Town

She is and I love her

Where do we go

River Town #2

Time of sorrows gone

Par Thierry
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Mercredi 4 avril 2007

En complément à l'article dur VIRGIN INSANITY qui n'a apparemment pas enthousiasmé la foule (tant mieux, je me garde cet album pour moi tout-seul), je vais exceptionnellement vous livrer mes petits états d'âme.

Je ne vais pas dire que ça m'a traumatisé toute la journée, mais pas loin. Dans le métro, au travail, ...

J'étais en effet persuadé d'être passé à côté d'une référence évidente, hier soir, en vous établissant la liste des artistes ayant inspiré ou s'étant inspiré de l'album de VIRGIN INSANITY. Mais laquelle ?

Echec total. Pas moyen de remettre un nom dessus. Jusqu'à ce soir.

En rentrant du boulot, le déclic : un célèbre magasin de sport, une immense afiche de Zinedine Zidane. Mais c'est bien sûr !

The Moldy Peaches (composés d'Adam Green et de Kimya Dawson) et leur petite rengaine fort sympathique que l'on avait énormément entendue pendant la Coupe du Monde 2006. 

Souvenez-vous.

Anyone else but you

 

 

Who's got the cracks ?

Ne trouvez-vous pas que, dans l'esprit, c'est vraiment très proche des VIRGIN INSANITY et de leur :

Livin' lives

Quand je pense qu'en 2002-2003, l'anti-folk à la Moldy Peaches passait pour innovant !

Par Thierry
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Samedi 19 mai 2007



Amis de la nouveauté, bonsoir. Désolé, vous n'aurez rien à vous mettre sous la dent ce soir. Je vais en effet vous parler d'un groupe, Stone The Crows, qui a oeuvré il y a déjà près de 40 ans.

Intéressant à plus d'un titre, Stone The Crows est l'un des groupes "mineurs" majeurs de la période charnière sixties / seventies, auquel le destin a volé une reconnaissance qui lui semblait pourtant promise.





S'il n'a jamais connu un franc succès, le groupe est très connu parmi les fans de rock psychédélique et de blues grâce à quatre très bons albums sortis entre 1969 et 1972 : STONE THE CROWS / ODE TO JOHN LAW (pour moi, leur plus belle réussite) / ONTINUOUS PERFORMANCE & TEENAGE LICKS.





Vous pouvez rajouter à cet héritage studio de très bons "live", parmi lesquels les BBC SESSIONS, vol. 1 & 2 


 

Stone The Crows fut repéré à la fin des années 60 par Peter Grant, le manager de Led Zeppelin, qui fut impressionné par leurs prestations scéniques incendiaires. Il est vrai que les musiciens, grâce à la puissance vocale de Maggie Bell (clone de Janis Joplin, avec un peu moins de charisme, malheureusement) et Jim Dewar, la guitare explosive de Les Harvey et les claviers de John McGuinnis, donnaient l'impression d'attaquer de front son auditoire.



Musicalement, même si on peut (très) globalement les assimiler au Big Brother & The Holding Company de Janis Joplin,  force est d'admettre, quand on les écoute un peu plus en détail, qu'ils étaient capables d'offrir une très large palette de styles allant du folk au jazz, en osant parfois des détours par le funk et la soul, et bien sûr le rhythm' n' blues, le rock, le blues, ...





En 1972, le groupe semblait prêt à connaître un succès national, voire international. Malheureusement, le destin en décida autrement. 

En effet, le décès tragique, par électrocution, de Les Harvey (le pilier du groupe), vint stopper net les ambitions du groupe qui commencait véritablement à récolter les fruits de son labeur grâce à des concerts de plus en plus remplis, une couverture presse grandissante et même une nomination, en 1971, pour Maggie Bell en qualité de meilleure interprète féminine.

Après le décès de son guitariste (remplacé par Jim McCulloch), Stone The Crows réussit néanmoins à enregistrer un quatrième album, TEENAGE LICKS





Pourtant très réussi, cet album vit l'étincelle, la magie, l'envie des musiciens de jouer ensemble, disparaître. Le groupe se sépara donc en 1973.

Maggie Bell connut alors une "petite" carrière solo grâce à deux très bons albums : QUEEN OF THE NIGHT & SUICIDE SAL.

En dépit de leur manque de reconnaissance "populaire", il est néanmoins intéressant de noter que Stone The Crows est l'un des chaînons importants de la musique de cette période. En effet, en plus du lien avec Led Zeppelin par l'intermédiaire de leur producteur commun, Peter Grant, il ne faut pas oublier que Jim Dewar touchera à la célébrité en devenant quelques temps plus tard le chanteur de Robin Trower, et que Jimmy McCulloch, le remplaçant de Les Harvey, devint, pour une durée assez courte, l'un des membres des Wings de Paul McCartney.





Côté concerts, le groupe eut l'honneur de jouer en première partie des plus grands noms d'alors (Joe Cocker, Frank Zappa, Roxy Music, ....) et connut même le luxe de se voir "ouvrir" par Van der Graaf Generator.





Si vous êtes prêts pour un petit voyage dans le temps, un retour aux racines du rock et du rhythm'n' blues, laissez-vous tenter par la superbe reprise (peut-être l'une des plus réussies) du Fool on the hill des Beatles, et le formidable  On the highway.

En cadeau, deux vidéos ...

Danger Zone




I need your love


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Jeudi 24 mai 2007

Image:Discharge 1981.jpg 


 
Suite à un très bon article sur Johnny Thunders, l'un des oubliés du punk, chez THOM le "golb" , j'ai eu envie de ressortir mes trois disques de Discharge : HEAR NOTHING SEE NOTHING SAY NOTHINGNEVER AGAIN [une compilation de EPs] / WHY

Une éternité que je ne les avais pas écoutés. Je dois vous avouer avoir laissé tombé le punk depuis déjà quelques années pour d'autres contrées musicales. Histoire de ne pas faire les choses à moitié, plutôt que d'écouter les originaux de mes trois albums, je suis parti à la recherche (et j'ai trouvé) de leurs rééditions récentes, truffées de bonus. Je vous laisse imaginer le bonheur de Madame ...

Allez, un peu d'histoire.

Discharge est donc un vieux groupe de "hardcore" anglais pas forcément très connu à l'extérieur du cercle des fans purs et durs de ce style de musique (si si, j'étais fan il y a 16 ou 17 ans !) mais très souvent cité comme l'une de leurs influences majeures par des artistes tels que Metallica et Anthrax

Autant vous le dire dès à présent, leur musique n'a strictement rien d'original, le groupe est simplement l'un des groupes de punk-rock les plus violents de la perfide Albion. Bref, du bruit pour du bruit. Mais comme les musiciens n'ont jamais essayé de passer pour des génies (qu'ils ne sont pas, de toutes façons), je dois bien admettre que, même si elle dégage donc une violence parfois assez inouie (pour mes oreilles désormais habituées à des choses beaucoup plus calmes et mélodiques), la redécouverte de ces albums m'a agréablement permis de me défouler. Voilà, c'est ça, peut-être, tout simplement (en plus du message social important à l'époque de l'ère Thatcher, bien sûr), le but de leur musique : se défouler !


Why


Formé en 1977, le groupe fut le premier signataire, fin 1979, du tout nouveau label Clay Records et enregistra, entre mars 1980 et fin 1981, plusieurs EP et singles : REALITIES OF WAR / FIGHT BACK / DECONTROL / WHY / NEVER AGAIN (qui se classa aux environs de la 60ème place des charts pop britanniques). 




Tous ces morceaux seront regroupés en 1984 grâce à la compilation NEVER AGAIN (à ne pas confondre avec l' EP du même nom).



En 1982, Discharge enregistra son premier album, le séminal HEAR NOTHING, SEE NOTHING, SAY NOTHING qui se classa dans le Top-40 et permit au groupe de partir en tournée aux USA. 

Au retour de la tournée américaine, Discharge, sortit de nouveaux singles et EP, avant de publier leur deuxième véritable album, GRAVE NEW WORLD en 1986, et , miné de l'intérieur par d'incessants changements de personnel, sombra dans l'oubli du grand public (si ce n'est pour des tournées leur permettant de jouer le vieux matériel) quelques années durant.

Live at City Gardens, NJ


Et pourtant, "professionnellement" parlant, l'influence de Discharge continuait à être très importante.  Motivés par leurs pairs, les musiciens décidèrent donc de reprendre la route des studios afin d'enregistrer MASSACRE DIVINE en 1991, puis SHOOTING UP THE WORLD en 1995. 

   Shootin' Up the World

Le groupe original de 1978 se reforma fin 1996 pour de longues tournées.
 
Live Nightmare Continues

A cette époque, un album hommage, sobrement intitulé DISCHARGED, fut publié pour célébrer l'immense influence évoquée un peu plus haut. De même, il est à noter que l'album de Metallica, COLLECTION GARAGE INC, renferme pas une, mais deux (!) adaptations issues du répertoire de Discharge, à savoir Free speech for the dumb et The more I see.

Embarqué dans de longues tournées, le groupe ne publiera pas de nouvel album avant 2002 et l'éponyme DISCHARGE.

State violence, state control





Realities of war 



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Vendredi 1 juin 2007



En dehors de sa période Them, TUPELO HONEY est pour moi, l'un des cinq albums indispensables de Van "The Man" Morrison, avec ST DOMINIC'S PREVIEW / MOONDANCE / VEEDON FLEECE et, bien sûr ASTRAL WEEKS, tous paranti_bug_fckus entre 1968 et 1974. 

Depuis, Van Morrison a continué à sortir des albums (par dizaines !), mais il n'a jamais plus retrouvé l'état de grâce qui était le sien lors de cette période bénie. Grand oublié des diverses rétrospectives des années 1965-1975, Van Morrison est, à mon avis, à classer au niveau des Bob Dylan, Neil Young, Tim Buckley, Leonard Cohen, Nick Drake, Richard Thompson ... Bref au niveau des grands, des plus grands.



Je ne sais pas pourquoi je n'écoute pas TUPELO HONEY très souvent, lui préférant, la plupart du temps, quand vient le temps de choisir parmi les albums pré-cités, ST DOMINIC'S PREVIEW ou VEEDON FLEECE.



J'aime pourtant ce son, la structure des chansons du Van de TUPELO HONEY : franche, directe, alternance de joie et de mélancolie. Tout semblait simple... comme le prouve le premier morceau de l'album, Wild night, tube imparable, preque calculé au millimètre, mais tellement inspiré et habité.  

Après cette démonstration de force, Van Morrison donne une couleur pastorale, nostalgique à l'album (Old old Woodstock en étant l'illustration parfaite), vire au grand romantique sur deux des plus belles chansons qu'il ait jamais composées, You're my woman et le poignant morceau-titre, Tupelo Honey. Et que dire du morceau concluant l'album, Moonshine Whiskey ? Rien. Ecoutons-le ...

Bref, je ne saurai que trop vous recommander cet album, tout droit sorti d'une autre époque, riche en émotions diverses et variées comme très peu d'artistes actuels sont encore capables d'en offrir. 
Album dont on retiendra également le fait qu'on en ressorte heureux, tout simplement.
 
Et même si j'ai récemment beaucoup aimé les albums de Battles ou de Panda Bear, par exemple, jamais ils ne m'apporteront autant de joie que ce bon vieux disque de Van Morrison, véritable compagnon de vie, sorti il y a déjà plus de 35 ans ... 

Pour moi, la différence entre musique d'hier et musique d'aujourd'hui, se situe là, au niveau de la distillation d'un bonheur simple, sans intellectualisation aucune. 

L'album de Van Morrison est beau.
 
Les albums de Battles et Panda Bear sont intéressants parce que ...

Merci, Van.


Bonne écoute !

Wild night 

Old old Woodstock

Moonshine whiskey 



Et, enregistré quelques années plus tard (1974), lors du Festival de Montreux :

Tupelo Honey 



En version studio :

Tupelo honey

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Lundi 16 juin 2008




John Hiatt ...
J'aime presque tout de lui : ses années 70, ses années 90 et ses années 2000. Malheureusement, comme beaucoup d'artistes dont la carrière s'étale sur 4 ou 5 décennies, les "eighties", et leur affreuse production gâchant nombre de très belles chansons (quand jouées en acoustique), ne l'ont pas épargné.


Sortie :
1974
Découverte :
2001 (grâce à la réédition)

Hangin' around the observatory est le premier album, sous son propre nom (après avoir entre autres participé au deuxième album de White Duck, In season, paru en 1972), d'Hiatt, âgé alors d'à peine 22 ans, un disque de country-rock sans accroc, qui "déroule" avec élégance ses chansons les unes après les autres, un disque comme il en paraissait tant dans les années 1970.



Si Hangin' around the observatory n'est pas le meilleur album de l'artiste, loin s'en faut ..., il nous présente des compositions de très haut niveau telles que la chanson-titre, Sure as I'm sittin' here et Wild-eyed gypsies, évoquant par instants d'éminents collègues tels que Randy Newman ou Van Morrison.

De son écoute, on ressort avec l'impression d'un album très généreux, foisonnant d'idées mais un peu trop "gourmand" et naïf.

Fort heureusement, Hiatt ne se prend pas au sérieux et parvient à insuffler à ses chansons le recul nécessaire, ce qui lui permet d'éviter de passer pour un simple imitateur maladroit, et par là-même de nous offrir un album, certes maladroit, mais qui s'écoute presque de bout en bout avec une très grande limpidité.

... presque ?

En effet, en plus de ses défauts de premier album, j'ai un peu de mal avec Ocean, le dernier morceau de l'enregistrement qui, au gré de mes humeurs, peut parfois s'avérer un peu trop grandiloquent.

Mais peu importe, John Hiatt allait nous revenir très rapidement, et en grande forme, s'il vous plait, dès 1975 avec Overcoats et confirmerait ainsi qu'il serait un jour un grand nom de la chanson américaine. 

Tracklist :
Maybe Baby, Say You Do
Whistles In My Ears
Sure as I'm sittin' here
Rose
Hangin' around the observatory
Full Moon
Wild-eyed gypsies
It's All Right With Me
Little Blue Song For You
Ocean
 

 



Sortie :
1975
Découverte :
2001 (grâce à la réédition)

Overcoats ...

Qu'en dire, sinon que sorti, à peine un après Hangin' around the observatory, il est, dixit mes oreilles,  le premier "chef d'oeuvre" hiattien.

En effet, beaucoup plus cohérent que son prédécesseur , il ne présente aucun temps faible et si quelques touches musicales évoquent toujours ici et là les univers de Randy Newman et Van Morrison, on se surprend désormais à discerner les influences de Tom Waits et Bob Dylan.

Avec de telles influences et une chanson dont on pourrait traduire le titre en J'ai tué une fourmi avec ma guitare,  est-il possible de faire un mauvais disque ?

La réponse en musique... avec l'un des meilleurs enchaînements de chansons des années 70 (Overcoats / I want your love inside of me) et le dylanien Motorboat to Heaven.

Tracklist :
One more time
Smiling in the rain
I'm tired of your stuff
Distance
Down home
Overcoats
I want your love inside me

I Killed an Ant With My Guitar
Motorboat to Heaven

The Lady of the Night

Par Thierry
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