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Mardi 22 mai 2007



Né à la Nouvelle-Orléans en 1885, Joe Oliver devint musicien très jeune et reçut rapidement l'appellation de "king" (roi) tant sa popularité fut importante. En plus d'être un formidable cornettiste, on ne peut dissocier son nom de la découverte de Louis Armstrong qu'il engagea dans son groupe alors que ce dernier n'avait que 22 ans.





Après avoir collaboré à divers "marching bands" de la Nouvelle-Orléans, King Oliver s'installe à Chicago en 1919 et joue dans le Creole Jazz Band qu’Armstrong rejoindra donc en 1922. Il travaillera ensuite avec Jelly Roll Morton avant de partir pour New York en 1927, et enregistra jusqu’en 1931.

Alors dépassé par la popularité de Louis Armstrong, il finit par se retirer en Géorgie où il finit sa vie comme portier. 

Décédé en 1938, il restera dans l'histoire de la musique pour avoir été le premier musicien à avoir structuré le jazz primitif en le faisant passer d’une forme de musique exotique à un art plus élaboré, donnant par là-même naissance au style New Orleans

En dépit d'un jeu de cornet quelque peu frustre (force est de reconnaître qu'il n'avait pas le brio d'Armstrong) mais chaleureux, King Oliver nous laisse quelques compositions classiques telles que West End Blues, Canal Street Blues, ou Camp Meeting Blues.









Bonne écoute !

West End blues 

New Orleans shout

publié dans : NOUVELLE ORLEANS
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Mercredi 9 mai 2007

Une fois de plus, en ces jours sombres, voici un disque plein de joie de vivre : LOUIS ARMSTRONG & THE DUKES OF DIXIELAND.

Ce disque a un double avantage. Celui d'essayer de vous faire sourire, swinguer, ..., mais aussi celui de me faire retourner vers la rubrique "Nouvelle-Orléans" depuis (trop) longtemps délaissée.

La Nouvelle-Orléans est le berceau du jazz. Et, qui mieux que Louis "Satchmo" Armstrong peut représenter le jazz des débuts ?

 

La Nouvelle-Orléans ne s'y est d'ailleurs pas trompée en faisant construire le parc Armstrong, en hommage à l'un des musiciens les plus influents du 20ème siècle et dont tout le monde connait au moins un morceau.

Plus fort que les mots, plus fort que les photos, la musique ...

Bonne écoute !

Bourbon Street Parade

Dippermouth blues

Et, pour le plaisir, une petite vidéo pour vous montrer à quel point la musique de Satchmo pouvait être riche et variée.

Ici, après un petit dialogue introductif, vous allez voir et entendre Johnny Cash et Louis Armstrong reprendre ensemble Blue Yodel N°9, un célèbre morceau de Jimmie Rodgers, l'un des pères fondateurs de la musique folk et country.

Un grand moment de télévision et de musique enregistré en octobre 1970.

LOUIS ARMSTRONG & JOHNNY CASH

Blue Yodel N°9 (Jimmie Rodgers) 

publié dans : NOUVELLE ORLEANS
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Jeudi 19 avril 2007

Continuons notre exploration de la musique de la Nouvelle-Orléans en nous attardant  sur un album où nous retrouverons quelques morceaux directement inspirés du style dont nous parlions il y a quelques jours, le Dixieland.

BUCKET'S GOT A HOLE IN IT, de Barney Bigard et Art Hodes, paru en 1968, est un véritable chef d'oeuvre par trop méconnu. Avant de parler plus précisèment de ce disque, disons quelques mots sur Monsieur Bigard (à ne pas confondre avec notre comique (sic) troupier national ...).

En effet, Barney Bigard est l'un des clarinettistes jazz les plus remarquables du vingtième siècle. Avant de devenir membre régulier de l'Orchestre de Duke Ellington (sur BUCKET'S ..., il y a d'ailleurs une très belle adaptation du fameux C jam blues) entre 1927 et 1942, il a honoré de sa présence et de son style tour à tour bluesy, sensuel et d'une extraordinaire agilité, des albums de King Oliver et de Jerry Roll Morton. Et pour couronner le tout, entre 1947 et 1956, il fut clarinettiste-chef pour Louis Armstrong. Peu de musiciens de l'époque peuvent se vanter d'avoir eu un CV aussi bien fourni !

Le pianiste Art Hodes s'est plutôt bien débrouillé de son côté également. Ses enregistrements pour le label BLUE NOTE, avec Sydney Bechet et Albert Nicholas sont de véritables classiques.

L'association Bigard / Hodes ne pouvait, ne devait donc pas être décevante. Et ce ne fut effectivement pas le cas.

Leur rencontre produisit donc BUCKET'S GOT A HOLE IN IT en 1968, album intemporel d'adaptations de standards jazz-blues et de morceaux traditionnels.

Les musiciens accompagnant les deux hommes donnent l'impression (même si ce n'est pas le cas) de jouer ensemble depuis des années. Nap Trottier (trompette), Rail Wilson (contrebasse), Barrett Deems (batterie) et George Brunis (trombone) avec leur son tout droit venu de la Nouvelle Orléans conférent ainsi à l'album une cohésion exceptionnelle, rendant l'écoute de cet effeuillage des musiques américaines des années 30-50 particulièrement facile.

Le passage d'un style à l'autre (blues, jazz, musiques de la Nouvelle Orléans, swing, ...) se réalise avec une fluidité déconcertante et, dès la première écoute, on se surprend à penser que l'on tient là un disque qui nous accompagnera toute notre vie. La deuxième écoute (et toutes les suivantes ...) ne feront que confirmer cette impression.

Bonne écoute ! 

Buckets got a hole in it

Lover come back to me

Bye and bye

C jam blues

Et pour le plaisir, une immense vidéo enregistrée durant le Nice Jazz Festival de 1977 : Barney Bigard, Zoot Sims, Clark Terry, Bob Wilber, ..., réunis pour une très belle reprise de Perdido, de Duke Ellington.

par Thierry publié dans : NOUVELLE ORLEANS
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Mercredi 18 avril 2007

NOUVELLE ORLEANS, FAIS-NOUS REVER !

Le documentaire MAKE IT FUNKY est sorti sur quelques écrans français en 2005.

Ce film est l'un des meilleurs documentaires musicaux qu'il m'ait été donné la chance de visionner, et, à mon avis, l'un des plus beaux hommages que l'on puisse rendre à la musique de la Nouvelle-Orléans.

Rien que la liste des musiciens participant à l'enregistrement suffit à me faire rêver : Allen Toussaint, Aaron Neville, Big Sam's Funky Nation, The Meters, The Dirty Dozen Band, Dr John, Fats Domino, Bonnie Raitt, Keith Richards, ...

MAKE IT FUNKY nous présente ainsi tous les rythmes imparables et le bonheur que peuvent apporter les musiques dites "gumbo" de La Nouvelle Orléans. Il nous permet également de réaliser l'énorme influence de cette ville, de ses musiques, de ses artistes et de ses "esprits" (funk, "vaudou", ...) sur l'ensemble de la musique populaire contemporaine.

A noter, dans les bonus (du moins dans l'édition Zone 1), des images d'archives du Professor Longhair et de Fats Domino.

Ce DVD nous donne également l'occasion d'entendre, dans les commentaires, la voix du regretté Ahmet Ertegun, co-fondateur du mythique label Atlantic, récemment décédé.

N'hésitez pas à vous offrir ou à vous faire offrir ce formidable document. Il est enfin sorti en France, le 04 avril dernier

Et pour vous faire patienter ...

ALLEN TOUSSAINT

(concert 2007 à Baladona, vidéo amateur) 

 

THE METERS

Look-Ka Py Py, Jungle Man

par Thierry publié dans : NOUVELLE ORLEANS
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Lundi 2 avril 2007

Cela fait déjà un moment que je ne vous ai plus parlé de la musique de la Nouvelle-Orléans. Pour remettre le pied à l'étrier, voici un petit article consacré au Dixieland, style de jazz particulier à la région.

Pour une définition un peu plus précise de ce qu'englobe la notion de Dixieland, un petit coup de Wikipedia ...

"Le Dixieland ou Dixie est le surnom qu'a reçu le territoire couvert par les anciens États confédérés d'Amérique et les États esclavagistes restés fidèles à l'Union (Virginie-Occidentale, Kentucky, et Missouri).

Ce nom provient de l'ancien billet de dix dollars (dixie) qui circulait alors en Louisiane française. Ces états étaient situés au sud de la Mason-Dixon Line qui déterminait la limite légale de l'esclavage.

Durant la guerre de Sécession, ce fut le surnom affectif des États confédérés.

Actuellement, on désigne sous ce nom les Etats du Sud.

Le Dixieland désigne également la musique de style New Orleans (Jazz Nouvelle-Orléans) lorsqu'elle est jouée par des musiciens blancs, suivant le modèle des musiciens noirs hérauts de ce genre. New Orleans et Dixieland sont donc la face noire et blanche d'une même musique. En 1917, c'est ironiquement un orchestre blanc, l'Original Dixieland Jass Band (ODJB), qui réalise le premier enregistrement de la musique emblématique des noirs de la Nouvelle Orléans."

De nos jours, le Dixieland Jazz est toujours l'une des musiques les plus vivaces de la Nouvelle-Orléans.

Si jamais vous souhaitez vous y initier en douceur, vous pouvez vous jeter les yeux fermés sur les albums d' Eddie Condon

 

ou d' Alex Welsh.

Eddie Condon & His Band (1964)

Jazz me blues 

Du Dixie chanté !?

Pas de problème voici Alex Welsh & His Band avec deux immenses classiques : 

It had to be you

Beautiful eyes

par Thierry publié dans : NOUVELLE ORLEANS
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