Cela faisait près d'un an que je n'étais plus passé sur l'excellent BB Chronicles, blog présentant des inédits, des raretés ou des concerts d'artistes issus essentiellement des années 60-70.
Je n'ai feuilleté que les 5 pages les plus récentes et me suis déjà fait une orgie de Gram Parsons,
Chris Hillman, ..., mais aussi et surtout de Steely Dan, un de mes groupes préférés de tous les temps, du moins pour leurs fabuleuses productions de la décennie
70.
Vous trouverez d'ailleurs ici les liens pour récupérer, en très bonne qualité, un concert donné à
Londres le 20 mai 1974 par Donald Fagen, Walter Becker et leurs acolytes.
Si ça, c'est pas le vrai bonheur ...
01 Bodhisattva 02 The Boston Rag 03 Do It Again 04 Brooklyn (Owes The Charmer Under Me) 05 King Of The World 06 Rikki Don't Lose That Number 07 Pretzel Logic 08 introductions 09 My Old School 10 Dirty Work 11 Your Gold Teeth II 12 Reelin' In The Years 13 Show Biz Kids 14 This All Too Mobile Home
My Old School, extraite de Countdown to Ecstasy (1973), une trentaine d'années plus
tard, en 2006 :
Les Fab Four avaient l'habitude de jouer en concert leur version de Mr
Moonlight bien avant de l'enregistrer en 1964 pour le fameux Beatles for sale.
Cette chanson est très certainement une oeuvre mineure dans l'immense catalogue des Beatles mais elle revêt pour moi une importance toute particulière car elle m'a permis de
découvrir un de mes chanteurs préférés de Rhythm and Blues, à savoir Roy Lee Johnson, compositeur de la chanson susnommée.
La version des Beatles :
La version originale de Roy Lee Johnson :
qui, à mon avis, gagne à être connue !
Si vous souhaitez écouter d'autres chansons de ce formidable musicien, je vous recommande la toute récente publication de When a guitar plays the blues dans laquelle
vous retrouverez bien entendu ... Mr Moonlight.
Graphiste, producteur et musicien de session (guitariste "sideman"),Klaus Voormanna
joué avec les plus grands.
Ses collaborations les plus célèbres sont bien entendues celles avec The Manfred Mann et surtout les anciens Beatles. Il apparaît aux crédits d'Imagine
(John Lennon), All things must pass (George Harrison), Sentimental journey (Ringo Starr).
C'est lui aussi qui a, entre autres, réalisé les pochettes de Revolver et des Anthology (The Beatles).
Klaus Voormann fête cette année ses 70 ans avec A sideman's journey, petit album anecdotique qui a tout d'un grand, mais formidablement attachant qui nous renvoie directement à
l'époque dorée de la pop et du blues / rock n' roll.
De nombreux amis musiciens viennent ici jouer, à leur tour, le rôle de musicien accompagnateur.
Ainsi, au détour de ces 11 reprises très inspirées et excellemment produites on croise une pléiade d'invités prestigieux.
01.I'm in Love Again (Feat Paul McCartney)
02.Blue Suede Shoes (Feat Don Preston)
03.All Things Must Pass (Feat Cat Stevens "Yusuf Islam")
04.Have You Seen My Baby (John Fol)
05.My Sweet Lord (Feat Bonnie Bramlett)
06.Mighty Quinn (Feat the Manfreds)
07.Short People (Feat Don Preston)
08.The Day the World Gets Round (Feat Cat Stevens "Yusuf Islam")
09.So Far (Feat Bonnie Bramlett)
10.You're Sixteen (Feat Max Buskohl)
11.Such A Night (Feat Dr John)
Sont également créditésRingo Starr, Joe Walsh, Jim
Keltner, Van Dyke Parks, Albert Lee, ...
Bref, un album joyeux qui finit sur une touche mélancolique à souhait avec la somptueuse interprétation de Such a night, avec Dr John, ce qui en fait le
compagnon idéal pour, comme aujourd'hui, les matinées pluvieuses.
Un disque que certains qualifieront d' "album de vieux" qui mûrit à chaque écoute et finit par devenir INDISPENSABLE !
Ce disque nous propose en 18 morceaux une compilation de Ted Nugent & The Amboy Dukes, à savoir du bon vieux (hard) rock garage et psyché de la fin des années
60 (l'album éponyme et Journey to the center of the mind datant de 1967 et 1968), enregistrés avant que le petit prodige de la guitare ne se
lance en solo ...
Ted Nugent fêtera ses 60 ans en décembre prochain et est un fervent partisan de la National Rifle Association (lobby des armes à feux aux Etats-Unis
d'Amérique).
En plus du fait d'écouter moins de rock que par le passé, ce parti-pris du guitariste est l'une des raisons pour lesquelles je ne m'étais plus intéressé à son travail depuis un peu plus de trois
ans.
A tort ou à raison ?
"Boycott" ridicule et inutile ? Faut-il mélanger musique (ou l'art en général) et politique ?
Toujours est-il que je dois avouer avoir ressenti un plaisir certain et coupable lors de la redécouverte de cette musique efficace en diable, aux antipodes de ce que j'écoute actuellement !
Et au contraire de ce que je redoutais, tout cela n'a pas trop mal vieilli.
Tracklist : Journey to the Center of the Mind
Baby Please Don't Go
Psalms of Aftermath
Colors
Down on Phillips Estalator
Night Time
Mississippi Murderer
Scottish Tea
Dr. Slingshot
Flight of the Bird
Why Is a Carrot More Orange Than a Orange
Saint Phillips Friend
You Talk Sunshine, I Breathe Fire
Migration
Prodigal Man
Good Natured Emma
For His Namesake
Loaded for Bear
Un seul petit regret : l'absence au générique de I feel free et Missionary Mary.
Voici une petite sélection de titres issus de cette compilation.
The Aerovons est un groupe de jeunes américains, adolescents dans les années 60 originaires de St Louis dans le Missouri dont les idôles étaient ... (surprise !)
les Beatles. Ils ont eu la chance de pouvoir se rendre dans les studios d'Abbey Road en 1969 et d'y enregistrer un superbe album, Resurrection
(leur seul et unique disque, réalisé avec l'aide d'Alan Parsons), tellement influencé par les Sergent Pepper, White
Album, Abbey Road & Co que l'on croirait presque avoir affaire à un recueil d'inédits des Fab Four.
Si vous ne devez écouter qu'une seule chanson, écoutez la 2ème, Resurrection.
Elle devrait vous rappeler quelque chose ..!
L'album restera pourtant dans les tiroirs d'EMI pendant ... 34 ans et ne verra le jour en 2003 que grâce au label de rééditions RPM.
Mieux vaut tard que jamais !
Ecoute fortement conseillée à tous les officionados de John, Ringo, George & Paul.
Vous trouverez en présentation ci-dessous l'album original de 1969 (13 titres) agrémenté de bonus (+3).
Merci à Enzo de m'avoir permis de me plonger dans l'univers de Chad & Jeremy que je n'avais jusqu'alors pris le
temps d'aborder que très superficiellement avec l'écoute distraite de Sing for you et The second album ...
Après quelques albums pop de facture classique et efficace remportant un succès plutôt conséquent, Chad & Jeremy reverront leurs
ambitions artistiques à la hausse et nous offriront Cabbages and Kings (1967) et The Ark (1968), deux albums de pop-folk
psychédélique superbement écrits, produits, joués et interprétés qui recevront de très bonnes critiques mais seront honteusement et injustement négligés par le grand public au moment de
leur publication.
Dur dur de lutter contre le Sergent Pepper's Lonely Heart Club Band des Beatles sorti en 1967 également.
The Ark se transformera en chant du cygne pour le duo qui décidera alors malheureusement de se séparer quelques mois plus tard.
Après cinq écoutes de chacun de leurs albums, The Ark s'impose assez nettement comme mon petit préféré.
Depuis un peu plus de deux mois, je suis comme qui dirait tout fou.
En effet, grâce à la grande toile, je suis en train, petit à petit, de retrouver, des centaines d'albums de folk anglo-saxon et de blues que je n'avais plus écoutés depuis
des années car transférés de vinyle (découverts par l'intermédiaire du père d'un ancien compagnon d'arme de fac il y a déjà 17 ans. Je vous en avais déjà parlé rapidement ici et ici) sur des K7 abandonnées à leur triste sort dans un placard.
Attendez-vous donc à voir sur ces pages ressortir quelques trésors méconnus du passé !
Notre disque du jour en fait partie.
Exposaic (1967) est le dernier album du duo australien Bobby (Bright) & Laurie (Allen).
Contrairement à leurs enregistrements précédents qui ne présentaient qu'une pop à la Beatles certes agréable, mais sans la moindre originalité,
Exposaic est un excellent recueil de folk-rock teinté de pop et de quelques touches de psychédélisme, et est, à mon avis, tout simplement l'un des meilleurs albums
du genre, mais malheureusement par trop méconnu.
L'album démarre très fort par Every second day qui n'aurait pas dépareillé sur un album de Pavlov's Dog, quelques années plus tard et dont l'introduction avec son
riff de guitare hypnotique à dû inspirer à REM quelques-uns de leurs meilleurs morceaux. Le reste de l'album est du même tonneau, cuvée fantastique qui se bonifie au fil des écoutes.
Un seul regret : celui de ne pas vivre dans un monde meilleur dans lequel Chase my cares away serait devenu un classique instantané et indémodable.
Mais ne boudons pas notre plaisir pour cet album dont les 12 chansons (10 compositions originales et 2 adaptations de High Noon [Frankie Laine]
et Long black veil [Johnny Cash]) pour profiter au maximum de ses trop courtes 29 minutes et 15 secondes au cours desquelles
nos oreilles ne naviguent jamais très loin des grands Hazlewood, Byrds, Dylan & Co. Tracklist : Every
Second Day First StreetBlues
HighNoon Long Black Veil
Just dreaming
Since your gone
Johnny Lee Strange
Chase my cares away My Sweet Bay-B
I have Been Told
Philosophy On A Phone Call IDo Not
Lie
Sortie : 1969 (chez Capitol) Découverte : ... près de 27 ans plus tard, en 1996
Pour toute réclamation, prière de vous adresser à Thom.
C'est à son formidable article sur The Freewheelin' Bob Dylan (ici) que vous devez votre disque du jour, sa lecture m'ayant en effet donné envie de me replonger dans l'album susnommé, ce
qui m'a, de fil en aiguille, amené à fouiller dans mes innombrables dossiers de reprises des chansons de Bob Dylan.
C'est ainsi que j'ai lancé le fichier The Serfs - Like a rolling stone.
Cela faisait plus de trois ans (depuis le 17 mai 2005 [compilation personnelle écoutée lors de la soirée de mes 32 ans], pour être précis) que je n'avais plus écouté
cette adaptation, longue de 10 minutes ...
Adaptation formidable qui, à son tour, m'a donné envie de réécouter l'album dont elle est extraite, à savoir The Early Bird Café (1969), unique album de
The Serfs, obscur groupe de soul-jazz-rock.
(Pour la petite histoire, il faut retenir que plusieurs membres du groupe ont participé à l'enregistrement du Electric Ladyland de Jimi
Hendrix.)
La redécouverte de The Early Bird Café m'a fait un bien fou !
Je ne peux donc résister à la tentation de vous en proposer quelques extraits.
En plus de la reprise de Like a rolling stone, l'album offre des adaptations de I'm a man, fait de gloire du Spencer Davis
Group et du All blue de Miles Davis, ainsi que 7 compositions originales, mélange quasi idéal de rock sixties / soul &
jazz. Rien d'étonnant donc à ce que certains morceaux (surtot les deux derniers, Time's caught up with you et Prologue & mechanical man) me
fassent énormément penser aux premiers enregistrements de Blood, Sweat & Tears.
Tracklist : Like A Rolling Stone Early Bird Cafe Little Man Evil
Days You've Been Talkin' About Me, Baby I'm A Man Leda All
Blue Time's Caught Up With You Prologue & Mechanical Man Bonne
écoute !
Et encore merci à Thom de m'avoir indirectement permis de me replonger dans ce formidable album, ainsi que dans People world (1967) de
Jim & Jean qui rend également "hommage" à Like a rolling stone grâce à la chanson Rhythms of revolution (à partir
de 4 minutes 40).
J'essaie de vous reparler de People world dans quelques jours ...
un extrait de LE SAUVEUR (p 336 [Série Noire - Gallimard])
"Harry cherchait du lait pour son café. Il s'y était mis. Sûrement le signe qu'il vieillissait. Quelques semaines plus tôt, il s'était passé le chef-d'oeuvre indiscutable des
Beatles, Sgt. Pepper's Lonely Hearts Club Band, et il avait été déçu. Ca aussi, ça avait vieilli. "
John Hiatt ...
J'aime presque tout de lui : ses années 70, ses années 90 et ses années 2000. Malheureusement, comme beaucoup d'artistes dont la carrière s'étale sur 4 ou 5 décennies, les
"eighties", et leur affreuse production gâchant nombre de très belles chansons (quand jouées en acoustique), ne l'ont pas épargné.
Sortie :1974 Découverte :2001 (grâce à la réédition)
Hangin' around the observatory est le premier album, sous son propre nom (après avoir entre autres participé au deuxième album de White
Duck, In season, paru en 1972), d'Hiatt, âgé alors d'à peine 22 ans, un disque de country-rock sans accroc, qui "déroule" avec
élégance ses chansons les unes après les autres, un disque comme il en paraissait tant dans les années 1970.
Si Hangin' around the observatory n'est pas le meilleur album de l'artiste, loin s'en faut
..., il nous présente des compositions de très haut niveau telles que la chanson-titre, Sure as I'm sittin' here et Wild-eyed gypsies, évoquant par instants
d'éminents collègues tels que Randy Newman ou Van Morrison.
De son écoute, on ressort avec l'impression d'un album très généreux, foisonnant d'idées mais un peu trop "gourmand" et naïf.
Fort heureusement, Hiatt ne se prend pas au sérieux et parvient à insuffler à ses chansons le recul nécessaire, ce qui lui permet d'éviter de
passer pour un simple imitateur maladroit, et par là-même de nous offrir un album, certes maladroit, mais qui s'écoute presque de bout en bout avec une très
grande limpidité.
... presque ?
En effet, en plus de ses défauts de premier album, j'ai un peu de mal avec Ocean, le dernier morceau de l'enregistrement qui, au gré de mes humeurs, peut parfois
s'avérer un peu trop grandiloquent.
Mais peu importe, John Hiatt allait nous revenir très rapidement, et en grande forme, s'il vous plait, dès 1975 avec
Overcoats et confirmerait ainsi qu'il serait un jour un grand nom de la chanson américaine.
Tracklist : Maybe Baby, Say You Do
Whistles In My Ears Sure as I'm sittin' here
Rose Hangin' around the observatory
Full Moon Wild-eyed gypsies
It's All Right With Me
Little Blue Song For You
Ocean
Sortie :1975 Découverte :2001 (grâce à la réédition)
Overcoats ...
Qu'en dire, sinon que sorti, à peine un après Hangin' around the observatory, il est, dixit mes oreilles, le premier "chef d'oeuvre"
hiattien.
En effet, beaucoup plus cohérent que son prédécesseur , il ne présente aucun temps faible et si quelques touches musicales évoquent toujours ici et là les univers de Randy Newman et
Van Morrison, on se surprend désormais à discerner les influences de Tom Waits et Bob Dylan.
Avec de telles influences et une chanson dont on pourrait traduire le titre en J'ai tué une fourmi avec ma guitare, est-il possible de faire un mauvais disque ?
La réponse en musique... avec l'un des meilleurs enchaînements de chansons des années 70 (Overcoats / I want your love inside of me) et le dylanien Motorboat to
Heaven.
Tracklist : One more time
Smiling in the rain
I'm tired of your stuff
Distance
Down home
Overcoats
I want your love inside me
I Killed an Ant With My Guitar
Motorboat to Heaven
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