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Vendredi 16 mai 2008



Sortie : mars 2008
Découverte : mars 2008 (internet)
Label : Record Kicks

Originaire de Brighton (Angleterre), Baby Charles est un groupe mené par Dionne Charles (véritable James Brown au féminin) et sa voix exceptionnelle qui nous offre donc un premier album éponyme en tous points exceptionnel. Ce disque est, à mon humble avis, bien supérieur aux opus d' Amy Winehouse et fort probablement, la meilleure chose, avec Sharon Jones,  qui soit arrivée à la musique soul-funk depuis fort longtemps !

Ici, pas de tricherie, mais de la vraie musique, du coeur, du groove et de la sueur. Enfin de la musique "noire" qui respire !

A déconseiller donc à tous les admirateurs de chanteuses soulasses fadasses telles qu'Alicia Keyes, Joss Stones, Mariah Carey & Co.

A écouter par contre de toute urgence si vous avez des affinités certaines avec Sharon Jones & The Dap Kings, DJ Shadow (reprise de "This time")  et ... les Arctic Monkeys ( reprise de leur  "I bet you look good on the dancefloor" ) !

Ma note : 09 / 10

Tracklist :
Treading water (cliquer pour écouter)
Invisible
Comin' from a higher place
Life's begun
No controlling me
Hardman to please
Step on
Indecision

I bet you look good on the dancefloor  (cliquer pour écouter)
Back of my hand  (cliquer pour écouter)
This time
The Sphinx (cliquer pour écouter)

Baby Charles : This time (extrait de concert)




DJ Shadow : This time

 



Arctic Monkeys : I bet you look good on the dancefloor (live)

par Thierry publié dans : SOUL, FUNK, RHYTHM 'N' BLUES
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Samedi 16 juin 2007

Cry to Me: The Best of Freddie Scott

Dans la grande famille des oubliés de la musique, je demande ... Freddie Scott.

Né en 1933 à Providence, Rhode Islands, l'ami Freddie était l'un des chanteurs Rhythm  & Blues (quand cette musique signifiait encore quelque chose) les plus intéressants.

Essentiellement connu grâce au titre Are you lonely for me ? qui se classa à la première place du hit-parade R&B en 1966, il connut également de jolis succès avec Hey, girl (de Gerry Goffin & Carole King) en 1964 - titre que devait initialement enregistrer Chuck Jackson (mais il ne se présenta pas au studio ce jour-là !), une adaptation du I got a woman de Ray Charles en 1964 également, Am I grooving you ? en 1967 et You got what I need en 1968.
Son dernier titre classé au Top-40 sera une reprise de Bob Dylan, l'intemporel I shall be released, en 1970. L'un de mes titres préférés de Freddie Scott est Just a friend. Je vous le propose en fin d'article, sous forme d'une vidéo présentant un mix entre la version originale de Scott et une "adaptation sucrée" réalisée par un obscur rappeur Biz Markie, au début des années 90.

Quelques albums et singles suivirent jusqu'en 1972, sans le moindre impact commercial. Devant ce manque de succès, Freddie Scott se résolut à faire de l'alimentaire, écrivant de nombreux jingles publicitaires, participant à des films de blaxploitation de série Z tout en conservant un rythme de concerts assez soutenu jusque la moitié des années 80. 

Il quitta alors complètement le milieu artistique pendant une quinzaine d'années avant d'y revenir au début des années 2000 en enregistrant, pour un album hommage au grand Van Morrison, une reprise de Brown-eyed girl et en publiant, en 2001, un album de blues intitulé Brand new man.

Freddie Scott est décédé le 4 juin dernier. 

Triste occasion pour redécouvrir certains de ses morceaux.

Bonne écoute !

Hey girl

Am I grooving you ? 

Are you lonely for me ?

Where were you ? 

Shake a hand 

et donc, comme promis, la "relecture" de Just a friend


publié dans : SOUL, FUNK, RHYTHM 'N' BLUES
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Dimanche 20 mai 2007

OUF ! 

Il est encore possible de faire de la bonne vieille soul, vintage 60s & 70s, sans le moindre cliché "nu soul" ou "hip hop", contrairement à Joss Stone ou Alicia Keys, les deux fausses révélations "soul", par trop maniérées, de ces dernières années. 

Pour preuve les trois excellentes surprises que sont Amy Winehouse, Sharon Jones (accompagnée des Dap-King) et Nicole Willis & The Soul Investigators. OK, pas tout à fait du niveau d'Aretha Franklin, Tina Turner, ou même Diana Ross, mais tout bonnement exceptionnelles dans le contexte de morosité actuelle de la musique "noire". 

Plutôt que de me perdre en de longs discours, passons directement à la découverte musicale de ces trois demoiselles, en commençant par l'anglaise Amy Winehouse qui, en dépit de ses origines "blanches" a tout de la voix d'une grande diva de la musique noire américaine.

 

Voici 3 extraits de son deuxième album, intitulé BACK TO BLACK, titre que l'on pourrait tout simplement traduire par "Retour aux racines de la musique noire..." .

Rehab

Back to black

Tears dry on their own

Et pour le plaisir, une petite vidéo :

You know I'm no good  

 

Passons à Sharon Jones & The Dap-Kings et à leur fabuleux album NATURALLY, publié en 2005. 

Un petit chef d'oeuvre...
Ecoutez sans modération le deuxième extrait mis en écoute ici, Stranded in your love. On le croirait tout droit tiré d'un album d' Ike & Tina Turner

Fish in the dish

Stranded in your love (avec Lee Fields)

Et en images qui bougent, ...

How long do I have to wait for you ?

Et enfin, passons à Nicole "Mireille Mathieu" Willis et son KEEP REACHIN' UP, sorti en 2006.

Cet album tout simplement somptueux nous raméne aux grandes années de la Motown, du son de Detroit des années 60. Les meilleures influences (de James Brown à Tammy Terrell en passant par Diana Ross & The Supremes) s'y télescopent et en font un cocktail euphorique qui redonne à la soul music toutes ses lettres de noblesse.

KEEP REACHIN' UP est un album est à écouter en boucle et en boucle, jusqu'à plus soif. et à prescrire dans toutes les bonnes pharmacies.

Un petit aperçu de cette magie ...

Invisible man

No one's gonna love you

publié dans : SOUL, FUNK, RHYTHM 'N' BLUES
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Lundi 30 avril 2007

Personnage aux personnalités multiples, Andre Williams m'a toujours fasciné : de ses débuts dans le milieu des années 50 avec du Rhythm & Blues (presque) classique jusqu'à son dernier album, APHRODISIAC, sorti en 2006, subtil mélange de blues, rock et soul, en passant par le rock-garage bien cradingue comme en 1998, avec SILKY.

Côté obscur : le musicien et interprète à la voix grasse et bien sale comme sa vie, diront certaines mauvaises langues, qui se résumerait à un mélange de provocation, de drogue, de sexe et d'excès en tous genres, Andre Williams a inspiré de très nombreux artistes, aussi bien rappeurs que rockeurs déjantés.

Côté plus "grand public" : figure mythique de la musique noire américaine, celui que l'on surnomme le "pape du rhythm 'n' blues"

ou le "black godfather" a entre co-écrit avec Stevie Wonder et Marvin Gaye, endossé le costume de producteur pour Ike & Tina Turner en 1973 pour leur album LET ME TOUCH YOUR MIND.

Dans les années 70, il fit également partie de la légendaire aventure Parliament / Funkadelic en compagnie de George Clinton.

Un CV très rempli pour notre vieux bonhomme de 71 ans et un parcours musical essentiellement orienté soul, blues, funk qui ne laissait donc en rien prévoir SILKY, véritable album de rock garage (peut-être le meilleur des années 90), sorti en 1998, avec lequel il rivalise avec le meilleur de The Cramps, du Jon Spencer Blues Explosion et du Nick Cave, version brute. Un album incroyable dont sont extraits les fantastiques : 

Let me put it in

Everybody knew

Nick Cave aura-t'il encore autant la "rage" à 65 ans !?

Un petit point de comparaison ... Quelques décennies plus tôt, Andre Williams, c'était plutôt ça : 

I wake up crying

Bonne découverte !

par Thierry publié dans : SOUL, FUNK, RHYTHM 'N' BLUES
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Vendredi 20 avril 2007

 

En 1968, fortement influencé par les stars du R&B signées sur le label KING, et plus particulièrement par le Soul Brother #1, James Brown, le jeune Bootsy Collins, alors âgé d'à peine 17 ans, forma, en compagnie de son frère Phelps "Catfish", son propre groupe : The Pacesetters.

La réputation locale du groupe devint rapidement très importante, au point que James Brown vint les voir jouer et, impressionné, les invita à devenir son nouveau groupe.
L'expérience tourna relativement court puisque dès 1971, les frères Collins furent renvoyés des JB's pour usage de drogue. Non, vous ne rêvez pas, James Brown, qui n'était pas le dernier à consommer des substances illicites, réclamait de la part de ses musiciens une conduite irréprochable.

A la recherche de travail, les frangins prirent la direction de Detroit où ils se présentèrent au Roi du Funk Interplanétaire, le génial et excentrique George Clinton, qui les invita à rejoindre l'un de ses groupes, FUNKADELIC. L'expérience, cette fois-ci très formatrice, dura jusqu'en 1976, année durant laquelle Bootsy décida qu'il était temps pour lui de voler de ses propres ailes. Il forma alors le Bootsy Rubber Band et créa l'imagerie très forte de son personnage scénique.

 Stretchin' Out in Bootsy's Rubber Band

Une véritable Funk Star était née ! Ses trois premiers albums, STRETCHING OUT IN BOOTSY'S RUBBER BAND, AHH... THE NAME IS BOOTSY BABY, et BOOTSY? PLAYER OF THE YEAR sont à juste titre considérés comme trois des plus importants albums de funk intersidéraux, parfaits antidotes au disco en cette fin de décennie 1970.

 Ahh...The Name Is Bootsy, Baby! Bootsy? Player of the Year

Au début des années 80, le groupe continua à sortir des albums, mais le funk, tout comme le disco, deux purs produits des années 70, virent leur côte de popularité baisser en flèche. C'était la fin d'une époque.

Quelques années plus tard, Bootsy signa chez CBS, enregistra 3 albums entre 1988 et 1991 et participa à l'énorme (et unique) succès de Deee-Lite, Groove is in the heart. Regardez bien la vidéo, vous le reconnaîtrez en train de jouer de sa basse spatiale !

What's Bootsy Doin'?

Le retour en grâce du fantasque musicien continua grâce à d'incessantes tournées (solo, ou avec le New Rubber Band) et, dans la deuxième moitié des années 90 avec sa signature sur le label Rykodisc pour lequel il sortit 3 albums, fusion de funk et de bluegrass (!!) en compagnie d'artistes tels que DelMcCoury et Doc Watson, sous l'appellation collective de GrooveGrass Boyz.

Durant cette période, Bootsy commença également à s'intéresser au rap et au hip-hop en travaillant avec des artistes tels que Buckethead et Fatboy Slim.

Play With Bootsy

Il fallut attendre 2002 pour que Bootsy sorte un album, PLAY WITH BOOTSY, en tant qu'artiste "solo".

Si vous souhaitez pénétrer l'univers de Bootsy, artiste unique complètement barré mais d'un comportement exemplaire avec son public, et l'un des trois plus grands noms du funk, avec James Brown et George Clinton, je vous conseille cette formidable compilation : GLORY B DA FUNK'S ON ME! THE BOOTSY COLLINS ANTHOLOGY

Glory B da Funk's on Me!: The Bootsy Collins Anthology

ou le non moins exceptionnel DVD d'un  concert enregistré lors du North Sea Jazz Festival en 1998 :

Alors, bien sûr, certains esprits grincheux trouveront que c'est de la musique un peu "brouillonne", loin d'être parfaite. Et alors !? L'essentiel, c'est quand même bien que ça vive, que ça respire, que ça transpire, non ! ?

Stretchin' out

Ahh... The name is ... Bootsy ! 


 

Bootsy Psychoticbumpschool

par Thierry publié dans : SOUL, FUNK, RHYTHM 'N' BLUES
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