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Présentation

PAPY ET MAMY FONT DE LA RESIST

Lundi 11 juin 1 11 /06 /Juin 10:33


Bruce Springsteen: Live in Dublin

LIVE IN DUBLIN est le nouveau témoignage de l'extraordinaire énergie scènique de Bruce Springsteen

Pour cet événement,  immortalisé lors d'une série de 3 concerts donnés à Dublin en novembre 2006, le Boss a délaissé son fidèle E-Street Band pour s'acoquiner avec The Sessions Band, avec lequel il avait d'ailleurs enregistré le WE SHALL OVERCOME-THE SEEGER SESSIONS l'an dernier.



Si ce live est bien sûr le prolongement sur scène de l'album pete seegerien, Springsteen n'oublie pas de nous offrir quelques-uns de ses plus grands classiques, dont Atlantic City et Blinded by the light, dans des versions très surprenantes.

Ce concert, je le sais déjà, après une seule écoute, ne finira pas rapidement dans mon tas de "bons disques, mais ...". Loin de l'agressivité du LIVE IN NEW YORK CITY, très brut de décoffrage, LIVE IN DUBLIN nous permet de retrouver un Springsteen et des musiciens libérés de toute pression commerciale, peut-être pas aussi techniques que le E-Street Band, mais beaucoup plus fins et qui arrivent à transmettre une émotion directe et honnête. 



Le recours aux instruments traditionnels, parfois bien loin des guitares, marque de fabrique de Bruce Springsteen, donne une fraîcheur inédite à ce disque. Sachant qu'il ne risque pas de toucher un public MTV, le Boss se lâche complètement, comme par exemple sur un superbe Mary O don't you weep (en écoute en fin d'article), mélange de traditions irlandaises et d'accents de la Nouvelle-Orléans. 

Le résultat, superbe équilibre entre folk ancestral et folk moderne, est fantastique. Ce qui aurait pu vite sombrer en un exercice de style plombé et plombant se transforme en concert majeur. Peut-être le plus beau de Bruce Springsteen qu'il m'ait été donné l'occasion d'entendre. Il est des concerts que l'on regrette d'avoir raté. Celui-là en fait définitivement partie.

Heureusement qu'il y a également l'édition DVD !
 
Merci à tous les musiciens.



Merci, Bruce, de nous montrer qu'à bientôt 58 ans, tu as l'intelligence de ne pas t'enfermer dans des clichés rock'n'rolliens. Je suis prêt à parier que la deuxième partie de ta carrière sera encore plus intéressante que la première. 

Longue vie à toi,  tu as encore beaucoup de belles histoires à nous raconter.

Ce disque, véritable explosion des sens, est, jusqu'à présent, mon disque de l'année 2007.


Atlantic City




Further on up the road




This little light of mine

 


American land



Et comme il n'y a décidément pas de mal à se faire du bien, voici deux extraits supplémentaires.

O Mary don't you weep

Blinded by the light
Publié dans : PAPY ET MAMY FONT DE LA RESIST
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Samedi 26 mai 6 26 /05 /Mai 22:10



La sorcière est de retour ... 

Yoko Ono, à qui on a souvent reproché d'avoir, à elle seule, fait imploser le couple Lennon-McCartney, et par là-même les Beatles, nous revient, à 74 ans, avec YES, I'M A WITCH, un album jouissif, facilement abordable dès la première écoute. 

En toute honnêteté, en dehors de certaines de ses collaborations avec John Lennon, je ne connais pas du tout l'oeuvre de Yoko Ono, si ce n'est qu'elle est souvent associée à des hurlements stridents, souvent décriée et souvent considérée comme "arty". 

Ce fut donc avec une grande méfiance que je décidais d'écouter ce YES, I AM A WITCH, album au concept casse-gueule puisqu'il s'agit ici d'une "compilation" de morceaux déjà enregistrés par la vieille dame et somme toute, très peu connus, revus et corrigés par des invités, issus des milieux rock-indé et electronica :The Polyphonic Spree, Cat Power, Craig Armstrong, The Flaming Lips, Antony Hogarty (d'Antony & The Johnstons), Porcupine Tree (si si ...), Peaches, Le Tigre, Apples in Stereo, ...

Eh bien, je peux vous assurer que je ne regarderai plus jamais ma grand-mère de la même manière ... C'est qu'elle en veut, Mamy Yoko





Tous les invités s’approprient les vocalises tour à tour gémissantes ou féeriques de la dame et transforment cet album, a priori véritable canevas disparate en du grand art, entre electro, rock et folk

Sans contestation possible, un des albums qui marquera durablement mon année 2007. 

Une expérience exigeante qui en déroutera probablement plus d'un et pourtant, en même temps, d'une limpidité absolue à des années lumières des platitudes expérimentales de Tori Amos, par exemple, ou du maniérisme malheureusement parfois par trop appuyé de Wax Tailor sur son HOPE & SORROW.

Mise en valeur de la sorte, Yoko Ono renouvelle durablement ses charmes de sorcière underground et semble repartie vers une deuxième jeunesse. 

N'hésitez pas à goûter à ce formidable élixir ! 

Bonne dégustation ...

Kiss kiss kiss (avec Peaches) 

Death of Samantha (avec Porcupine Tree) 

Revelations (avec Cat Power)

Et rien que pour le plaisir d'entendre Yoko chantonner en français ...
 

Shiranakatta (avec Craig Armstrong)
Publié dans : PAPY ET MAMY FONT DE LA RESIST
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Jeudi 12 avril 4 12 /04 /Avr 00:08

Je n'ai jamais véritablement apprécié Marillion. Trop son FM dans les années 80 (souvenez-vous de leur plus grand succès commercial, Kayleigh, et des atrocités commises du temps du leader Fish), trop propret, trop ampoulé ... Mes oreilles n'ont jamais pu se faire au SON Marillion. Je dois néanmoins nuancer ces propos et admettre que, depuis l'arrivée de Steve Hogarth au chant, j'arrive sur chaque album à sauver une chanson de la déroute. Sur SEASON'S END, ce fut le très beau Easter, sur BRAVE, il y a le remarquable Fallin' from the moon, etc ... Bref, le minimum syndical !

Et pourtant, le groupe dispose d'un véritable noyau dur de fans très fidèles. Pour véritablement essayer de comprendre cette dévotion étrange pour moi, j'ai récemment essayé de réécouter pratiquement l'intégralité des albums studio du groupe. Mais rien à faire ... Un article à propos du rock progressif publié chez G.T. à ce moment là m'avait d'ailleurs d'exprimer tout le "bien" que je pensais de Marillion.

Retour à 2007. Honnêtement, en dépit d'un léger enthousiasme pour Most Toys,  le premier extrait efficace et direct, de SOMEWHERE ELSE, je n'attendais pas grand chose de la nouvelle cuvée. D'autant plus que la pochette est d'une laideur assez remarquable !

Eh bien, je me suis quelque peu trompé. Je ne suis pas convaincu à 100 %, loin de là,  mais les deux premières écoutes de l'album m'ont laissé une meilleure impression que d'habitude. Pour preuve, j'ai même eu envie de le réécouter une troisième fois alors, qu'en général 2 écoutes me suffisent amplement pour du Marillion. Je n'aurais d'ailleurs pas dû, du moins, de manière aussi rapprochée dans le temps, car l'ennui a déjà commencé à pointer le bout de son nez devant des morceaux au bout du compte très calibrés FM.

Néanmoins, beaucoup plus direct et léger, au risque de déstabiliser les admirateurs "hardcore", SOMEWHERE ELSE est pour moi de loin supérieur à MARBLES, lequel se languissait en de très longues plages très (trop ?) atmosphériques (ou chiantes, ça dépend si vous voyez le verre à demi-vide ou à moitié plein) mais ne décollait jamais.

Ici, au contraire, Marillion parvient à vous accrocher d'entrée de jeu grâce à The other half.

Bien sûr, il y a quelques moments faibles sur SOMEWHERE ELSE (The Wound, par exemple qui me fait trop fortement penser à U2, l'un des groupes que je déteste le plus, et Thank you whoever you are qui cherche trop maladroitement un refrain "accrocheur" et finit par sombrer dans le FM lisse et pure guimauve) mais, pour une fois, les points positifs permettent de sauver l'ensemble et j' accorde donc un  2 1/2 sur 5 à cet album (voir le classement).

J'étais d'abord parti sur 3 1/2 mais la lassitude et le côté FM un peu trop aseptisé évoqués un peu plus tôt m'ont fait revoir ma copie à la baisse.

Parmi les bons moments, je retiendrai néanmoins The other half, la piste-titre Somewhere else, ainsi que A voice from the past et Faith.

Bref, si tout comme moi, vous n'êtes pas fan de Marillion, accordez leur une quarantaine de minutes en laissant vos préjugés de côté. Laissez place à la curiosité, et  vous partirez alors pour un agréable petit voyage, loin d'être transcendant, mais tout simplement agréable. Un petit voyage ailleurs, somewhere else ...

LIVE 2007

Most Toys


Thank you whoever you are

Pour l'anecdote, notons la curieuse ressemblance de la pochette marillionesque avec celle de l'excellent coffret FORECAST TOMORROW, de Weather Report, sorti en fin d'année dernière.

Par Thierry - Publié dans : PAPY ET MAMY FONT DE LA RESIST
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Jeudi 15 mars 4 15 /03 /Mars 00:04

 

 Nick Cave et ses acolytes retrouvent l'électricité !

Cela faisait bien longtemps (depuis 1994 et l'album LET LOVE IN, en fait) qu'on n'avait pas entendu Nick Cave aussi énervé et en voix. Le projet Grinderman nous rappelle heureusement que l'Australien n'est pas uniquement ce bluesman assagi qui roucoule au piano de sombres histoires d'amour, accompagné des Bad Seeds.

Pour ce projet "parallèle", Cave s'entoure de la partie folle des Bad Seeds, à savoir Warren Ellis, Martyn Casey et Jim Sclavunos, pour revenir aux racines d'un blues électrique et nous raconter des histoires tordues, morbides et parfois même salaces.

L'album s'ouvre sur quatre morceaux épatants et intenses : Get It On, No Pussy Blues (je vous laisse traduire le titre !), Electric Alice et le superbe et envoûtant Grinderman. Il faudra attendre la fin du disque pour retrouver de tels moments d'intensité (When My Love Comes Down, Love Bomb).

Si Grinderman n'est pas, dans son ensemble,la "saleté poilue dégoulinante de crasse et de noirceur" annoncée, il permet néanmoins à Nick Cave de sortir de son rôle de "joueur de piano-bar" dans lequel il semblait s'être enfermé, proche de l'auto-caricature parfois, depuis quelques années.  

En conclusion, un très bon album qui devrait ravir les fans de la première heure heure tant au niveau du son (beaucoup plus brut de décoffrage, donc) qu'au niveau des textes qui nous montrent, une fois de plus que Nick Cave est l'un des auteurs les plus talentueux de notre époque.

Et surtout, Grinderman se révéle être un album bien plus intéressant que celui proposé par la reformation des papys Stooges ... 

Pour une critique très bien construite, n'hésitez pas à passer sur l' ART-ROCK de G.T. !

Et pour vous faire votre propre opinion, voici les quatre premiers morceaux de l'album.

Bonne écoute !

Get it on 

No pussy blues

Electric Alice

Grinderman

Si vous aimez Nick Cave, n'hésitez pas à vous procurer le très bon western qu'il a écrit, THE PROPOSITION, ainsi que sa Bande Originale, réalisée en compagnie du fidèle Warren Ellis.

 

Par Thierry - Publié dans : PAPY ET MAMY FONT DE LA RESIST
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