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Présentation

NOUVELLE ORLEANS

Mercredi 4 avril 3 04 /04 /Avr 00:00

http://ecx.images-amazon.com/images/I/51eT2clJq2L._SL500_AA300_.jpg

 

Si vous me suivez depuis un moment, vous savez sans doute déjà que le Gumbo de Dr John est l'un de mes disques de chevet. Il se passe rarement un mois sans que je ne l'écoute.

 

Le bon docteur a désormais 71 ans et il est l'un des seuls vieux musiciens dont j'attends toujours toute nouvelle production avec une excitation de gamin. Pourtant, le dernier vrai bon souvenir que je rattache à Dr John remonte à Duke elegant, il y a déjà plus de dix ans.  Les années 2000 nous ont proposé un Mac Rebennak endormi sur ses lauriers. Ses albums étaient trop lisses, bande-mou, sans le moindre début de folie. En 2010, un semblant de regain de forme semblait pointer le bout de son nez grâce à un bon Tribal qui n'avait pourtant guère passionné la blogosphère d'alors.

 

Quelques incantations plus tard et le fantasque pianiste nous revient cette année avec un Locked down produit par un de ses plus grands admirateurs, Dan Auerbach, le guitariste des Black Keys.

Je ne vais rien vous cacher. J'ai eu très peur lors de la première écoute. J'ai en effet trouvé ce Locked down très formulaïque et sans grande inspiration. Alors, j'ai insisté, en poussant le volume plus fort, et là, miracle, j'ai eu l'impression de retrouver mon Dr John des années 70.

 

La production d'Auerbach, très déférente tout en assimilant et modernisant de nombreuses facettes de la musique du Docteur se met complètement au service de l'artiste et permet ainsi au vieux sorcier de nous offrir sa meilleure consultation depuis fort longtemps, aidé en cela par de très bonnes compositions, notamment Big shot, Kingdom of izzness (avec son "Can I get a witness ?", petit clin d'oeil aux années 60 et à Marvin Gaye), You lie, My children, my angels et God's sure good.

 

Le reste de l'album se révèle également fort agréable et Locked down, au fil des écoutes, s'impose comme une très chouette plongée dans le blues funky et poisseux de la Nouvelle-Orléans, offrant par là-même une véritable renaissance artistique à Dr John.

 

Verdict : 9 / 10

 

Que les Black Keys continuent à publier des albums fort moyens si cela leur permet d'être brillants par ailleurs

 

A noter la présence aux claviers de Leon Michels, de El Michels Affair, fort demandé en ce moment, puisque déjà présent au casting du très beau Faithful Man de Lee Fields.

 

Locked down est en écoute intégrale sur Grooveshark.

 

 

Par Thierry - Publié dans : NOUVELLE ORLEANS
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Mardi 22 mai 2 22 /05 /Mai 23:40



Né à la Nouvelle-Orléans en 1885, Joe Oliver devint musicien très jeune et reçut rapidement l'appellation de "king" (roi) tant sa popularité fut importante. En plus d'être un formidable cornettiste, on ne peut dissocier son nom de la découverte de Louis Armstrong qu'il engagea dans son groupe alors que ce dernier n'avait que 22 ans.





Après avoir collaboré à divers "marching bands" de la Nouvelle-Orléans, King Oliver s'installe à Chicago en 1919 et joue dans le Creole Jazz Band qu’Armstrong rejoindra donc en 1922. Il travaillera ensuite avec Jelly Roll Morton avant de partir pour New York en 1927, et enregistra jusqu’en 1931.

Alors dépassé par la popularité de Louis Armstrong, il finit par se retirer en Géorgie où il finit sa vie comme portier. 

Décédé en 1938, il restera dans l'histoire de la musique pour avoir été le premier musicien à avoir structuré le jazz primitif en le faisant passer d’une forme de musique exotique à un art plus élaboré, donnant par là-même naissance au style New Orleans

En dépit d'un jeu de cornet quelque peu frustre (force est de reconnaître qu'il n'avait pas le brio d'Armstrong) mais chaleureux, King Oliver nous laisse quelques compositions classiques telles que West End Blues, Canal Street Blues, ou Camp Meeting Blues.









Bonne écoute !

West End blues 

New Orleans shout

Publié dans : NOUVELLE ORLEANS
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Mercredi 9 mai 3 09 /05 /Mai 00:06

Une fois de plus, en ces jours sombres, voici un disque plein de joie de vivre : LOUIS ARMSTRONG & THE DUKES OF DIXIELAND.

Ce disque a un double avantage. Celui d'essayer de vous faire sourire, swinguer, ..., mais aussi celui de me faire retourner vers la rubrique "Nouvelle-Orléans" depuis (trop) longtemps délaissée.

La Nouvelle-Orléans est le berceau du jazz. Et, qui mieux que Louis "Satchmo" Armstrong peut représenter le jazz des débuts ?

 

La Nouvelle-Orléans ne s'y est d'ailleurs pas trompée en faisant construire le parc Armstrong, en hommage à l'un des musiciens les plus influents du 20ème siècle et dont tout le monde connait au moins un morceau.

Plus fort que les mots, plus fort que les photos, la musique ...

Bonne écoute !

Bourbon Street Parade

Dippermouth blues

Et, pour le plaisir, une petite vidéo pour vous montrer à quel point la musique de Satchmo pouvait être riche et variée.

Ici, après un petit dialogue introductif, vous allez voir et entendre Johnny Cash et Louis Armstrong reprendre ensemble Blue Yodel N°9, un célèbre morceau de Jimmie Rodgers, l'un des pères fondateurs de la musique folk et country.

Un grand moment de télévision et de musique enregistré en octobre 1970.

LOUIS ARMSTRONG & JOHNNY CASH

Blue Yodel N°9 (Jimmie Rodgers) 

Publié dans : NOUVELLE ORLEANS
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Jeudi 19 avril 4 19 /04 /Avr 09:14

Continuons notre exploration de la musique de la Nouvelle-Orléans en nous attardant  sur un album où nous retrouverons quelques morceaux directement inspirés du style dont nous parlions il y a quelques jours, le Dixieland.

BUCKET'S GOT A HOLE IN IT, de Barney Bigard et Art Hodes, paru en 1968, est un véritable chef d'oeuvre par trop méconnu. Avant de parler plus précisèment de ce disque, disons quelques mots sur Monsieur Bigard (à ne pas confondre avec notre comique (sic) troupier national ...).

En effet, Barney Bigard est l'un des clarinettistes jazz les plus remarquables du vingtième siècle. Avant de devenir membre régulier de l'Orchestre de Duke Ellington (sur BUCKET'S ..., il y a d'ailleurs une très belle adaptation du fameux C jam blues) entre 1927 et 1942, il a honoré de sa présence et de son style tour à tour bluesy, sensuel et d'une extraordinaire agilité, des albums de King Oliver et de Jerry Roll Morton. Et pour couronner le tout, entre 1947 et 1956, il fut clarinettiste-chef pour Louis Armstrong. Peu de musiciens de l'époque peuvent se vanter d'avoir eu un CV aussi bien fourni !

Le pianiste Art Hodes s'est plutôt bien débrouillé de son côté également. Ses enregistrements pour le label BLUE NOTE, avec Sydney Bechet et Albert Nicholas sont de véritables classiques.

L'association Bigard / Hodes ne pouvait, ne devait donc pas être décevante. Et ce ne fut effectivement pas le cas.

Leur rencontre produisit donc BUCKET'S GOT A HOLE IN IT en 1968, album intemporel d'adaptations de standards jazz-blues et de morceaux traditionnels.

Les musiciens accompagnant les deux hommes donnent l'impression (même si ce n'est pas le cas) de jouer ensemble depuis des années. Nap Trottier (trompette), Rail Wilson (contrebasse), Barrett Deems (batterie) et George Brunis (trombone) avec leur son tout droit venu de la Nouvelle Orléans conférent ainsi à l'album une cohésion exceptionnelle, rendant l'écoute de cet effeuillage des musiques américaines des années 30-50 particulièrement facile.

Le passage d'un style à l'autre (blues, jazz, musiques de la Nouvelle Orléans, swing, ...) se réalise avec une fluidité déconcertante et, dès la première écoute, on se surprend à penser que l'on tient là un disque qui nous accompagnera toute notre vie. La deuxième écoute (et toutes les suivantes ...) ne feront que confirmer cette impression.

Bonne écoute ! 

Buckets got a hole in it

Lover come back to me

Bye and bye

C jam blues

Et pour le plaisir, une immense vidéo enregistrée durant le Nice Jazz Festival de 1977 : Barney Bigard, Zoot Sims, Clark Terry, Bob Wilber, ..., réunis pour une très belle reprise de Perdido, de Duke Ellington.

Par Thierry - Publié dans : NOUVELLE ORLEANS
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Mercredi 18 avril 3 18 /04 /Avr 00:13

NOUVELLE ORLEANS, FAIS-NOUS REVER !

Le documentaire MAKE IT FUNKY est sorti sur quelques écrans français en 2005.

Ce film est l'un des meilleurs documentaires musicaux qu'il m'ait été donné la chance de visionner, et, à mon avis, l'un des plus beaux hommages que l'on puisse rendre à la musique de la Nouvelle-Orléans.

Rien que la liste des musiciens participant à l'enregistrement suffit à me faire rêver : Allen Toussaint, Aaron Neville, Big Sam's Funky Nation, The Meters, The Dirty Dozen Band, Dr John, Fats Domino, Bonnie Raitt, Keith Richards, ...

MAKE IT FUNKY nous présente ainsi tous les rythmes imparables et le bonheur que peuvent apporter les musiques dites "gumbo" de La Nouvelle Orléans. Il nous permet également de réaliser l'énorme influence de cette ville, de ses musiques, de ses artistes et de ses "esprits" (funk, "vaudou", ...) sur l'ensemble de la musique populaire contemporaine.

A noter, dans les bonus (du moins dans l'édition Zone 1), des images d'archives du Professor Longhair et de Fats Domino.

Ce DVD nous donne également l'occasion d'entendre, dans les commentaires, la voix du regretté Ahmet Ertegun, co-fondateur du mythique label Atlantic, récemment décédé.

N'hésitez pas à vous offrir ou à vous faire offrir ce formidable document. Il est enfin sorti en France, le 04 avril dernier

Et pour vous faire patienter ...

ALLEN TOUSSAINT

(concert 2007 à Baladona, vidéo amateur) 

 

THE METERS

Look-Ka Py Py, Jungle Man

Par Thierry - Publié dans : NOUVELLE ORLEANS
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Lundi 2 avril 1 02 /04 /Avr 00:03

Cela fait déjà un moment que je ne vous ai plus parlé de la musique de la Nouvelle-Orléans. Pour remettre le pied à l'étrier, voici un petit article consacré au Dixieland, style de jazz particulier à la région.

Pour une définition un peu plus précise de ce qu'englobe la notion de Dixieland, un petit coup de Wikipedia ...

"Le Dixieland ou Dixie est le surnom qu'a reçu le territoire couvert par les anciens États confédérés d'Amérique et les États esclavagistes restés fidèles à l'Union (Virginie-Occidentale, Kentucky, et Missouri).

Ce nom provient de l'ancien billet de dix dollars (dixie) qui circulait alors en Louisiane française. Ces états étaient situés au sud de la Mason-Dixon Line qui déterminait la limite légale de l'esclavage.

Durant la guerre de Sécession, ce fut le surnom affectif des États confédérés.

Actuellement, on désigne sous ce nom les Etats du Sud.

Le Dixieland désigne également la musique de style New Orleans (Jazz Nouvelle-Orléans) lorsqu'elle est jouée par des musiciens blancs, suivant le modèle des musiciens noirs hérauts de ce genre. New Orleans et Dixieland sont donc la face noire et blanche d'une même musique. En 1917, c'est ironiquement un orchestre blanc, l'Original Dixieland Jass Band (ODJB), qui réalise le premier enregistrement de la musique emblématique des noirs de la Nouvelle Orléans."

De nos jours, le Dixieland Jazz est toujours l'une des musiques les plus vivaces de la Nouvelle-Orléans.

Si jamais vous souhaitez vous y initier en douceur, vous pouvez vous jeter les yeux fermés sur les albums d' Eddie Condon

 

ou d' Alex Welsh.

Eddie Condon & His Band (1964)

Jazz me blues 

Du Dixie chanté !?

Pas de problème voici Alex Welsh & His Band avec deux immenses classiques : 

It had to be you

Beautiful eyes

Par Thierry - Publié dans : NOUVELLE ORLEANS
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Samedi 17 mars 6 17 /03 /Mars 00:04

 

Comme promis en début de semaine, voici le premier volet dédié à la Musique de la Nouvelle-Orléans.

Je commencerai bien entendu par l'inévitable et indispensable

PROFESSOR LONGHAIR !

Après avoir dansé des claquettes sur Bourbon Street pour gagner sa vie, Professor Longhair eut le bonheur de voir sa carrière de pianiste décoller en 1949 quand il eut l'opportunité d'enregistrer 4 morceaux, dont l'intemporel Mardi Gras in New Orleans, pour un label régional (qui sert, depuis la mort du musicien en 1980, d'hymne au Carnaval de la Nouvelle-Orléans).

Fort de ce succès local, le Professeur signa chez Atlantic, label pour lequel il enregistra entre 1950 1952, quelques-unes de ses pièces maîtresses, dont Tipitina, In the night, Ball the wall et Bald head (son seul titre classé à la première place du hit-parade Rhythm & Blues national).



Suivirent alors des années de vaches maigres, si ce n'est en 1964 grâce au formidable Big chief. Durant cette difficile période, le musicien abandonna pratiquement la pratique du piano. Fort heureusement, le promoteur d'un concert fit appel à lui en 1971 pour complèter l' affiche du Jazz & Heritage Festival.

Dès lors, le succès (tout relatif, bien sûr) ne devait plus quitter Professor Longhair qui produit alors, durant les dix dernières années de sa vie, de très bons albums, dont l'exceptionnel CRAWFISH FIESTA.

S'il n'a jamais eu de grand succès commercial, Professor Longhair a influencé d'innombrables artistes dont les plus célèbres sont probablement Fats Domino, Allen Toussaint, Jerry Lee Lewis et Dr John.

Illustrations musicales ?

Va pour 3  vidéos ...

Avec The Meters

Tipitina 

 

Everyday I have the blues

Avec The Meters, Earl King & Dr John

Big chief

Une très bonne anthologie du Professor est sortie récemment. Je vous la recommande fortement !

 

Après vous avoir parlé de Professor Longhair, je ne peux résister à l'envie de vous présenter l'un de mes autres pianistes préférés de la Nouvelle-Orléans. Il s'agit d' Armand Hug, pour lequel il est très difficile, malheureusement, de trouver de la documentation, en dépit d'un succès local plus qu'honorable !

Je vous dirai donc simplement qu'au cours de sa longue carrière (de 1926 à 1977), il acommencé par jouer en tant que musicien accompagnateur (pour des groupes tels que le Harry Shield’s Band et le New Orleans Owls, entre autres), avant d'entamer, dès 1941, à l'âge de 31 ans, une fructueuse carrière solo au cours de laquelle il réalisa plus de 250 enregistrements officiels.   

Pour avoir un petit aperçu de l'immense talent du bonhomme, il vous suffit de cliquer sur les trois liens ci-dessous.

Bonne découverte !

Dixie Jam Session

Easy goin' blues

Buzzard's parade

 

Allez, soyons fous, dans notre lancée, découvrons un troisième pianiste de la Nouvelle-Orléans, fort malheureusement également oublié ...

ALTON PURNELL

Zurück

Pour aller à l'essentiel, nous dirons simplement qu'Alton Purnell a commencé sa carrière en 1928,en tant que chanteur, avant de devenir pianiste au sein du George Lewis' Ragtime Band en 1946. En 1957, Purnell quitta la Nouvelle-Orléans pour Los Angeles, où il joua en compagnie, entre autres, de Teddy Buckner et Ben Pollack.

En tant que musicien leader, il eut sa petite heure de gloire en 1958 quand il put enregistrer un album complet, intitulé FUNKY PIANO NEW ORLEANS STYLE, pour Warner, dont voici trois extraits. 

Stackolee

Slow goin fast-comin back

St Louis blues

Voilà, voilà, j'espère ne pas vous avoir volé trop de temps en ce tout début de week-end... Très certainement à demain !

Par Thierry - Publié dans : NOUVELLE ORLEANS
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Lundi 12 mars 1 12 /03 /Mars 00:08

Avant les événements tragiques liés à l'ouragan Katrina, la Nouvelle-Orléans fut célèbre pour être une ville au foisonnement musical incomparable par la multiplicité des cultures qu'elle absorba au cours du  siècle dernier.

 Fats Domino

De la fusion des musiques créole, cajun, latine, des caraïbes au jazz et au blues de l'époque naquît un style des plus particuliers dont les pianistes Fats Domino et Professor Longhair furent les représentants les plus célèbres.

 Professor Longhair

     

 Lee Dorsey

 

 

 

Un genre relayé par une nouvelle génération d'artistes durant les années 60-70, dans un registre soul-funk qui conserva la saveur du son "made in New-Orleans".

Parmi ces artistes, nous pouvons citer The Meters, The Neville Brothers, Eddie Bo, Dr John, Lee Dorsey, Allen Toussaint, ... Tous sont parvenus à faire évoluer avec brio et bonheur le rhythm & blues de la Nouvelle-Orléans des années 50, lequel joua un rôle très important dans l'émergence du ska en Jamaïque.

 Allen Toussaint

Si vous ne connaissez pas bien cette musique, je vous recommande une très bonne compilation qui devrait vous permettre de vous familiariser avec certains des grands noms évoqués un peu plus tôt.

Dans les jours et semaines à venir, j'essaierai d'ailleurs de vous parler de certains d'entre eux de manière un peu plus approfondie.

Et pour vous mettre l'eau à la bouche, ...

Fats Domino

Ain't that a shame 

 

Professor Longhair & The Meters

Tipitina 

Par Thierry - Publié dans : NOUVELLE ORLEANS
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